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Négocier au mieux son salaire

Négocier au mieux son salaire
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Pour se faire augmenter, il faut être en position de force face à son employeur. Avec des réussites concrètes à faire valoir. Sans oublier d’effectuer sa demande en dehors des négociations salariales rituelles.

« Une augmentation salariale ? Vous n’y pensez pas ». Il y a de forte chance que cette réponse fuse cette année au détour d’une négociation salariale. Car la situation économique est morose. Et la probabilité est faible pour que votre dirigeant vous propose de lui-même un coup de pouce salarial cette année. « Ce n’est pas un problème, estime Thierry Krief, président du cabinet de conseils Negoandco accompagnant les cadres lors de leurs embauches et leurs départs et auteur de « Négocier avec son employeur ». La position d’attente n’est, de toute façon, pas favorable au salarié. Pour avoir une chance d’aboutir, une augmentation salariale doit être demandé lorsque l’employé montre qu’il a travaillé plus. Il doit être en position de force et expliquer ses réussites et ses apports à l’entreprise. Il faudra alors faire une demande de rendez-vous et se présenter avec un argumentaire dument chiffré en appui ».

 

Gel des salaires…

Pour cela, le salarié aura attendu de disposer d’un levier pour être en position de force lors de la négociation. Ce peut être la fin d’un projet réussi. Ou avant que ne débute un développement stratégique. Le responsable hiérarchique sera alors à votre écoute. Bien entendu, c’est une règle de bon sens, il faudra entamer la discussion lorsque tout le monde est de bonne humeur et éviter de le faire un lundi, journée traditionnelle de grand rush. Ni en décembre-janvier lorsque tout le monde négocie son salaire. « Prenez rendez-vous avec votre boss sans lui donner le motif de l’entretien, conseille Daniel Porot, auteur de « 101 secrets pour mieux négocier votre salaire » et pape du conseils en rémunération (son site porot.com regorge de conseils plus malins les uns que les autres). Précisez-lui que cela a un caractère spécial et que vous avez besoin de 15 minutes. Ne dévoilez pas vos batteries. L’effet de surprise doit jouer sinon votre dirigeant contre argumentera ou refusera la rencontre pour cause de gel des salaires… ».

 

Légitime de procéder à une augmentation

Le but de la négociation est d’expliquer à votre dirigeant que le travail effectué ou à venir mérite une augmentation. La deuxième règle est de comprendre pourquoi votre patron peut vous dire oui. L’important est celui qui décide. Il faudra bien connaître son argumentaire et avoir des réponses aux questions que le décideur ne manquera pas de poser. Il faut préparer avec soin cet entretien. Les spécialistes de la question estime qu’un rendez-vous de ce type nécessite près de 10 heures de préparation : le message à faire passer,  les arguments, les réponses aux siens, les contre-arguments…

Lors de la prise de parole, le cadre demandeur ne doit pas être agressif. Les menaces de type « j’arrête de travailler si je ne suis pas augmenté » sont à proscrire. Il ne faut pas non plus contourner son supérieur en allant voir le N+2. C’est l’échec assuré. La meilleure posture sera celle de la position de faiblesse. Vous devez faire comprendre à votre dirigeant qu’il est fort, qu’il est beau mais que vous êtes un élément qui lui a fait gagner d’argent et qui lui en fera gagner encore beaucoup plus. Il est donc légitime de procéder à une augmentation.

 

Avoir préparé un plan B

Reste à savoir combien demander. Il n’y a pas de règle ni de moyenne. Il faut disposer de ce que l’entreprise peut proposer. D’où l’importance de la préparation. Le salarié doit mettre en avant sa plus-value et mesurer jusqu’où l’employeur est prêt à aller pour s’attacher les services de la personne. Il faut cependant avoir un chiffre en tête en expliquant à son supérieur que l’on vient de lui faire gagner 10 000 euros par mois. Il faut attendre son acquiescement pour porter l’estocade : « Puis-je donc me permettre de vous demander d’ajuster mon salaire ? ». Il faut alors se taire et attendre que votre interlocuteur prenne position. Il faut gérer les silences. Il est souvent plus facile de se faire augmenter de 15 % que de 3. Le patron énoncera alors un chiffre. On peut le répéter à haute voix. Il faut alors éviter de trop parler. Mais il faut poursuivre la négociation jusqu’au bout. Beaucoup de personnes commencent la discussion sans la finir. C’est signer son arrêt de mort en matière de négociation salariale pendant le reste de sa présence dans son entreprise. Lorsque l’on s’est mis d’accord sur le montant, on le reformule et on précise que la mesure prend effet le mois suivant. Pour valider cette décision,  on peut envoyer un mail de confirmation et de remerciement sans mentionner le salaire. On précisera que l’on a apprécié les conclusions conjointement acceptées.

En cas d’échec, il faudra avoir préparé un plan B en négociant un avantage en nature comme une journée de libre pour faire de l’enseignement ou demander   plus de responsabilité dans son emploi avec le même salaire. Ce sera poser un jalon pour la future renégociation salariale…

 

 

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