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Pour devenir cadre, la promotion interne fonctionne toujours

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Les cadres ne représentaient en 1985 que 9 % des effectifs des entreprises. Ils sont aujourd’hui 17 %. La majorité obtient ce statut prestigieux par la promotion interne. D’autres le décrochent, dès le départ via un diplôme de niveau Master 2. Le Céreq, dans une note revient sur ces différentes voies d’accès.

Etre « Cadre » en France signifie jouir d’un certain prestige au sein de la société. Il n’y a qu’à constater la fierté dans l’œil de votre interlocuteur en vous annonçant faire parti du club. Il suffit aussi de recenser la pléthore d’études, conférences ou séminaires sur le sujet. L’intérêt est omniprésent. Le Céreq n’a pas fait exception. Le centre s’est également passionné pour le sujet. Il a repris les résultats des enquêtes de l’Insee sur l’Emploi et la Formation qualification professionnelle qu’il a complété par ces propres données issues des enquêtes Génération. Les auteurs de l’étude avaient une question en tête, ils cherchaient à savoir   comment l’on devenait cadre aujourd’hui.

 

Les effectifs cadres ont presque doublé

Bonne nouvelle, pour commencer, pour tous les salariés espérant un jour faire partie de la caste des cadres : les places offertes sont plus nombreuses. Hier, en 1985 pour être plus précis, les cadres ne représentaient que 9 % des effectifs d’une entreprise. Aujourd’hui, ils comptent pour 17 %. Cet essor s’appuie principalement sur le secteur des services. Ce dernier a pris de l’importance, et il est un grand consommateur de cadres. En 1995, les cadres comptaient pour 69 % des effectifs, en 2008 ils sont 73 %. Comment expliquer cette courbe ? Tout simplement parce que les services ont gagné en technicité et requièrent un personnel de plus en plus qualifié pour les activités de conseils, d’informatique, d’ingénierie, de publicité ou de R&D. Ce qui nous amène à une seconde évolution du statut cadre. Etre cadre aujourd’hui, cela ne signifie pas uniquement « encadrer des équipes ». L’on peut gagner les galons par l’expertise. « Le cadre ‘encadrant’ tend à perdre en importance au profit du cadre expert, souligne les auteurs de l’étude. Un peu plus de la moitié des cadres ont déclaré avoir une fonction d’encadrement en 2003 contre 68 % dix ans plus tôt ».

 

Les ingénieurs : les chouchous

Mais revenons au cœur du sujet : aujourd’hui comment peut-on décrocher le titre ?   Il y a eux voies. Il y a les « cadres précoces », ceux qui deviennent cadre dès leur premier job, leur diplôme est ici un véritable sésame. Et les autres ceux qui patientent un peu plus et jouent sur la promotion interne. Aujourd’hui comme hier le rapport de forces entre ces deux sous-catégorie est resté le même. Les diplômés n’ont pas tout emporté. « En 2003 comme en 1993, 60 % des cadres des entreprises, toutes générations confondues, ont débuté leur vie active dans une catégorie socioprofessionnelle inférieure (profession intermédiaire, employé ou ouvrier). La part des cadres débutants est également stable, passant de 12,5 % en 1993 à 13,1 % en 2003.

Mais attention, tous les diplômes ne se valent pas. Le véritable sésame pour ceux qui ne veulent pas attendre reste les écoles de commerce et école d’ingénieurs. Les ingénieurs ont ainsi 84 % de chances d’être recrutés comme cadre dès le premier emploi. Pour les titulaires d’une licence ou d’une maîtrise, c’est déjà plus compliqué, la probabilité est d’une chance sur 4.

 

Les diplômés de niveau Master 2

Bref, hier comme aujourd’hui, les écoles ont auprès des recruteurs meilleure presse que les universités. En 1985, le sociologue Luc Boltanski observait déjà le phénomène. « Entre 1960 et 1975, les entreprises ont continué, comme par  le passé, à recruter une grande partie de leurs jeunes cadres à la sortie des écoles de commerce (ou de gestion) et des écoles d’ingénieurs (d’où sont issus, selon les différentes sources, de 30 % à 50 % des cadres) dont les effectifs ont certes augmenté durant la période mais beaucoup moins vite et beaucoup moins fortement que ceux, considérablement plus élevés, des universités ». Mais les universitaires, entre temps, se sont quand même vus offrir plus d’opportunités qu’avant. Les effectifs et besoins en cadres ont grossi, il fallait bien que cela profite à certains. Et cela a donc servi essentiellement aux diplômés de niveau Master 2, « dont la part a le plus augmenté dans les recrutements de débutants » relève l’étude. Les titulaires d’un doctorat, d’un Master 2 ou équivalent ont plus d’une chance sur 2 (57 %) de devenir cadre au tout début de leur vie active. C’est certes moins que les ingénieurs, mais c’est toujours mieux que les diplômés d’une licence ou d’une maîtrise. Pour eux, cela passera par la promotion, peu de chance de devenir cadre dès le premier job. « Cette catégorie de diplômés du supérieur forme la grande majorité des promus cadres » indique le Céreq.

 

Être autodidacte, cela paie moins

Ce qui nous amène à la 2 e voie emprunté : comment devenir cadre par la promotion ? Car ce n’est pas parce qu’un salariés n’est pas issu d’une école d’ingénieur, que c’est pour autant perdu pour lui. Il est peut devenir cadre grâce à la promotion. Et là aussi le diplôme a son importance. Les diplômés de niveau licence ou Master ayant loupé le coche pour le premier job, se rattrapent ici. Mais il y a surtout les diplômés de cursus court et très professionnalisant, les BTS et Dut, qui ici, au cours des années, ont su tirer leur épingle du jeu. Ils représentent 18 % des cadres d’entreprise en 2008 contre 12 % en 1985. Et « ces diplômés sont le plus représentés parmi les jeunes salariés promus cadres : 36 % des promotions concernent ce niveau de diplôme » poursuit l’étude. Être autodidacte, cela paie moins qu’avant. Les autodidactes sont ceux qui n’ont pas de diplôme du supérieur. En 1993, les 2/3 des promotions au poste de cadre les concernaient. Dix ans plus tard, ils ne représentent plus que la moitié.

Lucile Chevalier

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