emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur
Une marque du réseau Emploipro.fr

Les salaires dans l'assurance, la banque et la finance

Les salaires des commerciaux en assurance

 | par Gwenole Guiomard

Les salaires des commerciaux en assurance
Un commercial en assurance, pour développer sa rémunération doit augmenter son niveau d’expertise.
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer

En début de carrière, les commerciaux en assurance perçoivent, en salaire médian, 30 000 euros brut par an hors prime. Cette (bonne) rémunération est supérieure de 5 à 10 % à celles des commerciaux bancaires ou industriels. Mais pour progresser, le commercial devra se former. Car le métier change à grande vitesse.

Bienvenue dans le monde des commerciaux en assurance. Un monde où un tiers (32 % pour être précis) des recrutements concerne les commerciaux. Un secteur où l’on paye bien en général et très bien les commerciaux en particulier. « L’assurance est un secteur généreux et rentable, résume Baptiste Lambert, responsable des activités banque et assurances pour le cabinet de recrutement Robert Half (150 missions par an). Ceci précisé, il existe des différences sensibles entre les assureurs privés et les entreprises mutualistes. La première d’entre elles tient aux salaires de 10 à 15 % supérieurs dans le privé. Cela s’explique par la technique du variable utilisé dans les compagnies et peu usitée chez les mutualistes. L’écart est donc significatif mais il a tendance à diminuer car les mutuelles vont, de plus en plus, chercher des compétences manquantes chez les privés ».

 

30 000 euros brut par hors prime

Côté chiffre, l’enquête salariale 2015, sur 200 000 collaborateurs travaillant en France, de Willis Towers Watson France, un cabinet de conseils spécialisé en ressources humaines, rémunérations et avantages sociaux, annonce un salaire médian, pour les commerciaux en assurance, de 30 000 euros brut par an hors prime. « Mais on a des commerciaux en vente directe qui débutent à 26 000 euros brut par an et d’autres commerciaux, Bac +5 pour une clientèle d’entreprise, qui démarrent à 38 000 euros brut par an, précise Khalil Ait-Mouloud, responsable des enquêtes de rémunération dans les services financiers pour WTW France.

Les salaires fluctuent aussi selon le type d’employeurs. Dans les mutuelles, ce salaire sera un peu inférieur. Ainsi, un conseiller clientèle mutualiste Bac +2 débutera dans sa carrière en percevant de 24 000 à 27 000 euros brut par an contre de 26 000 à 28 000 euros pour quelqu’un travaillant dans le privé. L’écart, de plus, a tendance à croître et pourra atteindre les 3 000 euros après 3 à 4 ans d’expérience (30 000 euros en mutuelle contre 33 000 en compagnie privée). Enfin, les mutuelles sont moins regardantes sur le diplôme et permettent plus d’embauche en contrat à durée indéterminée que les compagnies privées. A cela, il faut ajouter du variable que l’étude Willis Towers Watson France estime, pour les débutants, à 3000 euros brut par an de bonus médian.

 

5000 euros brut de bonus

Les commerciaux peuvent aussi prétendre, dans le secteur des assurances, à d’autres avantages sociaux comme une mutuelle de qualité, une prévoyance, un plan d’épargne d’entreprise, une voiture – cela représente quand même quelque 5000 euros par an – ou un téléphone portable.

Après 5 ans d’expérience, l’étude de Willis Towers Watson France évalue le salaire médian brut des commerciaux à 35 000 euros et, après 10 ans d’expérience, à 48 000 euros brut toujours en salaire médian. A cela, il faut ajouter un variable médian de 5000 euros brut de bonus et 3 000 euros brut d’intéressement/participation.

Pour booster son salaire, le commercial en assurance devra se diriger vers des postes de management ou de gestion de projets. Mais il faut savoir que l’assurance est un monde qui n’aime pas prendre de risque. Conclusion : les bonus – qui permettent des envolées salariales - ne seront jamais très élevés. En tout cas, beaucoup moins élevés que ceux des commerciaux industriels ou en hautes technologies. Il faut aussi savoir que les meilleurs postes en assurance ne sont pas occupés par des commerciaux mais par des actuaires ou des spécialistes de la souscription.

D’autre part, les commerciaux vont avoir de plus en plus intérêt à s’orienter vers une forme d’expertise. En effet, la digitalisation et l’informatisation des assurances ont déjà pour effet de permettre aux outils informatiques de gérer les risques simples. Les clients fait aussi des recherches par eux-mêmes. Ce travail n’est donc plus du ressort des commerciaux. Ces derniers doivent désormais être des conseillers et des experts en améliorant leurs compétences techniques. Et cela pour se faire augmenter mais aussi pour garder son emploi… Car, précédemment, il suffisait d’avoir des compétences en vente pour progresser, ce n’est plus et ce sera de moins en moins le cas.

 

Jusqu’à 100 000 euros brut par an

Pour progresser en salaire, il faudra donc, pour les commerciaux, développer des compétences en management, en leadership, en connaissance des gammes de produit. Il faudra aussi développer des connaissances en risques plus complexes que ce soit en IARD (incendie, accidents et risques divers), en gestion de patrimoine, en risque d’entreprise, en environnement économique et en un ou plusieurs secteurs précis. Une maîtrise des négociations à plus haut niveau sera aussi demandée. On assiste également à un décloisonnement des activités entre les commerciaux et les gestionnaires de contrat. Pour être payé le mieux possibles, et parfois, pour garder son poste, le commercial va donc devoir monter en gamme et se former. S’il fait ces efforts, s’il chasse plus qu’il ne fidélise, s’il travaille pour une société de courtage et s’il s’occupe des grands comptes/grosses entreprises, il pourra percevoir, après 7 à 8 ans d’expérience, jusqu’à 100 000 euros brut par an. Grâce surtout au variable. Plus il s’occupe de comptes importants, plus il rapporte du chiffre d’affaires à sa société, et plus ses primes sont importantes. Elles doublent alors facilement son salaire.

 

 

 

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

Vous aimerez aussi

Un campus 100% numérique

Un campus 100% numérique

Le gestionnaire de patrimoine, expert de la protection financière sur-mesure

Le gestionnaire de patrimoine, expert de la protection financière sur-mesure

La transformation de l’entreprise, clé d’une réussite en 2021

La transformation de l’entreprise, clé d’une réussite en 2021

Les accélérateurs comme soutien au déploiement des start-up

Les accélérateurs comme soutien au déploiement des start-up

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

509 offres d’emploi en ligne

Fermer X