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Les IAE : des ESC comme les autres (mais en moins chers)

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Réseau des anciens, partenariats internationaux, stage de longue durée : depuis quelques années, les universitaires IAE (instituts d'administration des entreprises) proposent les mêmes services que les écoles supérieures de commerce. A une différence près : leur prix beaucoup plus abordable que celui des ESC.

« Le nombre de candidature a explosé cette année (+ 50 %) » s’enthousiasme l’IGR-IAE de Rennes. « Nous avons reçu 2 650 dossiers pour 760 places en master 2 » surenchérit l’ISMAE-IAE de Nancy. Et l’IAE Lyon d’ajouter que pour leur licence de science gestion, le nombre de candidatures a augmenté de 30 %.

Les IAE ou instituts d’administration des entreprises sont des établissements intégrés à l’université qui forment au management et conduisent des recherches dans tous les domaines de la gestion des entreprises. Au nombre de 33 en France, elles forment chaque année près de 30 000 étudiants. Elles ne sont pas nouvelles dans le milieu de la formation. Elles ont presque 60 ans d’âge. Dans les années 1950, Gaston Berger, alors directeur général des enseignements supérieurs au ministère de l’Education, décida de créer ces filières de gestion, en s’inspirant des Business schools américaines. Le fait nouveau est ailleurs et remonte à près de 5 ans. Ces écoles universitaires de management ont su renouveler leur formation en mimant les meilleurs outils des écoles de commerce. Développement du réseau des anciens, stage longue durée de fin d’étude, ou encore un corps enseignant composé pour moitié de professionnels du monde de l’entreprise, ces instituts se sont inspirées des écoles de commerce pour établir le contact avec le marché de l’emploi.

 

Communiquer sur leurs succès

« Aujourd’hui nous proposons une gamme de plus en plus large de formations, allant des formations classiques comme les masters de Sciences de Gestion, de Management ou de Finances jusqu’à des diplômes très spécialisés sur un secteur, comme le Master 2 proposé à Bayonne sur le Management des organisations sanitaires et médico-sociales », argumente Pierre Louart, président du réseau IAE et directeur de l’IAE de Lille. Des formations professionnalisantes comme dans les écoles de commerce, la même communication aussi. Comme ces dernières, elles ont appris à fortement communiquer sur leur succès. Communiqués de presse à la pelle, une page wikipédia et aussi un site, réseau IAE, qui recense les formations, les succès et les dernières actualités. « Nous avons su développer ces 5 dernières années notre réseau IAE pour qu’il devienne une véritable force de frappe en matière de communication. Nous disposons de moins de moyens que les écoles de commerce. Alors nous avons mutualiser les moyens », explique Pierre Louart. De ces graines plantées, les IAE en ont récolté les fruits. Ces derniers mois, les articles sur ces établissements ont vu le jour dans des quotidiens comme Les Echos  ou  Le Monde, les présentant toujours de la même manière : les IAE proposent les mêmes services que les écoles de commerce mais pour des frais d’inscription nettement moins élevés. Et la recette a, semble-t-il, marché.

 

Même partenariats, bon classement, mais beaucoup moins cher

Dans le milieu étudiant, le même refrain est entonné. Mohamed Benmahdi est étudiant en Master contrôle de gestion à l’IAE d’Aix-en-provence. L’aspect financier a, certes, influencé son choix de déposer un dossier pour cette formation. Alors que les frais de scolarité s’élèvent à 500 euros par an pour un enseignement de 2 ans, ils s’établissent à 9 400 euros pour l’école de commerce de Marseille, l’Euromed. Et pourtant les partenariats avec les écoles étrangères sont similaires. Concernant le classement des écoles, l’IAE l’emporte. Au palmarès SMBG, cabinet d’orientation spécialisé dans la préparation des candidatures à l’entrée des grandes écoles et université, le Master management de l’IAE d’Aix-en-Provence se place en 2 e position, alors que l’Euromed arrive à la 6 e place. L’image de la formation a également joué. « Les frais d’inscription étant à la portée d’un plus grand nombre, le profil des étudiants est plus diversifié, affirme Mohamed Benmahdi. L’IAE d’Aix-en Provence a donc une réputation moins bling bling qu’une école de commerce, ce n’est pas uniquement moi qui le dit, la remarque vient d’une DRH avec qui j’ai pu échanger. »

 

Les majors sortent toujours du lot

Dans le domaine du recrutement, Sébastien Sanchez, conseiller pour le cabinet Page Personnel, le confirme. Depuis quelques années, l’image des IAE a changé. Elles rivalisent aujourd’hui avec les écoles de commerce. « La réforme LMD leur a fait beaucoup de bien. Avec une grille unique de diplômes, les écoles et l’université tendent à se rapprocher. Aujourd’hui, mes clients demandent plus un diplôme particulier qu’un établissement. Dans 80 % des cas, un IAE est comparable à une école de commerce. Pour les 20 % restantes, les majors comme HEC, l’Essec ou l’ESCP sortent encore grandement du lot. »

Pour résumer, il y a les IAE et les écoles de commerce et, au-dessus, les majors. Et comme dans la grande majorité des cas, seul le diplôme joue, entre les IAE, comme entre les écoles de commerce, il existe de fortes disparités. Tous ne se valent pas. D’après le classement établi par la revue L’étudiant, en juin dernier, l’on constate par exemple que l’établissement de Créteil peut se vanter de disposer d’un service carrière spécifique et d’un taux d’insertion professionnel dans les 6 mois de 95 % pour un salaire annuel en moyenne oscillant entre 32 000 et 36 000 euros. A Bordeaux, il n’y a pas de service carrière, le taux d’insertion professionnelle s’établit à 71 % et le salaire s’établit entre 30 000 et 35 000 euros.

Sans compter que la réputation est neuve. Comme le confie le chasseur de tête, Emeric Lepoutre, qui travaille pour le cabinet Spencer Stuart, « nous n’entendons pas parler de ces formations. Nous recrutons des dirigeants qui ont en moyenne la cinquantaine. » A l’époque, bien qu’existants, les IAE ne pouvaient prétendre rivaliser à jeu égal avec les écoles de commerce. Cette époque est révolue.

Lucile Chevalier   

 

 

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