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« Les IAE délivrent des Masters, soit un diplôme national et un grade. C’est une véritable force »

 | par Lucile Chevalier

« Les IAE délivrent des Masters, soit un diplôme national et un grade. C’est une véritable force »
Jérôme Rive
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IAE : trois petites lettres et beaucoup d’effet ? Ces instituts d’administration des entreprises qui ont accueilli, dès l’origine, des cadres souhaitant compléter leurs expériences par un bagage académique en gestion et management connaissent, il est vrai, un franc succès. Jérôme Rive, président du réseau des IAE, revient sur leurs atouts.

Quand ils sont apparus dans le milieu des années 1950, les IAE étaient surnommées « business schools à la française ». Et, dès leur origine, les IAE ont décidé d’accueillir, en plus des étudiants, des cadres désireux d’approfondir leurs connaissances en gestion et management. De 8 au début, ils sont 32 aujourd’hui. Et les étudiants se pressent à leurs portes. Entre 2007 et 2013, le nombre d’inscrits (étudiants et salariés) a augmenté de 33 %. En 2013, 5 564 salariés étaient inscrits au titre de la formation continue, dont 4 189 en Master 2. Dans ces établissements universitaires, pas de MBA ni de MS ici, mais bien des Masters et un certain nombre d’atouts, à en croire Jérôme Rive, président du réseau des IAE.

 

Emploi-Pro : Pourquoi un salarié désireux de se former a-t-il intérêt à opter pour un IAE ?

Jérôme Rive : Il y a déjà le positionnement historique. Dès le début, les IAE se sont positionnés à la fois sur la formation initiale et la formation continue. Ainsi, dans les années 1950, le MAE (Master d’administration des entreprises) s’adressait aux ingénieurs et aux cadres techniques désireux d’acquérir une double compétence en se formant aux techniques du management. Il était dispensé en cours du soir. Et nous continuons aujourd’hui à répondre aux besoins des salariés, tant dans le contenu des formations – des DRH de grandes entreprises siègent aux comités de pilotage pour décider de l’évolution du contenu des formations – que dans la forme : cours en soirée, les week-ends, ou échelonnés dans la durée avec le découpage en modules.

Il y a aussi notre ancrage local. Il existe 32 IAE. Par exemple, une entreprise organisée en réseau ou franchise peut s’adresser à l’IAE de Rennes pour concevoir une formation spécifique pour leurs salariés en Bretagne.

 

Emploi-Pro : La pédagogie dans les IAE est-elle différente de celle des écoles avec leurs Mastères spécialisés ?

Jérôme Rive : Les IAE délivrent des Masters, soit un diplôme national et un grade. C’est une véritable force. En France, les grandes entreprises accordent une grande importance au diplôme, au titre et au grade, c’est même un facteur discriminant. Ensuite, si je devais résumer la singularité des IAE en un triptyque, ce serait « enseignement-recherche-entreprises ». Nos équipes pédagogiques sont composées d’enseignants académiques, d’enseignants-chercheurs, et d’enseignants associés proches du terrain et du marché du travail. Cette diversité est un de nos autres atouts. Les salariés viennent chez nous pour avoir un recul sur leurs pratiques. Ils viennent chercher une méthodologie et des grilles conceptuelles. Nos enseignants, experts académiques, développent des idées, amènent une profondeur de réflexion, un recul. Nos enseignants associés jouent le rôle de passeurs entre le professionnel et l’académique.

 

Emploi-Pro : À combien s’élèvent les frais de scolarité ?

Jérôme Rive : Pour un Master exclusivement dédié aux salariés, il faut compter autour de 8 000 euros. Un Master mixant les publics étudiants et salariés coûte environ 6 000 euros. Toutefois, nous portons une mission de service public. À ce titre, nous trouvons des aides ou nous nous organisons sur les échéances de paiement pour des publics en difficulté comme les demandeurs d’emploi.

Propos recueillis par Lucile Chevalier

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