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Les jeunes non ou mal diplômés souffrent plus du chômage

Les jeunes non ou mal diplômés souffrent plus du chômage
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La crise a changé le profil type du jeune chômeur. Les situations se sont diversifiées. Mais Pôle emploi et les missions locales peinent à s’adapter à ses nouveaux défis. Telle est l’analyse le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) dans son état des lieux, publié hier, sur le chômage des jeunes.

Depuis les crises économiques des années 1970, les jeunes sont l’une des catégories les plus touchées par le chômage. En général, « le taux de chômage des jeunes est 2 fois supérieur au taux de chômage de l’ensemble de la population », souligne le rapport et la situation s’aggrave en période de crise. En 2009, 16,9 % des 15-29 ans, cherchant activement un travail, étaient ainsi au chômage. Derrière les chiffres, une réalité change. Les jeunes sans qualification, non diplômés ne sont plus les uniques victimes du chômage. La crise a changé la donne, et les situations se sont diversifiées. Tel est le principal enseignement que retire le Conseil d’orientation pour l’emploi dans son Diagnostique sur l’emploi des jeunes.   « Les jeunes qui sont entrés sur le marché du travail au coeur de la crise se retrouvent face à la concurrence des nouvelles générations qui arrivent, souligne Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du COE.  On est habitués depuis trente ans à concevoir des dispositifs pour les jeunes sans qualification, mais la population actuelle des jeunes en chômage de longue durée est beaucoup plus variée et Pôle emploi et les missions locales, aux résultats très disparates, ne sont pas forcément habitués à gérer cette diversité. »

 

L’influence de la formation initiale est déterminante

Situations variées impliquent des solutions multiples. Le COE dresse son ordonnance en trois parties. Tout d’abord, il souligne l’importance des mesures conjoncturelles, comme le soutien à l’alternance, la mise en place de contrats aidés, ou l’accompagnement des chômeurs de longue durée. Le rapport renvoie aux conclusions de 2008 du Haut Conseil de l’éducation : « A diplôme identique, la comparaison des taux d’emploi entre les jeunes qui sortent de la voie scolaire et ceux qui sortent de l’apprentissage est favorable aux seconds. En 2006, 80 % des titulaires d’un baccalauréat professionnel obtenu par apprentissage avaient un emploi, contre 64 % pour la voie scolaire. »

Dans un deuxième temps, il estime que l’influence de la formation initiale est déterminante. Un non diplômé ou un « mal diplômé », soit un diplôme élevé dans une filière sans beaucoup de débouchés, rencontre des obstacles plus grands quand il intègre le marché de l’emploi. Pour apaiser ce mal, l’organisme préconise d’agir sur l’offre de formation, d’améliorer l’orientation scolaire des jeunes et de mieux articuler formation initiale et formation continue.

Enfin, il faut clarifier les rôles des différents acteurs de la politique pour l’insertion professionnelle des jeunes. Cette gouvernance est partagée entre l’Etat, les partenaires sociaux, les régions, les départements et les communes.

 

Lucile Chevalier

 

 

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