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Peu d’entreprises favorisent la formation

 | par Gwenole Guiomard

Peu d’entreprises favorisent la formation
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Selon une étude du Cereq, pour qu’un salarié utilise ses droits à la formation, il doit se trouver dans un environnement professionnel lui facilitant la tâche (discussions, formation pour tous). Malheureusement, seule une entreprise sur 10 est dans ce cas de figure.

En matière de formation continue (comme dans bien d’autres cas), il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir. La dernière livraison du Cereq ( Centre d’études et de recherches sur les qualifications) intitulée « Aspirer à se former, la responsabilité des entreprises en question » vient éclairer cet adage d’un jour tout à fait passionnant. Pour les chercheurs du centre marseillais, « p our que le salarié exerce son droit à la formation, la motivation individuelle ne suffit pas. Son environnement professionnel doit également remplir certaines conditions. Ainsi, dans les entreprises qui combinent opportunités de formation pour tous et existence d’espaces de discussion, individuels et collectifs, sur la formation, les salariés aspirent davantage à se former. Cependant, seule environ une entreprise sur dix est dans cette configuration ».

 

L’entreprise favorisant la formation continue

Le Cereq pointe alors un paradoxe : le salarié se doit d’avoir une envie de se former et le milieu du travail lui explique qu’il doit être l’acteur de sa formation. Or, comme le pointent les chercheuses Marion Lambert et Josiane Vero, «  dans le système français de formation des adultes, l’accès à la formation n’est pas du seul ressort du salarié. Parmi les facteurs qui impactent l’exercice de la responsabilité individuelle, les politiques conduites par les entreprises interviennent au premier rang ». En résumé, les salariés utilisent leur droit à la formation d’autant plus facilement qu’ils se trouvent dans un environnement favorable au suivi de ces cursus professionnels. Pour les analystes du Cereq, ces conditions sont au nombre de deux. Tout d’abord, le salarié a besoin d’un « espaces de participation démocratique, permettant d’exprimer son point de vue et de le faire entendre ». Il lui faut donc des lieux, des tableaux d’information pour qu’ils connaissent les modalités de la formation continue, le rôle du représentant du personnel. Cela permet aussi au salarié de devenir acteur du processus d’élaboration et de mise en œuvre des actions de formation. Ensuite, le salarié doit sentir que la formation concerne tout le monde. L’entreprise favorisant la formation continue de ses salariés doit proposer une politique de formation concernant tout le monde et notamment les plus bas niveau de qualification. « C’est en ouvrant le champ des possibles pour toutes les catégories de salariés et en offrant des possibilités individuelles et collectives de délibération que ces entreprises développent les aspirations de leurs salariés à se former », poursuivent Marion Lambert et Josiane Vero. Concrètement, les entreprises où le salarié est en confiance pour mieux se former réunissent des « procédures fixées et encadrées par un accord collectif, une organisation systématique d’entretiens individuels pour tous, des formations définies en cohérence avec les conclusions de ces entretiens et un usage des formations à des fins de mobilité horizontale ou verticale ».

 

Le personnel a peu de volonté de se former

Les chercheuses dressent enfin un portrait robot de l’entreprise formatrice ou non. Elles classent ces sociétés en quatre groupes allant du moins formateur au plus facilitateur. La première classe (47, 5 % des entreprises) n’offre pas ou peu d’opportunités de formation à leurs salariés. Il n’y a pas de logique autour de la formation. Il s’agit de petites entreprises ou de grands groupes en restructuration. Ces sociétés « investissent peu en formation et n’encouragent pas le salarié à la prise de responsabilité qui est attendue de lui ». Le personnel a, alors, peu de volonté de se former. Le 2 e groupe (27 % des entreprises) offre à ses salariés des opportunités de formation orientées vers le développement de l’entreprise. Mais pas des salariés. Le 3 e groupe (15 % des entreprises) propose des opportunités de formation orientées vers le développement de l’entreprise et de certains salariés. Il est dans une logique de participation démocratique limitée. Enfin, le dernier groupe, qui est dans une logique de développement des marges de liberté représente 10, 5 % des entreprises. Il permet des formations orientées vers le développement de l’entreprise et de tous les salariés. Ces sociétés « offrent un environnement au sein duquel il est possible de choisir et de débattre, tant au plan individuel que collectif, des opportunités de formation. Cet environnement se combine à des opportunités de formation et à la possibilité d’évolutions professionnelles en conséquence. Cette double orientation semble requise pour que la formation puisse devenir un élément actif de la sécurisation des parcours ».


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