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Pour décrocher l'excellence, visez un cursus d’ingénieurs au Royaume-Uni

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Pour décrocher l'excellence, visez un cursus d’ingénieurs au Royaume-Uni
Sally Goodman, British Council France.
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La Grande-Bretagne offre à ses étudiants en ingénierie un apprentissage de niveau mondial. Le tout dans un environnement anglophone. Il faut intégrer ce système au niveau Master. Icing on the cake : le coût des études est (assez facilement) contournable. Par Gwenole Guiomard.

Le dernier classement du THE (Times of higher education) est sans appel. Comme ceux de Shanghaï ou de QS, ce « ranking » considère les universités britanniques en ingénierie comme les meilleures d’Europe. Et de très loin. Alors que l’école Polytechnique, le saint du saint français, décroche une 29e place mondiale (6e place européenne), Cambridge (5e place mondiale et leader européen), l’Imperial college of London (10e place mondial et 3e place européenne) et Oxford (11e place mondiale et 4e place européenne) se classent dans le haut du tableau planétaire. Ces établissements occupent 3 des 4 premières places européennes. Seule La Suisse avec ETH Zurich (8e mondial et 2e européen) vient perturber cette hégémonie britannique.

 

Un an pour les MSc

Un candidat à l’expatriation a donc tout intérêt à opter pour des études d’ingénierie en Grande-Bretagne. « La plus-value ne se fera cependant pas au niveau de la qualité des cursus, tempère Jean-François Naviner, directeur des relations internationales de Telecom Paristech. Nos élèves, avec le système des classes préparatoires, disposent d’un meilleur niveau général que leurs collègues britanniques. La plus-value est ailleurs. Elle réside dans l’intérêt de montrer aux futurs employeurs sa capacité de travailler en anglais, dans un milieu cosmopolite, de connaître la façon de faire des Britanniques voire de comprendre la vision anglo-saxonne de l’économie. Cela permettra à un ingénieur français formé en Grande-Bretagne, non pas de gagner plus d’argent au début de sa carrière, mais d’évoluer plus rapidement ».

Selon les spécialistes interrogés, le jeune Français doit, tout d’abord, intégrer le système britannique au niveau Master (MSc ou Master of science en anglais). Cela pour au moins deux raisons. D’une part, le système de la classe préparatoire aux grandes écoles est très formateur. Il ne faut donc pas le contourner. D’autre part, les études en Grande-Bretagne coûtent cher et il est intéressant financièrement de passer le moins de temps possible – soit un an pour les MSc - sur les campus de sa gracieuse majesté.

 

Environ 9000 £ par an

« Si vous intégrer un établissement britannique au niveau licence (Bachelor), commente Sally Goodman, directrice du programme Education et Société du British Council France, les cours vous coûteront environ 9000 £ par an pendant 3 ans (Une livre sterling équivaut à 1,18 euro). A cela, il faudra ajouter le coût de la vie estimée, à Londres, entre 9 000 et 11 000 £ par an. Ceci précisé, le coût pédagogique ne vous sera réclamé qu’après l’obtention d’un travail en Angleterre. En Ecosse, le citoyen français sera exonéré de ses frais de scolarité. Au Pays-de-Galles, il sera subventionné à hauteur d’environ 50 % des frais  »…

Au niveau Master, les frais de scolarité sont, par contre, plus difficiles à contourner. Pour une année, ils oscillent entre 3 000 £ et 20 000 £. Ainsi, l’University of Cardiff demande 7 440 £ pour un MSc for Civil Engineering. L’University of Cambridge exige 3 900 £ pour un MPhil in Engineering. Brunel University souhaitera 5 800 £ pour son MSc en Aerospace Engineering et Glasgow Caledonian University percevra 4 200 £ pour un Master en Mechanical Engineering. C’est relativement onéreux. Mais il existe de nombreuses bourses permettant d’abaisser ces coûts. Elles sont répertoriées sur le site www.educationuk.org. Il est aussi possible, les cours finissant vers 17 heures, de travailler le soir en peaufinant son anglais.

 

Inscriptions en Master en ligne

« Pour postuler, il faut s’y prendre très tôt, explique Julie McDonald, enseignante en anglais et coordinatrice pour la mobilité des étudiants en Grande-Bretagne à l’école centrale de Paris. Et disposer d’un très bon niveau scolaire. C’est la condition pour profiter pleinement des formations proposées ». Pour un départ en septembre 2015, il faudra alors commencer les démarches en octobre 2014 et même avant pour Cambridge ou Oxford. Pour commencer en Licence (undergraduate), il faudra utiliser le système informatisé qui s’apparente à notre admission post-bac. Il s’agit de l’Ucas (universities & colleges admissions service). Puis il faudra remplir un dossier conséquent avec lettres de motivations, lettres de références et descriptif le plus complet possible de toute sa scolarité. Le tout doit, bien évidemment, être écrit en anglais. Pour le niveau Master (postgraduate), le plus efficace est de demander un dossier à l’université de son choix. Tout se fait en ligne. Là encore, le dossier, seule pièce qui permettra la sélection, est d’importance. Certaines universités demandent ensuite de rencontrer les élèves. Il faut donc préparer un vrai projet dont le but est de convaincre les enseignants que vous serez un élément de qualité dans leurs cours. « Le jeune devra s’adapter à cet univers anglo-saxon, explique Christopher Cripps, directeur des relations internationales de l’Ecole centrale de Paris. Quand on intègre un établissement comme Cambridge, personne ne vous tiendra la main. Il y a moins de cours qu’en France mais plus de travail à la maison. L’étudiant doit participer aux cours, contredire si besoin l’enseignant. Cela demande de la confiance en soi. Nos jeunes peuvent se sentir très jeunes ».

Il faudra enfin démontrer un excellent niveau d’anglais. « Si j’avais une dernière chose à préciser aux candidats à la Grande-Bretagne, je donnerai trois ultimes conseils, conclut Susan Loubet, directrice des relations internationales et des langues à l'école d’ingénieurs ESIEA. L’anglais, l’anglais et l’anglais. L’étudiant doit être très à l’aise linguistiquement. Et cela dès le début de son séjour. Il ne faut pas y aller pour améliorer son anglais. Les étudiants réussissant bien en Master en Grande-Bretagne sont des élèves ayant vécu avant dans un pays anglophone de nombreux mois ».

Les meilleures universités britanniques en ingénierie

Selon le quotidien Le Guardian, les meilleures universités britanniques en ingénierie généraliste sont Cambridge, Oxford et Imperial college London. Mais il existe d’autres challengers selon la discipline visée. Ainsi, en mécanique, l’université de Southampton est classée 2e.

Les meilleures universités britanniques en ingénierie généraliste sont connues. Il s’agit des stars des classements mondiaux. Selon le Guardian, Cambridge, Oxford et Imperial college London sont, dans cet ordre, les meilleures universités britanniques en science de l’ingénieur généraliste. Elles sont suivies par Durham, Exeter et Warwick. Mais, dans des domaines plus précis, ce classement est souvent remis en question. Il est donc très intéressant d’aller voir comment le diable se niche dans les détails. Ainsi, toujours selon The Guardian, en ingénierie mécanique (engeneering mecanical), le classement change grandement. Les 5 premiers établissements sont l’Imperial College, Southampton, Bath, Dundee et Loughborough. En hautes technologies/informatique, les meilleures universités sont Birmingham, Glasgow, Imperial College, Bristol et Southampton.

 

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