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Les stages influent-ils sur l’insertion professionnelle ?

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Les stages peuvent augmenter les chances d’intégrer une entreprise et peuvent même jouer sur la rémunération, démontre une étude du Céreq. Cette dernière vient de paraitre dans le livret consacrer aux enjeux de la professionnalisation de mars 2012.

 

Le stage aide-t-il les jeunes à s’insérer sur le marché de l’emploi ? Le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) s’est penché sur la question. 6 911 jeunes, diplômés du supérieur en 2004, ayant suivi un stage de plus d’un mois durant leur formation, ont été interrogés 3 ans après afin de voir dans quelle proportions ce stage leur a été utile. Premier enseignement : tous les stages ne se valent pas. « Les analyses montrent que les différents types de stages n’ont pas les mêmes effets sur l’insertion professionnelle, et ce à formation identique », note ainsi l’étude.

 

La durée joue

Quitte à faire un stage, mieux vaut qu’il soit long. Il faut compter au moins 3 mois. 42 % des diplômés de 2004 sondés ont effectué ce type de stage. Et en général, ils étaient beaucoup mieux encadrés que les autres stagiaires effectuant des stages plus courts. 64 % d’entre eux déclarent qu’ils ont eu des relations quotidiennes ou presque avec leur maître de stage. Et plus des 3/4 déclarent garder des contacts avec celui-ci par la suite. Ils sont aussi mieux rémunérés. A l’époque, en 2004, il n’existait pas encore de gratification minimale pour les stagiaires. 80 % des stagiaires de plus de 3 mois ont perçu une gratification supérieure ou égale à 250 euros.

Et par la suite, ce type de stage est mieux valorisé. « Il augmente la probabilité de trouver un premier emploi dans l’entreprise au sein de laquelle le stage a été effectué », commente le Céreq. Près de 28 % des jeunes ayant suivi ce type de stage ont ensuite été embauchés dans l’entreprise qui les avait accueillis en tant que stagiaires, contre 17 % pour ceux qui ont effectué un stage court.

 

La gratification influence aussi

Ensuite, la gratification compte. Plus elle a été élevée pendant le stage, plus l’insertion est grande. Ainsi seulement 17 % des stagiaires ayant effectué un stage plutôt long mais non gratifié ont été embauché dans l’entreprise qui les avaient accueillis lors de leur formation.

Enfin pour ne rien gâcher, le type de stage a un impact sur le futur salaire. « La durée du stage (un stage de 6 mois) et surtout la gratification (supérieure à 700 euros) sont associées à des salaires plus élevés en début de vie active. Ces stages peuvent être considérés par l’employeur comme un pré-recrutement, et donc comme une réelle expérience professionnelle que le jeune peut valoriser au niveau salarial », conclut l’étude.

 

Lucile Chevalier

 

Pour en savoir plus :

« Enseignement supérieur : les défis de la professionnalisation », n°117 Formation Emploi. Ed : La documentation française. Prix 23,50 €.

 

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