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Partir pour une meilleure insertion professionnelle

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Le dépaysement a du bon. La mission locale de Besançon a envoyé à l’étranger des jeunes issus d’un milieu défavorisé. Ils sont revenus avec une meilleure confiance en eux, des savoir-faire et une envie de construire un projet professionnel.

Nul n’est prophète en son pays. Ce dicton va même plus loin pour la mission locale de Besançon. L’environnement et la routine enferment les jeunes « défavorisés » dans une spirale de l’échec : manque de confiance en soi, perte d’envie, un projet professionnel qui n’arrive pas à être formulé. Alors, l’organisme a proposé à ces jeunes un petit voyage pour les remobiliser.

La mission locale s’est donc intéressée à des jeunes appartenant à un même groupe, une même tribu que les programmes européens dénomment « Jamo » pour « jeunes avec moins d’opportunités ». Moins d’opportunités de faire des études longues, de trouver un emploi et même de profiter de dispositifs encourageant la mobilité en raison d’origines sociales modestes.

Les Erasmus, ou classes de 2nd européennes, eux n’en voient que très peu la couleur. « Les dispositifs de soutien à la mobilité sont nombreux mais profitent le plus souvent à un public qualifié et en bonne voie d’insertion, étudiants diplômés ou jeunes en recherche de stage par exemple » souligne une étude du Céreq qui analyse l’expérience bisontine. Sans compter qu’ « ils sont souvent peu lisibles et épars. Les jeunes très faiblement diplômés, en décrochage scolaire, précaires, en errance ou sujets à discriminations ont peu, voire pas du tout, accès aux programmes de mobilité », ajoute le centre de recherches.

 

Projets collectifs et individuels

21 jeunes qui ont juste le niveau le Bac dont 8 inscrits en mission locale et 13 en formation « Travaux forestiers » sont ainsi parti pour un séjour international à vocation pédagogique et citoyenne. D’autres, au nombre de 9, tous inscrits en mission locale, ont profité de la formule « projet collectif de mobilité internationale à vocation citoyenne et professionnelle ». Et enfin, ce sont aussi 16 projets individuels qui ont aussi été menés à bien. Le tout financé par le Fonds d’expérimentation pour la jeunesse et évalué ensuite par le Céreq de Besançon.

 

L’acquisition de multiples savoirs

Et c’est un carton plein. L’expérience a atteint son objectif. « Le voyage semble agir positivement, remobiliser le bénéficiaire et mieux l’impliquer dans la construction de son projet professionnel », note le Céreq. Une expédition : cela vous change. L’ouverture culturelle et le dépaysement ont, en effet, agi sur le comportement des jeunes bénéficiaires de l’expérience. Déjà, il y avait l’envi. Ils se sont impliqués corps et âme dans la construction du projet. Au bout, les attentes formulées ont été satisfaites. Mais les incidences s’inscrivent sur le plus long terme. Au retour, les choses n’étaient plus les mêmes. « Pour une part d’entre eux, le séjour hors de France a eu des répercussions sur leur projet scolaire et professionnel. La rupture avec l’environnement habituel a déclenché l’introspection et la découverte de nouveaux savoirs (savoir-vivre, savoir-faire et savoir-être). Ces apprentissages multiples ont souvent permis aux jeunes de se remobiliser, parfois même de se ‘surpasser’ » a constaté le Céreq au fil des entretiens qu’il a réalisé auprès de ces jeunes.

 

Une meilleure coordination entre les institutions

Ils auraient gagné en confiance en soi mais ont aussi développé leur capacité à communiquer, deux atouts que le Céreq juge « majeurs en matière d’insertion professionnelle ». Bref, cette pause, cette rupture avec leur environnement habituel leur a été des plus bénéfique.

Mais ils ne sont pas les seuls à y avoir gagné. « L’expérimentation a ainsi permis de nombreux rapprochements et la connaissance réciproque des différents acteurs et services locaux s’en trouve améliorée », relève le centre de recherches.

Lucile Chevalier

 

 

 

 

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