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Les périodes de professionnalisation ont la cote

 | par La rédaction de  l'Argus de l'Assurance

Les périodes de professionnalisation ont la cote
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Ce dispositif, qui fait moins de bruit que le Dif ou la VAE, remporte un vif succès auprès des sociétés d'assurances, qui y voient le moyen de faire monter leurs collaborateurs en compétences à moindre frais.

La période de professionnalisation s'apparente, comme son nom l'indique, au contrat de professionnalisation : c'est un cursus en alternance, non pas destiné aux étudiants de moins de 26 ans, mais à plusieurs catégories de salariés, notamment ceux dont le niveau de qualification n'est pas suffisant au regard de l'évolution des technologies et de l'organisation du travail et ceux qui sont engagés dans un processus de mobilité.
En pratique, les périodes de professionnalisation ont une vertu majeure : dès lors que la branche et l'organisme collecteur reconnaissent que le cursus s'inscrit dans une logique de montée en compétence ou d'adaptation du salarié au poste de travail, elle prend en charge son financement.

Requalifier les métiers...

« Nous avons réussi à faire reconnaître certains de nos parcours de formation comme des périodes de formation, explique Paule Arcangeli, DRH d'AG2R. Les cursus destinés plus particulièrement aux animateurs d'équipe, aux gestionnaires de prestations prévoyance et aux métiers des centres de contacts, dont les objectifs pédagogiques ont été reconnus par la branche, sont donc financés par l'organisme collecteur ». Il s'agit, dans tous les cas, de formations « lourdes », avec plusieurs modules enchaînés sur une période de six à dix-huit mois.
Emballée par cette formule, Anne Louvieaux, responsable formation au sein du groupe Verspieren, l'emploie pour deux types de populations aux aspirations très différentes : « Nous souhaitons que les chargés d'affaires montent en compétences. Nous avons donc conçu un cursus plus spécialement axé sur les études de risques, afin de leur donner une véritable expertise dans ce domaine. Les gestionnaires de contrat, en revanche, ont plutôt besoin de formations connexes à leur activité : par conséquent nous leur proposons un cursus plutôt axé sur les compétences rédactionnelles, relationnelles, etc. »
Après une période de rodage en 2006, Verspieren a l'intention de beaucoup miser sur la professionnalisation en 2007. « Pour avoir une approche individualisée, nous avons réalisé une cartographie des besoins en compétences de chacun », poursuit Anne Louvieaux.

... mais pas au détriment de l'apprentissage

La réforme de la formation professionnelle a également institué le contrat de professionnalisation en lieu et place du contrat de qualification. Cela n'a pas changé grand-chose sur le fond (il concerne toujours les jeunes de 16 à 25 ans qui veulent obtenir une qualification professionnelle en alternance), mais cela a déstabilisé un peu les employeurs. Très présent en régions (où les jeunes candidats sont particulièrement nombreux), le groupe AG2R a ainsi quasiment cessé d'intégrer des jeunes en alternance pendant deux ans, le temps d'y voir plus clair dans le dispositif. Aujourd'hui, la machine est repartie : AG2R compte une trentaine de contrats de professionnalisation dans ses rangs.
Mais ce dispositif se trouve confronté à un nouvel écueil : « Dans sa volonté de promouvoir l'apprentissage, le gouvernement nous incite fiscalement à privilégier cette formule d'alternance au détriment du contrat de professionnalisation », conclut Anne Louvieaux.


S.G.

LES PLUS 

- La prise en charge financière par les organismes collecteurs des cursus dont les objectifs pédagogiques ont été validés par la branche.
- Des cursus de formation denses et cohérents, qui s'inscrivent véritablement dans une logique d'adaptation des salariés à l'évolution de leur poste de travail.


LES MOINS 

- Une concentration des investissements en formation sur une période courte, mais dense (de 6 à 18 mois), qui peut ensuite déboucher, pour le salarié, sur une longue période sans la moindre formation.
- Les incitations gouvernementales en faveur de l'apprentissage peuvent conduire les entreprises à privilégier cette voie au détriment des contrats de professionnalisation.

 

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