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Mixité, égalité professionnelle, et les hommes dans tout cela ?

Mixité, égalité professionnelle, et les hommes dans tout cela ?
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L’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises s’est penché sur la place des hommes dans les accords d’entreprise sur l’égalité professionnelle.

Elles sont moins bien payées que les hommes. Quand elles atteignent les 35 ans, leur carrière freine. Et concernant le club des postes à haute responsabilité, force est de constater qu’elles n’y sont que faiblement conviées. Mardi dernier, la journée de la femme était encore l’occasion de déplorer, main sur le cœur, les inégalités persistantes entre le beau sexe et la gent masculine sur le marché du travail. Scandaleux ! Tellement odieux, que depuis le début du XXIe siècle, l’Etat tente d’éradiquer le fait discriminatoire entre les hommes et les femmes : loi de 2001 sur l’obligation de négocier l’égalité, accord interprofessionnel sur l’égalité de 2004, et en 2006 loi sur l’égalité salariale. Et les entreprises s’attèlent par divers stratagèmes : en féminisant les métiers jusque-là masculins, en facilitant le retour des congés de maternité, en tentant de leur entrouvrir la porte des postes à responsabilité.

 

Des hommes dans les emplois féminins

Et les hommes dans tout cela ? C’est justement sur leur place trop rarement évoquée qu’a décidé de se pencher l’observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises, avec son étude « La place des hommes dans les accords d’entreprises sur l’égalité professionnelle ». En analysant 165 accords d’entreprises disponibles sur internet, l’organisme a voulu savoir si les entreprises mettaient en place des actions ciblant la gent masculine, notamment en ouvrant l’accès aux hommes d’emplois majoritairement occupés par des femmes, ou en favorisant les conditions pour un meilleur équilibre des rôles entre homme et femme dans la vie de famille et donc en conséquence la vie au travail.   

Et la surprise est là. « Contrairement à notre intuition, confessent les auteurs, bon nombre d’accords étudiés évoquent l’accès des hommes aux emplois à prédominance féminine. Plus de 40 accords parmi les 165 de notre échantillon abordent ce thème (soit environ un quart). » D’autres vont plus loin et agissent. Chez BETC Euro RSCG, l’objectif est d’attirer des hommes vers les métiers de la publicité et de la communication, féminisés à plus de 60 %. Comment ? En véhiculant « un message de la mixité et de l’égalité professionnelles auprès des jeunes hommes et femmes désireux de s’investir dans le secteur de la publication », pointe l’accord de 2005. Pour cela, cette agence associe des hommes salariés de l’entreprise aux forums des écoles de commerce pour changer l’image stéréotypée du métier.

Castorama préfère des ambitions chiffrées. L’entreprise s’engage dans son accord de 2009 à « un accroissement de la part des hommes en filière caisse et accueil de 2 points par an ».

 

Le congé de paternité

Le thème de l’équilibre vie familiale et professionnelle est très souvent avancé comme une solution pour lutter contre les discriminations des femmes au travail. Comme l’a souligné la dernière étude de l’Apec, à partir de 35 ans, les femmes se heurtent à un plafond de verre : carrière qui stagne et écart salarial qui se creuse. Cet âge coïncide souvent avec le début de la vie de famille. Et si les rôles s’inversaient et que les hommes restaient faire la popote à la maison ? Certains accords d’entreprise ouvrent cette possibilité. « Afin de neutraliser les stéréotypes fortement ancrés du rôle de père dans la sphère familiale et persuadée que l’égalité professionnelle repose ainsi sur un équilibre des responsabilités liées à la parentalité, Bayer Santé SA propose un parcours spécifique au père dans le cadre de sa paternité ». Au Bon Marché, dans le kit d’accueil distribué aux collaborateurs figure une fiche d’information sur le congé de paternité. Voilà pour la sensibilisation. Côté mesures concrètes, les 2/3 des entreprises pratiquent le congé paternité. Pendant 11 jours, elles s’engagent à maintenir le salaire de ces pères au-delà du plafond de la sécurité sociale.

L’homme bientôt l’égale de la femme ? Attention à ne pas crier victoire trop vite. Comme le souligne l’étude, « cette analyse ne s’appuie que sur des textes d’accords » et pas « sur les mesures adoptées réellement par ces entreprises ». Mais reste une prise de conscience : l’égalité professionnelle passe aussi par l’homme.

Lucile Chevalier

 

 

 

 

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