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Nos conseils pour réussir dans une ESN (ex SSII)

 | par Gwenole Guiomard

Nos conseils pour réussir dans une ESN (ex SSII)
Pascal Caillerez.
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Les entreprises de services du numérique (ESN), dénommées anciennement SSII (Sociétés de services en ingénierie informatique) embauchent. Elles peuvent permettre de belles carrières ou de magnifiques créations d’entreprise. Nos conseils pour grimper dans les organigrammes ou en sortir…

Le monde des entreprises de services du numérique (ESN), anciennement dénommées SSII, est paradoxal. D’un côté, ce secteur est l’un des rares qui permettent encore, à partir de pas grand-chose, de développer une très belle affaire. De l’autre, c’est aussi la branche de l’économie qui dispose d’un des taux de turn-over les plus importants. Le tout avec une politique de ressources humaines favorisant les arrêts brutaux des recrutements suivis d’une reprise en fanfare. « Avec un taux de 15 %, on a le pourcentage de turn-over le plus élevé du marché du travail, confirme Régis Granarolo, président du Munci, l’association professionnelle qui fédère les salariés, les indépendants, les demandeur d’emploi dans les métiers des télécom/numérique/informatique. Cela veut dire que les salariés des ESN démissionnent pour un meilleur salaire ou par ce que l’employeur n’a pas réussi à les fidéliser. Les autres cas sont des départs forcés. Cette proportion est anormalement élevée dans nos marchés. Il y a beaucoup de ruptures conventionnelles, beaucoup de licenciements pour motif personnel. Les employeurs recrutent des profils ciblés, très sélectifs et quand ils n’arrivent pas à les placer, on leur demande de partir ».

Les ESN de niche vont de développer

Pascal Caillerez est auteur du « Guide des SSII » aux éditions du management. La 3e édition est sortie le 10 février 2013.

« Pour trouver du travail et s’y développer, de nombreuses ESN de niches vont embaucher. Même si le climat n’est pas à la fête, certains secteurs sont prometteurs. Je conseillerais donc aux candidats d’aller voir du côté des sociétés traitant de la business intelligence. C’est de l’informatique décisionnelle. Des ESN comme « Business et décision » ou « Umanis » sont à recommander. Des technologies comme tout ce qui tourne autour de la mobilité ou du de la gestion de la relation client auront aussi le vent en poupe. Toutes les ESN, et particulièrement les plus importantes, en réalisent. Une ESN comme Eurogiciel est à recommander. Les spécialistes des infrastructures avec le cloud computing seront aussi en position de force dans les prochaines années. Enfin, il peut être aussi intéressant de monter sa propre ESN. A 2 ou 3, il peut y avoir encore de beaux développements. Il faut alors soit se spécialiser et démarcher les grands comptes, soit être généraliste et se développer localement. Les entreprises ne veulent pas s’embêter avec l’informatique. Elles vont tout sous traiter et recherchent maintenant un service simple. Il y a donc du travail en ESN en bas de chez soi ».

Spécialité banque, finance

Ce modèle économique privilégie aussi le recrutement des jeunes diplômés, ingénieurs pour la plupart. Comment alors faire carrière dans ce type d’entreprise ? « Pour les ingénieurs, je leur donnerai 3 conseils, précise Guy Mamou-Mani, président de Syntec Numérique et coprésident de la ESN groupe Open de 1350 salariés. Ils doivent arriver en ESN avec un diplôme à dominante informatique. Ils l’auront complété d’une spécialité banque, finance, commerce… Cela leur permet de disposer d’une double compétence. Je leur conseille aussi d’avoir eu une expérience à l’étranger. Cela prouve leur capacité d’autonomie. Si je veux me développer à l’étranger, je m’appuierai sur ce type de salariés. Enfin, suivant la personnalité de la personne, il faut qu’elle mette en avant soit des compétences techniques pointues, soit une appétence pour la communication, le commercial. Pour atteindre les postes les plus élevées dans une ESN, je conseille cette deuxième voie : celle du technico-commercial qui allie savoir-faire technique et compétences commerciales. C’est la meilleure voie. Avant tout, un PDG doit savoir vendre sa boite »

Pour bien débuter, mieux vaut présenter un diplôme d’ingénieurs. Les Bac +2 sont aussi recherchés mais en moins grand nombre. Ils auront, de plus, du mal à progresser dans ces métiers très techniques, barrés qu’ils seront par les ingénieurs. Les spécialistes des fonctions transversales comme la communication, les ressources humaines, la finance seront aussi les bienvenus.

Pour une carrière technique, le premier poste sera celui d’ingénieur développeur, développeur, analyste-programmeur, ingénieur étude développement, analyste, concepteur. Cela représente 40 % des embauches. Il est aussi possible de débuter par l’ingénierie des systèmes réseaux ou la maîtrise d’ouvrage/bases de données.

 

Créer son entreprise

La voie technique permet de belles carrières avec des postes de chef de projet, directeur de projet, directeur technique, directeur de production. Ce sont des spécialistes de grands projets. Ils ont une carrière d’expert mais avec du management. Certains centres comptent plus de 150 salariés à gérer… Le technico-commercial débutera comme consultant junior. Il deviendra consultant expérimenté puis patron d’une activité. Il pourra évoluer vers une direction commerciale et des postes de dirigeants. Il faut également toujours avoir en tête la formation. Plus qu’aucun autre secteur, les ESN impliquent de disposer des compétences les plus pointues. Cela passe par une formation tout au long de la vie. Que ce soit l’employeur qui finance ou pas. Enfin, si le candidat dispose de compétences techniques pointues et une capacité commerciale, il pourra, in fine, créer son entreprise. « C’est un secteur où l’on peut créer sa boite et évoluer. N’importe qui peut se développer et réussir. J’en connais des centaines », conclut Guy Mamou-Mani.

 

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