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Mieux travailler ensemble : "Je dois travailler avec un collègue aux dents longues"

 | par Marie-José Gava

Mieux travailler ensemble : Je dois travailler avec un collègue aux dents longues
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Les conseils d'Edouard Stacke, coach

" Ce qui est épuisant quand on collabore avec un collègue aux dents longues, c'est qu'il n'y a pas d'état de grâce. Petites mesquineries, coups bas et peaux de banane se succèdent sans relâche. Si l'on n'est pas aussi "sioux", on risque, au mieux, de se faire mener par le bout du nez. Au pire, de se faire "bouffer". Il y a pourtant des attitudes à adopter pour éviter le bras de fer. Il faut d'abord savoir ce que son adversaire a dans "les tripes". Ensuite, on peut tenter de s'entendre sur un mode de coopération pacifique.

Comment marquer son territoire ?

Avant d'affûter ses armes, il y a une question à se poser : à quel genre de spécimen ai-je affaire ? Si c'est un cynique, il faut jouer rusé, car cet individu-là est dangereux : il ne roule que pour lui. A quoi le reconnaît-on ? Il s'empare aussitôt des commandes, contrôle tout et n'écoute rien. Sauf les bonnes idées, qu'il a vite fait de s'approprier. L'ambitieux, en revanche, a une vision plus large du projet. Concentré sur les résultats, il sait que 1 + 1 peut égaler 3. La stratégie sera donc différente selon l'adversaire qu'on a en face. Dans les deux cas, mieux vaut poser les cartes sur table d'entrée de jeu avant que la partie tourne au rapport de force. Le premier réflexe est donc de fixer les rôles et les règles de la collaboration par écrit. Avec le cynique, on se montrera ferme. Au besoin, lui laisser entendre qu'à la moindre embrouille, on fera intervenir le grand chef. Avec l'ambitieux, on peut s'en faire un allié et se mettre d'accord pour jouer "gagnant-gagnant", à condition qu'il respecte le principe de solidarité convenu ensemble. Ainsi, chacun pourra trouver son compte dans cette collaboration. 

 DEUX CAS VÉCUS
 

1 - Un jeune loup faisait de l'ombre

" Je me souviens d'un consultant désemparé de ne pouvoir rivaliser avec un collègue : un jeune ambitieux, brillant orateur de surcroît. Il le redoutait, car, en équipe, il tirait toujours la couverture à lui. Au final, bien sûr, c'est lui qui était dans les petits papiers du DG. "

Son collègue a appris à s'imposer

" A l'évidence, ce cadre avait besoin d'améliorer son leadership. Il manquait d'aisance relationnelle et de confiance en lui. Une aubaine pour son adversaire ! Je l'ai amené à prendre conscience de son potentiel et à savoir dire non. C'est capital pour marquer ses limites et ne pas se faire ballotter. Ce qui l'a aidé à se bétonner ; il est devenu chef de projet dans un grand groupe industriel. "

2 - Un manager verrouillait l'information

" J'ai récemment coaché deux cadres de l'industrie qui se plaignaient de ne pas avoir accès à des informations clés liées aux circuits de livraison. En fait, ils étaient sous la coupe d'un de leurs pairs qui contrôlait tout et qui avait réussi à nouer des arrangements d'intérêt avec des décideurs de l'entreprise. Cette rivalité les empêchaient d'assumer leur job. "

L'organisation a été repensée

" J'ai incité les deux cadres à demander l'arbitrage de leur DG. Ce afin de proposer une remise à plat de l'organisation et une redéfinition des rôles des acteurs clés du circuit d'approvisionnement. Rien de tel pour neutraliser un collaborateur qui roule pour ses propres intérêts. L'affaire est remontée jusqu'au bureau du président. On a pu identifier au grand jour l'individu qui brouillait le jeu. " 

 

 

Quelle attitude adopter ?

Avec un collègue aux dents longues, il ne faut pas donner l'image de la "bonne poire". C'est la règle numéro 1 pour ne pas se laisser marcher sur les pieds. Courtois, mais ferme. Et, surtout, ne jamais baisser la garde. Il l'a joue copain-copain ? Méfiance ! C'est peut-être une manipulation pour "savonner la planche". En effet, si on laisse entrevoir un point faible, l'ennemi peut s'engouffrer dans la brèche et, à la première occasion en public, il ne vous ratera pas ! Mieux vaut aussi éviter de montrer son ardeur à la tâche ; on donnerait alors à cet individu une opportunité rêvée pour charger la barque. Au final, c'est bien sûr lui qui s'arrangera pour récolter les fruits des efforts qu'il n'a pas fournis.

Que faire si la collaboration dérape ?

Votre collègue bloque les infos, garde des dossiers sous le coude, vous torpille insidieusement en réunion ? Hum..., ça sent le

roussi. En cas d'entorse au contrat initial, il ne faut pas hésiter : carton jaune ! Une discussion entre quatre yeux peut régler le différend : " Nous avions convenu d'agir ainsi. Que se passe-t-il ?" Si le filou récidive après cette mise au point, mieux vaut envisager l'arbitrage du supérieur hiérarchique. A moins que le combat soit trop éreintant. Auquel cas, on peut toujours demander de jouer son jocker... "
 

Son expérience DEUX CAS VÉCUS
 
Un jeune loup faisait de l'ombre
" Je me souviens d'un consultant désemparé de ne pouvoir rivaliser avec un collègue : un jeune ambitieux, brillant orateur de surcroît. Il le redoutait, car, en équipe, il tirait toujours la couverture à lui. Au final, bien sûr, c'est lui qui était dans les petits papiers du DG. "
Son collègue a appris à s'imposer
" A l'évidence, ce cadre avait besoin d'améliorer son leadership. Il manquait d'aisance relationnelle et de confiance en lui. Une aubaine pour son adversaire ! Je l'ai amené à prendre conscience de son potentiel et à savoir dire non. C'est capital pour marquer ses limites et ne pas se faire ballotter. Ce qui l'a aidé à se bétonner ; il est devenu chef de projet dans un grand groupe industriel. "
Un manager verrouillait l'information
" J'ai récemment coaché deux cadres de l'industrie qui se plaignaient de ne pas avoir accès à des informations clés liées aux circuits de livraison. En fait, ils étaient sous la coupe d'un de leurs pairs qui contrôlait tout et qui avait réussi à nouer des arrangements d'intérêt avec des décideurs de l'entreprise. Cette rivalité les empêchaient d'assumer leur job. "
L'organisation a été repensée
" J'ai incité les deux cadres à demander l'arbitrage de leur DG. Ce afin de proposer une remise à plat de l'organisation et une redéfinition des rôles des acteurs clés du circuit d'approvisionnement. Rien de tel pour neutraliser un collaborateur qui roule pour ses propres intérêts. L'affaire est remontée jusqu'au bureau du président. On a pu identifier au grand jour l'individu qui brouillait le jeu. "

 

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