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Les salaires dans le secteur de la robotique

 | par Gwenole Guiomard

Les salaires dans le secteur de la robotique
La robotique permet des ascensions professionnelles et donc salariales importantes. Ainsi, même sans diplôme, un bon élément pourra devenir technicien supérieur puis évoluer vers de la gestion de projet.
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En raison des difficultés à recruter de rares spécialistes bien formés et polyglottes, le secteur de la robotique paye bien. Les conséquences salariales sont donc excellentes pour les candidats. Pour preuve, un ingénieur débutant percevra quelque 40 000 euros brut par an.

 

En matière de robotique, la France est en retard. Ainsi, les usines françaises utilisent deux fois moins de robots que les italiennes et cinq fois moins que les allemandes. C’est dire si tout reste à faire de ce côté-ci du Rhin. Avec du recrutement à la clef et déjà des tensions pour embaucher les spécialistes sachant robotiser à l’envie. « Ce secteur a dû mal à recruter faute de compétences, confirme Julien Weyrich, directeur de la division ingénieur et technicien, informatique du cabinet de recrutement et d’intérim Page personnel. Un bon roboticien trouve du travail en une semaine pour ne pas dire en deux jours ».   

 

28 000 euros brut par an

Cela a des incidences sur les salaires. Selon Page personnel, un jeune diplômé de niveau Bac +2/3 et 3 ans d’expérience peut percevoir jusqu’à 40 000 euros brut par an. Et les Bac +5 sont aussi très bien payés car il est difficile d’en trouver qui souhaitent travailler dans la technique. La plupart d’entre eux veulent évoluer vers des postes de managers. Conclusion : un ingénieur avec 5 ans d’expérience percevra de 45 000 à 50 000 euros et de 60 000 à 70 000 euros avec 10 à 15 ans d’expérience. Ensuite, il pourra évoluer sur des fonctions de patron industriel ou de direction technique voire patron d’usine avec des salaires dépassant les 100 000 euros brut par an.

« Nous éprouvons des difficultés à recruter car il y a peu de formation qualifiante en robotique, poursuit l’ingénieur Jean-Luc Imholf, directeur général du fabricant de robots Kuka France (90 salariés en France et 3 500 en Allemagne). Sans expérience, un jeune ingénieur perçoit, dans notre secteur, environ 40 000 à 45 000 euros brut par an. Le jeune technicien supérieur touchera, lui,  quelque 28 000 euros brut par an. Les technico-commerciaux, Bac +2 à l’origine, percevront, avec 10 ans d’expérience, 50 000 à 55 000 euros brut par an. La robotique se situe dans le niveau haut des fourchettes de salaire de l’industrie ».

 

Les Bac +2 parlant anglais ne sont pas légion

Et cela d’autant plus que l’on travaille dans les segments de la robotique de services. « La robotique industrielle connaît une progression du chiffre d’affaires de l’ordre de 1,5 % par an en ce moment, commente Catherine Simon, présidente de Innoecho, la société qui organise le salon Innorobo réunissant, en France, la communauté robotique mondiale. Mais la robotique de service a cru, entre 2015 et 2016, de quelque 20 % ». C’est dans ces entités mêlant robotique et santé, robotique et transport, robotique et hôtellerie ou robotique et logistique que la croissance est forte. C’est ainsi le cas de la société bretonne BA Systèmes – son usine est en banlieue de Rennes, qui organise des systèmes robotisés d’intralogistique permettant de déplacer des charges conséquentes d’un point A à un point B.  « Nous étions 100 en 2010, précise Nathalie Rigaud, la secrétaire générale. Nous sommes aujourd’hui environ 200 équivalents temps plein. Nous avons plus de difficultés à embaucher des techniciens supérieurs que des ingénieurs. Car les Bac +2 parlant anglais ne sont pas légion ». Pour cette dirigeante de PME, les salaires des ingénieurs débutant tourneront autour de 35 000 euros brut alors que ceux des techniciens supérieurs vont avoisiner les 24 000 à 25 000 euros brut par an.

 

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