emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur

Noremat emploie un campus manager pour faciliter l'embauche

 | par arnaud dumas

  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer
Malgré sa petite taille, la PME nancéenne investit fortement pour promouvoir ses métiers et susciter des vocations techniques auprès des jeunes.

« Nous vivons en permanence avec un déficit de dix à vingt personnes parmi notre effectif. Or nous en aurions besoin pour assurer notre croissance. » Le constat est dressé par Jacques Bachmann, le fondateur et patron de Noremat, une PME nancéenne spécialisée dans les machines d'entretien des bords de route. Il illustre les difficultés que rencontrent bon nombre de petites entreprises pour recruter sur des métiers techniques, surtout des bac + 2. « Nous dépensons 10 % de notre masse salariale dans la formation », reprend le dirigeant. Mais cela ne suffit pas. Alors Jacques Bachmann a décidé de réagir en allant susciter des vocations parmi les jeunes. « Dans les écoles, les classes commerciales sont saturées, pas les classes techniques », déplore-t-il. Il a donc créé un poste de « campus manager ». Une pratique courante dans les grands groupes, habitués à sillonner les campus pour séduire leurs futures recrues. Mais beaucoup moins fréquente dans les PME.

Impliquer toute l'entreprise

En 2001, Nathalie Bondine est recrutée en tant que responsable emploi-formation. Maîtrise de sociologie en poche et forte d'une expérience dans le reclassement de salariés, elle aura pour mission d'être « le vecteur des valeurs de l'entreprise auprès des jeunes ». Elle multiplie les initiatives pour tisser des liens avec les écoles de la région. « Il faut aller à la rencontre des jeunes, du collège jusqu'à l'université, pour donner le goût des métiers techniques », explique-t-elle. Elle enchaîne les journées portes ouvertes des lycées, les salons professionnels et la participation aux jurys d'examen. « Mais je ne peux pas le faire seule, tous les acteurs de l'entreprise doivent s'impliquer », souligne-t-elle. Les dirigeants vont régulièrement expliquer la stratégie et l'activité de l'entreprise aux jeunes. Les techniciens, eux, présentent leurs métiers dans les lycées de mécanique agricole. Un travail de longue haleine.

« Depuis six ans, notre relation avec les écoles s'est renforcée, constate Nathalie Bondine. Elles font de plus en plus appel à nous pour des stages. » De la troisième jusqu'aux niveaux les plus élevés : Noremat héberge, pour trois ans, un doctorant sous convention Cifre. « Nous accueillons dix à douze stagiaires par an », reprend-elle. Et 6 % des effectifs de l'entreprise sont en formation par alternance. « C'est une bonne méthode, car nos futures recrues sont préparées très tôt à la culture de l'entreprise », note Jacques Bachmann.

« La condition pour être encore là demain, c'est de savoir anticiper nos futurs besoins, explique-t-il. Il ne s'agit pas d'embaucher quand nous en avons besoin, mais de le faire à l'avance pour répondre à un marché. » Les résultats commencent à se faire sentir : en 2006, Noremat a recruté quatre personnes. .

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

8695 offres d’emploi en ligne

Fermer X