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Les Zurichois gagnent plus, les Parisiens travaillent moins

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Les Parisiens travaillent moins...
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Quelle ville paie le mieux ? Où se la couler douce avec de nombreux congés payés ? Combien de temps faut-il travailler à New-York pour s’acheter un Big Mac ? UBS, dans son étude 2012, nous emmène faire un tour du monde des salaires et du pouvoir d’achat.

Dans le pays des burgers, un New-Yorkais doit bûcher 10 minutes en moyenne pour se payer un Big Mac. A Tokyo, cela prend 9 minutes. Quant à Nairobi, 84 minutes de travail sont nécessaires en moyenne. Pour l’Iphone 4S, moins périssable, c’est plus long. Il en coûtera 43,5 heures de travail pour un Parisien. En Amérique du Sud, la patience est de mise : 3 semaines de travail avec une durée hebdomadaire de travail tournant autour des 45 heures. Ces informations sont un avant-goût de l’étude menée par UBS sur les prix et salaires pratiqués dans 72 villes du monde entier. Salaires, imposition, congés payés, et pouvoir d’achat, ces indicateurs sont passés en revue pour tous les salariés du monde ayant la bougeotte et qui auraient besoin d’un guide pour choisir leur future destination de travail.

 

Les Canadiens les mieux payés

Où gagnent-on le plus ? « Depuis 2009, toutes les régions ont enregistré une nette progression de la moyenne du salaire horaire brut », tient à souligner UBS. Mais les écarts restent importants. Les Canadiens et Américains restent les mieux payés avec 21,1 euros bruts de l’heure. Ils sont suivis de près par leurs collègues d’Outre-Atlantique, les travailleurs d’Europe de l’Ouest gagnent en moyenne 20,7 euros bruts de l’heure. Quant à l’Asie, l’Europe de l’Est ou encore l’Amérique du Sud, ils sont plutôt à la traîne avec des salaires horaires bruts près de 4 fois moins élevés : 6,9, 5,8 et 5,7 euros bruts par heure en moyenne. Les écarts sont encore plus criants lorsque l’on zoom sur les villes. En haut de la fourchette, un Genevois gagne plus de 16 fois plus qu’un salarié de Delhi, fermant la marche : 31,10 euros bruts contre 1,90 euros.

 

Zurich, Genève et Luxembourg

Le brut, d’accord, mais au final peu de salarié voit cette somme leur revenir directement dans la poche. A l’exception de villes comme Doha et Dubaï, il y a en général une différence substantielle entre le brut et le net. D’où l’intérêt de la recherche plus avancée menée par UBS. Résultats des comptes, impôts et assurances sociales déduites, « les salaires les plus élevés sont versés à Zurich, Genève et Luxembourg » pointe l’étude, avec respectivement : 25,80, 23,20 et 21,30 euros nets de l’heure. « A Delhi et Manille, le salaire moyen pondéré s’élève à seulement 6 % du salaire horaire zurichois » ajoute l’enquête.  

 

Où y a-t-il le moins d’écarts entre les salaires ? A Stocklom. Entre une vendeuse et un chef de département, chacun à l’extrémité de la fourchette salariale, le rapport est d’un à deux. Dans la plupart des villes d’Europe de l’Ouest et d’Amérique du Nord, les écarts sont plutôt raisonnables, « le rapport ne dépasse généralement pas un à 4 » pointe l’étude. Ce qui est moins le cas dans les villes d’Asie, d’Amérique du Sud ou du Proche Orient.

Dans quelle ville, le salarié est le plus taxé ? Le paradis pour les allergiques aux impôts et autres ponctions au motif de cotisations sociales prend la forme de Doha et Dubaï. Là-bas, les 15 professions recensées par UBS sont intégralement exonérées de l’impôt sur le revenu. Les gisements de matières premières alimentent le système. Ailleurs, en moyenne, il en coûtera environ 1/5 e du salaire. En Europe de l’Ouest, la charge est plus lourde, 27,9 % du salaire en moyenne, qu’en Amérique du Nord (26,5 %), en Europe de l’Est (24,3 %) ou qu’en Afrique (20,5 %). Au Proche-Orient (8,8 %), en Asie (14,5 %, en Amérique du Sud (15 %) et en Océanie (17,7 %), la main de l’Etat est beaucoup moins lourde. « En Europe, les déductions les plus faibles sont prélevées au Luxembourg, à Madrid et Dublin, où elles sont inférieures à 21 % » détaille UBS.

 

6 jours de congés payés au Mexique

Où travaille-t-on moins ? Pas de surprise, la France remporte la palme. Les Parisiens et Lyonnais travaillent respectivement et en moyenne 1558 et 1642 heures par an. Comme leurs collègues d’Europe de l’Ouest et d’Europe de l’Est, ils bénéficient en moyenne de 5 semaines de congés payés par an. Les Mexicains profitent, de leur côté, de seulement 6 jours de congés payés par an. Ce qui est loin d’être la règle en Amérique latine. Les salariés de Sao Paulo et de Rio de Janeiro ont 30 jours de congés payés en moyenne. A Bangkok, c’est 7 jours, à Tokyo 17.

Lucile Chevalier

 


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