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My engineer speaks English

 | par Christophe Bys

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La maîtrise de l’anglais progresse, notamment chez les ingénieurs, qui bénéficient de la mobilisation des écoles. Le niveau moyen des français reste faible, avec de fortes disparités entre les bilingues et les autres. Une fracture linguistique serait-elle en train de se creuser ?

Tout le monde le dit et le répète avec ce masochisme propre à la France : « les Français sont nuls en langue et notamment en anglais ». Voilà toute trouvée la cause des mauvais résultats à l’exportation des entreprises françaises. Une idée reçue qui a d’autant plus la vie dure que personne ne dispose d’informations fiables pour l’infirmer ou la confirmer.

La publication du premier observatoire Toeic donne de précieuses informations sur la réalité de la situation. Les données ont été recueillies lors du test du Toeic (voir ci-dessous) – un test qui mesure le niveau d’anglais professionnel. Soit plus de 100 000 personnes, un échantillon qui donne quelque poids aux résultats.

 Une moyenne avec de gros écarts

Si le niveau moyen est faible, le score atteint croît avec le temps. En outre, cette moyenne masque de profondes disparités. Les données montrent notamment une progression entre les plus jeunes d’une part et les quadragénaires et quinquagénaires de l’autre. Autrement dit, et en forçant le trait entre les dirigeants d’entreprises et leurs jeunes collaborateurs, les seconds pouvant donner des leçons aux premiers. Nul doute que cela traduit l’influence des années passées à l’étranger que ce soit dans le cadre des études supérieures ou pour un stage.

Autre leçon : quand des moyens sont mis pour améliorer la pratique de l’anglais, les résultats suivent. Ainsi, la commission des titres d’ingénieurs a voulu améliorer le niveau d’anglais des étudiants, obligeant les écoles à renforcer les programmes dans cette matière. Résultat : aujourd’hui, 60 % des jeunes ingénieurs qui passent le Toeic obtiennent une note supérieure à 785 points. Voilà qui montre une voix possible à suivre pour les jeunes.

L’observatoire donne aussi des indications sur le niveau d’anglais selon les branches où travaillent les candidats. Il y apparaît que parmi la population qui passe le Toeic, ce sont les salariés du secteur bancaire financier et comptable qui obtiennent le meilleur résultat, devant les services et la construction. Alain Daumas, directeur d’ETS Global France, la société qui fait passer les tests, n’est pas très étonné de ces résultats : « les branches professionnelles n’ont pas de politique ferme à propos de la maîtrise des langues qui ne figurent pas dans leur plan de formation. Elles devraient se saisir de cette question pour améliorer encore les compétences linguistiques des salariés ». Pour faire mentir définitivement la mauvaise réputation des Français ?

L’intégralité de l’étude peut être consultée ici

Qu’est ce que le Toeic ?

Il mesure la pratique en anglais professionnel. Il comporte une partie écrite et orale. Le candidat obtient une note entre 10 et 990 points. Le niveau de 785 points (B2) correspond à un « utilisateur indépendant avancé » en France. L’objectif est que tous les bacheliers soient à ce niveau. Les résultats montrent qu’il y a encore du chemin à parcourir.

 

 

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