emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur
Une marque du réseau Emploipro.fr

Les salaires dans l'industrie

Les salaires dans le secteur de l’énergie

  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer
Le secteur a pour tradition de proposer des grilles salariales clairement établis et négociés avec les syndicats. Un jeune cadre peut percevoir un salaire avoisinant les 40 000 € dès sa première année de travail.

Dans le secteur, beaucoup d’entreprises proposent des grilles de salaire clairement établies avec tout un système de coefficients et d’échelons. Cela  permet d’afficher une transparence de façade. Chaque salarié peut s’y référer pour connaître son niveau de rémunération et celui de ses congénères. Cela enlève aussi certains tabous concernant le salaire fixe, même si les primes variables feront toujours la différence. La grille des IEG (industries électriques et gazières) comprend 19 groupes fonctionnels, des coefficients (allant de 222 à 1155) et 12 échelons. Dans chaque groupe fonctionnel, il y a plusieurs degrés de rémunération. Chaque salarié sait où il se situe. Contrairement aux échelons d’ancienneté qui sont acquis automatiquement, l’obtention des degrés de rémunération est, elle, liée à la performance individuelle. « L’idée répandue selon laquelle, à EDF, on peut bouger sans rien faire est fausse, s’insurge Max Royer, secrétaire général du syndicat FNEM FO énergie. Il y a un système d’ascension sociale pour ceux qui sont motivés. »

24 000 € brut annuels pour un Bac +2

Pour rester compétitives, les entreprises comparent leurs grilles de salaires. Elles font du benchmarking pour rester dans les fourchettes pratiquées dans le secteur, comme elles se plaisent à le mentionner quand on les interroge sur leur pratique en la matière. « Nous sommes très attentifs aux niveaux de rémunération pratiqués chez nos concurrents, souligne Jean Cassingena, le directeur des études stratégiques et politiques RH d’Areva. Nous nous imposons la discipline d’être dans la fourchette haute, pour les stages comme pour les premiers jobs. » Cet expert en énergie nucléaire présente une fourchette de 20 000 à 24 000 € brut annuels pour un Bac +2 et une fourchette plus large pour un Bac +5, comprise entre 30 000 et 42 000 €. Il se targue, également, pour des questions d’inflation mais surtout de suivi des potentiels, de réviser annuellement le positionnement des salaires, avec, en plus, une augmentation tous les six mois pour les jeunes candidats.
Total dispose aussi de données en la matière. « Un jeune cadre débutant perçoit de 36 000 à 42 000 € brut annuels, un jeune technicien de 23 000 à 24 000 €, un cadre supérieur d’une cinquantaine d’années de 130 000 à 150 000 € », égrène François Viaud, le DRH du groupe. Dans ce groupe pétrolier, le salaire moyen d’un agent de maîtrise dans le pétrole est de 39 000 €, celui d’un cadre de 80 000 €. Le salaire moyen total est de 58 000 €.

A EDF, les salaires sont moindres
Autres exemples, celui d’Assystem, dont le salaire brut annuel à l’embauche pour un technicien débutant varie de 19 000 à 23 000 € (de 20 000 à 25 000 € après deux à cinq ans d’embauche) et pour un ingénieur débutant de 30 000 à 35 000 € (de 33 000 à 40 000 € après 2/5 ans). Ou encore celui de Cegelec où un ingénieur débutant perçoit de 30 000 à 35 000 € sur la plupart des postes en région et jusqu’à 40 000 € en région parisienne et à l’étranger.
Différents éléments sont pris en compte pour élaborer les grilles de salaire. Ils expliquent les écarts pour un même niveau de diplôme. Les éléments « boosters de rémunération » sont les stages professionnels d’une durée supérieure à un an (ou année de césure), le cumul de diplômes de nature différente (par exemple une école d’ingénieur de type 1 doublé d’un MBA ou d’un 3e cycle en gestion) mais également le profil international, prouvé par des stages de plus de six mois, l’obtention d’un diplôme français à l’étranger ou d’un diplôme étranger.
A EDF, les salaires sont moindres (10 à 15 % de moins que d’autres entreprises du secteur). Cela est dû au fait que, historiquement, le statut public d’EDF assurait davantage de stabilité, avec peu de possibilité de chômage. « Un cadre embauché dans les industries électriques et gazières peut avoir le même niveau de salaire à l’embauche que son homologue dans le secteur énergie, précise Marie-Hélène Gourdin, secrétaire fédéral de Fédération Chimie-énergie de la CFDT. Mais il aura un décrochage, avec un salaire inférieur de 15 % environ, au bout de deux à trois ans, et un autre en milieu de carrière pouvant aller jusqu’à 20 %. »
Au CEA, un ingénieur-chercheur de 35 ans perçoit entre 40 000 et 60 000 € et, à 45 ans, de 50 000 à 80 000 € brut annuels. « Après un début d’année 2008 difficile [le conseil d’administration du CEA avait voté un budget amputé de près de 30 millions d’euros sur la dotation de l’Etat], nous poursuivons notre régime d’augmentation générale de la valeur de point d’indice de notre grille (+ 1,55 % signé par un accord salarial unanime fin 2008) et des augmentations individuelles de salaire, explique Jean-François Sornein, DRH du CEA. Chaque année, nous pouvons augmenter le salaire d’une personne sur deux. La moyenne de nos salaires se situe en dessous de celle des industriels mais plutôt au-dessus de celle des établissements de la recherche académique. »    
Pascale Kroll
 



Pour lire le guide, cliquer ici.

Pour feuilleter le guide en ligne, cliquer sur l’image ci-dessous.

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

523 offres d’emploi en ligne

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus
Fermer X