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Les ingénieurs de demain : des forts en maths ouverts sur le monde

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Les ingénieurs de demain : des forts en maths ouverts sur le monde
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Pour s'adapter à la complexité croissante de son métier et de son environnement, l'ingénieur de demain devra muscler sa culture générale et son savoir-être. Sans pour autant transiger sur l'excellence de son bagage technique.

Confirmation du rôle central de l'innovation, internationalisation accrue, irruption des préoccupations sociétales comme le développement durable ou l'éthique, renforcement des services... Toutes ces évolutions transforment l'industrie et vont bouleverser le métier des ingénieurs au XXIe siècle. Leur priorité ? Etre plus généralistes que jamais. Certes, ils s'appuieront toujours sur un savoir technique et scientifique irréprochable. Mais les forts en maths devront aussi soigner leur savoir-être. Une récente étude mondiale, menée par six universités (dont le MIT) et financée par l'équipementier automobile allemand Continental, incitait les écoles d'ingénieurs à faire plus de place à cette dimension comportementale. Les plus en pointe y travaillent. Cultiver l'esprit d'équipe et l'adaptabilité, développer son sens éthique, travailler sa créativité mais aussi muscler sa culture générale pour mieux comprendre ses interlocuteurs quelle que soit leur origine géographique ou disciplinaire : voilà quelques-unes des compétences clés que l'ingénieur de demain devra maîtriser. Revue de détail.

CosmopoliteS

Négocier avec un prospect indien, animer une réunion en anglais, auditer un sous-traitant chinois... Ces missions sont déjà le lot quotidien de nombreux ingénieurs. Elles vont encore prendre de l'ampleur. Conséquence : dès l'école, l'élève-ingénieur devra cultiver son profil multiculturel. La langue de Shakespeare deviendra quasiment une seconde langue maternelle et les élèves devront travailler un troisième idiome. Les écoles s'y préparent, comme Centrale Paris où 20 % des cours sont dispensés en anglais depuis la rentée 2007. Mais attention, la maîtrise des langues ne suffira pas. L'aptitude à comprendre la culture et les particularismes nationaux fera la différence. Pour cela, l'étudiant devra aller voir au-delà de l'Europe.

CréatifS

Nouveaux produits, services originaux, entreprises technologiques... La France rêve de dénicher son Google ! Salarié ou à son compte, l'ingénieur ne pourra pas faire l'impasse sur l'innovation. Ce qui suppose que les écoles inculquent à leurs étudiants le goût du risque, comme tente de le faire l'Institut d'optique avec sa filière innovation-entrepreneur. Résolument créatif, l'ingénieur de demain devra sortir des sentiers battus, humer l'air du temps et défricher d'autres champs disciplinaires pour trouver l'inspiration.


Éclectiques

Méca-info-tronique, bio-informatique, bio-électronique... Les technologies les plus porteuses émergent aux frontières des disciplines traditionnelles. Doté d'une solide culture générale scientifique, l'ingénieur de demain devra être capable de dialoguer avec des intervenants très différents et de comprendre leurs problématiques. « Cette compétence lui permettra de manager, sans être un expert de chaque discipline, des projets à fort contenu technique », soutient Jean-Claude Jeanneret, l'administrateur général du Groupe des écoles des télécommunications (GET). Mais la pluridisciplinarité scientifique ne suffira pas. L'ingénieur devra aussi maîtriser les concepts essentiels de matières éloignées de son champ traditionnel comme la finance, la réglementation, le marketing ou la sociologie.

Citoyens

Le manque de culture scientifique de monsieur Tout-le-monde, les scandales autour de la science (sang contaminé...), la méfiance à l'égard du progrès technologique (OGM...) obligent à évaluer, en amont, l'impact des innovations. Sans être un moine soldat, l'ingénieur devra cultiver une haute conscience de son rôle dans la société. « Son sens citoyen devra lui permettre d'analyser les choix technologiques qu'il prend ou qu'il contribue à faire prendre à l'aune de leur impact sur la société et l'environnement », professe Jean-Claude Jeanneret, du GET. Penser développement durable doit devenir un réflexe. Pas seulement vis-à-vis du grand public mais aussi de ses partenaires. Se soucier de la santé économique de ses sous-traitants ne sera pas incongru. Car après tout, sans eux, aucun produit ne sortira de l'entreprise.

A l'écoute

L'intrusion des projets ou des groupes de travail multi-entreprises brise les repères hiérarchiques traditionnels. Ce mode de fonctionnement, qui réunit des acteurs issus de multiples horizons, transforme le statut de l'ingénieur : un jour patron, il se retrouve le lendemain expert. « L'ingénieur ne pourra plus être omniscient », constatait récemment un recruteur interrogé dans le cadre d'un groupe de travail sur l'ingénieur de demain à l'Université de technologie de Compiègne. Impossible de s'abriter derrière son statut pour emporter l'adhésion de son équipe. Humble, l'ingénieur essaiera de convaincre plutôt que d'imposer. Ce qui suppose de cultiver sa capacité d'écoute.
 

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