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Pour la parité, il faut changer l’image du leader

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En 2020, au moins 40 % des sièges des Conseils d’administration des entreprises cotées en Bourse seront occupés par des femmes. C’est, tout au moins, l’objectif fixé par la Commission européenne mercredi dernier. La France en est bien loin. Une étude de la société SHL explique pourquoi.

La Commission européenne a décidé de sévir. Mercredi dernier, elle a validé une proposition de loi contraignant les sociétés cotées en Bourse au sein de l’Union européenne à nommer au moins 40 % de femmes, à qualification égale, dans les conseils d’administration. Sinon, sanctions financières. La France va avoir du pain sur la planche, selon la dernière étude de la société SHL, spécialisée dans l’évaluation des talents, réalisée auprès de plus d’un million de personnes effectuée dans 67 pays entre 2006 et 2011.

D’après l’étude, « en France, 6,6 % de la population masculine et 6,4 % de la population féminine disposent des compétences pour être un bon leader, soit une quasi-égalité ». Cette quasi-parité théorique ne se retrouve pourtant guère dans la pratique. Seulement 24 % des postes de direction sont occupés par des femmes, soit moitié moins que prévu. Avec ce piteux score, la France se place au 13 e rang mondial des pays respectant le mieux la parité. La Norvège est en tête, loin devant la France, avec ses 42 % des postes de direction occupés par des femmes. Suivent la Thaïlande (39 %), l’Italie (36 %) et Hong-Kong (33 %).

 

Les femmes légèrement plus compétentes

Le Japon rassurerait quelque peu les Français. En terres nipponnes, seulement 5 % des postes de direction sont occupés par des femmes. De même, plus globalement, le top 25 des pays les plus paritaires dressé par l’entreprise SHL n’est pas très glorieux. La part des hommes à des postes de direction s’élève à presque 76 %. « Ici non plus, cette non-équité ne peut s’expliquer par des différences de potentiel de leadership, celui-ci s’avérant même légèrement favorable aux femmes (8,27 % de la population féminine disposant des compétences pour être un bon leader contre 7,48 % de la population masculine) », souligne l’étude.

 

Une question de motivation

Le problème serait ailleurs. Il tiendrait selon SHL, à la culture du leadership, soit aux représentations que la société se fait des exigences d’un poste de direction. Les femmes ont des motivations différentes des hommes. A des postes de leaders, les motivations des hommes sont déterminées par le pouvoir et la peur de l’échec. Les femmes sont, quant à elles, en quête de confort, de sécurité et de reconnaissance. « En moyenne, il y a trois fois plus d’hommes que de femmes à des postes de leadership dans le monde, des hommes en quête de gloire. Il n’est donc pas étonnant de voir se perpétuer dans les Conseils d’Administration une culture déséquilibrée, qui n’incite pas les femmes à s’investir pour atteindre un poste de direction », explique Eugene Burke, directeur scientifique au sein de SHL. « Un changement de culture dans les directions des entreprises doit être effectué pour attirer les femmes leaders », conclut-il. C'est-à-dire changer l'image du dirigeant agressif, imbû de ses pouvoirs et ne connaissnat pas les affres de la défaite.

Lucile Chevalier

 

 

 

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