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Les jeunes, les femmes et les ouvriers durement touchés par la crise

Les jeunes, les femmes et les ouvriers durement touchés par la crise
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Entre janvier 2009 et janvier 2010, le taux de chômage a grimpé de 7,4 % à 9,1 % en un an, rapporte une étude de l’Insee sur le marché du travail. Les plus touchés par la crise ont été les jeunes, les femmes et les ouvriers.

On commence à avoir un recul suffisant sur 2009 pour mesurer l’intensité de la crise que nous venons de subir. Les conclusions sur l’emploi sont mauvaises. Selon une étude de l’Insee à paraître aujourd’hui, 2009 a été catastrophique pour les salariés français. Pendant ce laps de temps, 2,6 millions de personnes ont connu le chômage au sens du BIT. En un an, le taux de chômage est ainsi passé de 7,4 % à 9,1 %. Tous les actifs, de tous âges et toutes les professions ont été touchés. Toutefois, les femmes, les jeunes et les ouvriers ont plus soufferts que les autres. Chômage, sous-emploi, contrats courts, les plaies sont béantes.

 

Les jeunes : premières victimes

Chez les 15-24 ans, le nombre de chômeurs a augmenté de 27 % en un an. Ce qui en fait la catégorie la plus touchée par la crise de l’emploi. Pour cette classe d’âge en 2009, le taux de chômage atteint les 23,7 %, un taux presque 3 fois plus élevé que celui des 25-49 ans (8,2 %), et près de 4 fois plus élevé que celui des seniors (50 ans et +, 6,1%). Et pour les chanceux ayant décroché un emploi, le CDI n’est pas la règle. La moitié des salariés embauchés en CDD, stage ou apprentissage ont moins de 29 ans, alors que la moitié des salariés en CDI ont plus de 43 ans. Et parmi les moins de 25 ans, la part de ces formes particulières d’emploi est de 49,7 % contre 12,6 % pour l’ensemble des salariés.

 

Les femmes touchées par le sous-emploi

En 2009, 1,4 million de personnes ayant un emploi souhaitaient travailler plus, soit 5,5 % de la population active. La proportion de temps partiel a atteint, en 2009, 17,3 % soit une hausse de 0,4 points par rapport à 2008. Et ce sont les femmes qui occupent plus de 80 % de ces emplois. « Ce temps partiel, choisi ou contraint, peut s’expliquer par des raisons familiales ou par le fait de ne pas avoir trouvé d’emploi à temps plein », explique l’étude. Chez les cadres et les professions intermédiaires, la première raison est la plus fortement invoquée, à 40 %. A l’inverse, chez les employés et les ouvriers, c’est faute de n’avoir trouvé un temps plein qui conduit au temps partiel (37 %).

 

Les ouvriers au chômage technique

Le nombre de chômeurs parmi les cadres et parmi les ouvriers a augmenté en 2009 dans des proportions similaires. Il a grimpé de 26 % pour ces premiers et de 28 % pour ces seconds. Toutefois, le point de départ n’était pas le même. Les ouvriers restent bien plus exposés au chômage, avec un taux de 13,2 % en 2009 beaucoup plus important que celui des cadres (3,7 %). Ils ont été aussi fortement touchés par le chômage technique. Entre 2008 et 2009, le taux de sous-emploi a augmenté de 0,7 points. Le chômage partiel et technique explique les deux tiers de cette hausse. « C’est pour les ouvriers que l’augmentation du sous-emploi a été la plus forte » déclare l’étude. Le taux de sous-emploi est passé de 3,8 % en 2008 à 5,2 % l’année suivante.

 

Lucile Chevalier

 

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