emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur

Nos conseils pour intégrer les meilleurs MBA mondiaux

Nos conseils pour intégrer les meilleurs MBA mondiaux
Les locaux de l'Insead.
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer

Environ 9 000 candidats prennent la ligne de départ pour le MBA de Harvard. Mais au final, 900 seront choisis pour intégrer ce fameux Master of Business Administration. De notre côté de l’Atlantique, la London Business School retient 1 candidature sur 7. Comment ces élus ont-ils réussi à retenir l’attention de ces écoles ? Voici nos réponses et conseils pour intégrer un des 10 meilleurs MBA dans le monde.

Dans ce monde des Top MBA, il existe des prérequis puissants. L’expérience professionnelle en est un. À la London Business School, les candidats retenus ont entre 3 et 8 années d’activité professionnelle. Outre-Atlantique, dans le MBA de Stanford plus précisément, les élèves de la dernière promotion avaient en moyenne un peu plus de 4 ans d’expérience professionnelle derrière eux avant d’intégrer le programme. À l’Insead, les participants ont autour de 5 années d’expérience professionnelle. Le candidat idéal est aussi un leader ou du moins un leader potentiel, ambitieux. Il doit se donner les moyens de l’être. « Son parcours professionnel doit dénoter une progression de carrière intéressante. Les personnes admises dans notre MBA ont généralement eu une expérience dans le management, ont dû gérer un budget ou des processus », souligne Pejay Belland, directrice du marketing et des admissions à l’Insead. « Ils ont su démontrer des aptitudes au leadership tant au cours de leur scolarité que dans leur parcours professionnel », renchérit le service chargé des admissions au MBA de Harvard.

 

Un excellent élève, un leader ouvert sur l’international

Il doit aussi être titulaire au minimum d’un Bac +3 et faire partie des meilleurs élèves. Ses notes universitaires doivent le prouver. Il a également un excellent raisonnement analytique. Son score au GMAT le corrobore. À Stanford, le score moyen au GMAT des admis de la dernière promotion est de 730 points (sur 800 points au total). À la Hong Kong UST Business School MBA, il est de 653 points contre 680 points à l’IESE Business School.

De plus, il est ouvert sur l’international. L’anglais, il n’a pas tellement le choix, il le maîtrise parfaitement. Il a fait ses études à l’étranger ou y a même exercé un job, voire il travaille au quotidien avec des clients, sous-traitants étrangers.

Enfin, il a su convaincre le jury d’admission qu’il apporterait un plus au programme. Comme il est précisé à Harvard, « les élèves du programme apprennent autant les uns des autres que de leurs professeurs ». Autrement dit, « la classe idéale accueille des élèves venus de tous les horizons, qu’ils soient géographiques mais aussi professionnels », décrit David Simpson, directeur des admissions au MBA de la London Business School. Mais il ajoute : « L’an dernier, notre promotion comptait 406 élèves et 62 nationalités. »

Voilà à quoi ressemble un candidat admis dans un des 10 meilleurs MBA mondiaux. Tel est le portrait de cette élite, de ces 10 % soigneusement sélectionnés. Car si, comme le souligne la dernière étude du GMAC, organisme propriétaire et administrateur du GMAT, en moyenne un candidat à un MBA lambda a 1 chance sur 2 d’être reçu, il n’en va pas de même pour les Top MBA. À Harvard, il y a 9 000 postulants pour 900 places. À la London Business School, le candidat a 1 chance sur 7 d’être pris. En 2012, ils étaient ainsi un peu plus de 3 000 sur la ligne de départ. Cependant, parmi eux, seuls 406 ont franchi la ligne d’arrivée.

 

Comment se distinguer ?

Revenons au début de l’histoire, avant même la ligne de départ. Comment ces élus s’y sont-ils pris ? Comment ont-ils réussi à se distinguer lors des différentes épreuves de sélection ? Le processus de sélection est assez lourd. Le candidat doit tout d’abord soumettre un dossier d’admission qui comprend différentes essay, rendant compte à la fois du parcours professionnel du candidat, de son ouverture internationale, de sa personnalité. Sont aussi reportés les diplômes et notes obtenues lors du cursus estudiantin, les scores obtenus aux examens d’anglais et au GMAT. Des lettres de recommandation sont également exigées. Ensuite, pour les candidats dont le dossier a été retenu, il y a l’épreuve des entretiens soit auprès d’anciens du programme, soit auprès du corps professoral des MBA. Nicolas Fellus, directeur division media à Studyrama, conseille donc au candidat « de se concentrer sur un à trois établissements. Il faut se préparer au moins une année à l’avance, pour s’imprégner des exercices et prendre le temps de l’introspection. Savoir quels points forts, quels arguments le candidat va mettre en avant pour se distinguer ».

 

Du bon sens : le GMAT

« Harvard cherche des profils très différents [NDLR : c’est le discours de tous les Top MBA]. Il y a les profils atypiques : une femme directrice de marketing au Mozambique par exemple. Et, il y a les profils plus classiques et qui sont plus nombreux : un homme européen ou d’Amérique du Nord, qui a une expérience de la vente ou dans le conseil. J’étais dans ce 2 e cas de figure. Je pense que mon bon score au GMAT et la qualité de mon anglais à l’oral ont joué dans mon admission. Je me suis aussi distingué par le projet professionnel. J’étais à la recherche d’une vraie rupture, d’un changement complet de vie, pourquoi pas créer mon entreprise. La plupart des personnes titulaires d’un MBA continuent par la suite à exercer plus ou moins la même activité qu’ils avaient menée auparavant. Ce n’était pas mon cas », relate Charifs Debs, membre de la promotion 2011 du MBA de Harvard.

Pour l’examen du GMAT et les test de niveau d’anglais, il n’y a pas de secret. Il faut s’entraîner. Toutes les personnes admises dans ces Top MBA que nous avons interrogées ont admis s’être préparées à travers des annales, des ouvrages ou des sites Internet. Edward Bouygues, aujourd’hui élève au MBA de la London Business School, est même passé par un centre de préparation, le centre Kaplan. « Il fallait que je me remette à niveau en mathématiques. Les ingénieurs sont, sans aucun doute, plus avantagés dans cette épreuve. Une bonne moitié du test porte sur les mathématiques. La difficulté ne tient pas tellement aux questions en elles-mêmes. Il faut surtout être rapide et à l’aise avec un examen qui, pour ma part, ne m’était pas du tout familier », explique le jeune homme. Les conditions peuvent être en effet stressantes. Avant de commencer l’épreuve, pour des raisons de sécurité, les candidats se font identifier par les veines de leur main. Leurs empreintes digitales sont analysées. Ils sont filmés tout au long de l’épreuve. Devant un ordinateur, ils répondent aux questions qui apparaissent en cochant une des réponses proposées. Si la réponse est bonne, une question plus difficile apparaît à l’écran. Dans le cas inverse, la question suivante est plus facile.

 

Mettre en avant sa petite musique

« Pour le GMAT, je me suis entraîné sur des forums et grâce à des ouvrages. Ce n’est pas ce qui m’a pris le plus de temps, raconte Guillaume Brua, participant du programme MBA de l’Insead. À l’inverse, j’ai passé beaucoup plus de temps sur les 8 essays, pour décider ce que je voulais mettre en avant, savoir ce qui me distingue. Ce ne sont pas des questions que l’on se pose tous les jours : raconter une expérience où l’on s’est confronté à un choc culturel, rendre compte d’un échec ou d’une réussite. L’exercice nécessite une longue phase de réflexion ». Guillaume Brua a tout d’abord dressé une liste des éléments qu’il voulait faire apparaître dans les différents essays. Il a commencé à rédiger, puis a laissé reposer, les a fait relire à des proches ou collègues, puis les a repris.

Il faut que ces écrits fassent transparaître la personnalité, le plus du candidat, que la syntaxe soit irréprochable et le texte agréable à la lecture.

Daniel Porot, spécialiste de la gestion carrière, a une astuce pour aider les candidats à la fois dans le cheminement de leur réflexion mais aussi pour customiser leur dossier et se distinguer à l’entretien. Il la nomme la méthode du portfolio. « Le candidat constitue une sorte de book comprenant 8 à 15 pièces. Cela peut être, par exemple, une médaille obtenue lors d’un marathon pour montrer sa persévérance ou un exemplaire d’une Newsletter réalisée par le candidat membre d’une association en vue de fidéliser les membres. Ces pièces peuvent être jointes au dossier ou apportées lors de l’entretien. Le candidat fournit ainsi la preuve de ses qualités : le leadership, la persévérance, l’ouverture. »  

 

L’entretien : les 4 Why

Pour l’entretien, il conseille également d’anticiper les questions et de préparer une réponse concise et claire d’une vingtaine de secondes. « Il faut être prêt à la développer sur 2 minutes », ajoute-t-il.

L’entretien d’admission se prépare comme un entretien d’embauche. Il faut pouvoir répondre à 4 questions : pourquoi un MBA, pourquoi ce MBA, pourquoi maintenant, et qu’est-ce que j’apporte au programme ? « Je me rappelle que le jury ne laissait rien transparaître et pouvait être assez incisif. Il a repris une ligne de mon dossier : ‘‘Vous dites que vous êtes entreprenant, prouvez-le moi dans votre CV’’. Il faut être sûr de soi, ne pas se démonter, sans être prétentieux », conclut Charifs Hebs, ancien du MBA de Harvard.

Lucile Chevalier

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

Vous aimerez aussi

Le compte professionnel de formation : moins de 3% des actifs font valoir leurs droits

Le compte professionnel de formation : moins de 3% des actifs font valoir leurs droits

Quelles sont les envies de reconversion des Français ?

Quelles sont les envies de reconversion des Français ?

Quelles sont les envies de reconversion des Français ?

Quelles sont les envies de reconversion des Français ?

Mettez votre Ikigaï au service de votre réussite professionnelle!

Mettez votre Ikigaï au service de votre réussite professionnelle!

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

8723 offres d’emploi en ligne

Fermer X