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Les salaires au beau fixe

 | par Maxime Amiot

Les salaires au beau fixe
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Avec une augmentation moyenne de 4,7 % en 2007, les salaires des ingénieurs fraîchement diplômés connaissent une période faste. Très convoités, ils sont en position de force pour faire monter les enchères.

Beau temps, qui devrait durer. Les salaires des jeunes ingénieurs bénéficient d'une conjoncture favorable. Entre 2006 et 2007, ils ont augmenté

en moyenne de 4,7 %, soit davantage que pour les autres salariés (+ 3,2 % pour les cadres), selon le cabinet Hewitt. Les chiffres sont flatteurs : 40 925 euros bruts en moyenne pour les jeunes diplômés travaillant dans la mécanique, l'aéronautique, la métallurgie et la mécanique ; 38 900 pour ceux débutant dans les biens d'équipement ; 39 114 dans la construction ; 41 000 dans les produits intermé-diaires... Des montants globaux qui cachent cependant des disparités importantes. « La hausse est avant tout le fait des

"Comment j'ai obtenu 3 000 euros de plus"

Mathieu Le Clain, diplômé de l'Efrei
Diplômé en octobre 2007 de l'Ecole d'ingénieurs des technologies de l'information et du management (EFREI) de Villejuif, en région parisienne, Mathieu Le Clain avait reçu plusieurs propositions de CDI avant même d'avoir son diplôme ! Une situation qui a incité ce jeune informaticien à faire monter les enchères. Suite à son stage de fin d'études, son employeur, la SSII Neosoft, lui propose de l'embaucher avec un salaire annuel de 30 000 euros bruts. Dans le même temps, ce jeune breton reçoit une offre du cabinet BSA Conseil, implanté en région parisienne et spécialisé dans les systèmes d'information, au sein duquel il avait effectué un stage lors de sa deuxième année. « Les recruteurs me proposaient un fixe de 36 000 euros bruts, plus un variable de 4 000 euros environ », explique Mathieu. Séduit, il prend tout de même le temps d'étudier sa valeur sur le marché. « J'ignorais ce que j'étais en droit de demander. J'ai multiplié les entretiens d'embauche, même lorsque les postes ne me plaisaient pas, pour pouvoir me situer. » Une quinzaine d'entretiens plus tard, le jeune homme demande à BSA Conseil d'augmenter son offre. « J'étais à l'aise pour négocier car je connaissais déjà mon interlocuteur, de par mon stage. Il savait ce que je valais », explique-t-il. Après différents allers-retours, Mathieu parvient à décrocher un salaire de 43 000 euros bruts annuels, dont 4 000 euros de variable. Soit 3 000 euros de plus que l'offre initiale. « Certains diront que je suis opportuniste. Je pense simplement que j'ai joué le jeu. La conjoncture est favorable, il faut en profiter ! »
 

plus grandes écoles d'ingénieurs, celles de rang 1 [voir liste page 87]. Les autres progressent, mais dans des conditions moins favorables », indique François Auger, consultant chez Hewitt. Confrontées à des tensions croissantes sur les profils les plus pointus, les entreprises doivent lâcher du lest pour attirer les talents de demain. D'où la possibilité pour ces derniers de négocier leur salaire.
Le jeu en vaut la chandelle. « Dans une carrière, le premier salaire est déterminant. Par la suite, on s'y réfère toujours pour décider des fu-tures augmentations. C'est dire s'il est déconseillé de commencer par un salaire inférieur à la qualité de sa formation », poursuit François Auger. Attention toutefois à ne pas tomber dans des prétentions démesurées ! Les grands groupes ont des grilles précises, en fonction des écoles. Mieux vaut donc tenter sa chance dans les PME ou dans les entrepri-ses de taille moyenne, qui hésitent moins à suivre les en-chères pour boucler au plus vite un recrutement.

La part du variable est en progression
De quoi sont constituées ces rémunérations ? Principalement d'un salaire fixe, mais aussi d'un varia- ble croissant. Selon Hewitt, ce dernier représente en moyenne 5 % de la rémunération d'un jeune diplômé, et peut se monter à 10 000 euros annuel dès la première année d'embauche. Une part fixée sur des objectifs individuels ou collectifs (résultats d'un service, ou d'une branche d'activité). D'autres à-côtés se greffent, comme la participation et l'intéressement. Marie Planchon, 23 ans, diplômée en juin 2007 de Telecom Lille, embauchée au sein des services informatiques d'un grand groupe de distribution en témoigne. « En plus de mon salaire de 30 000 euros bruts annuels, étalé sur treize mois, je touche la participation et l'intéressement, qui constituent environ un mois et demi de salaire en plus. C'est un avantage non négligeable, dont je n'avais pourtant jamais entendu parler en école », explique-t-elle. Selon Hewitt, l'intéressement re- présente, en moyenne, 2 000 euros annuels, contre 2 300 euros pour la participation. Des avantages certes soumis à des aléas (résultats de l'entreprise..) mais à ne pas négliger. .




 

 

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