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Pourquoi certains fuient le conflit ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Pourquoi certains fuient le conflit ?
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Pour Françoise Diveu, directrice du cabinet Efficia, Lambert refuse l'émotion (voir ci-dessous) : " On trouve ce comportement dans des entreprises qui ont une culture de l'excellence technique. Les salariés sont alors capables d'entrer dans un débat intellectuel de très haut niveau, mais il n'y a plus personne lorsqu'on entre dans le domaine émotionnel. " Il se retrouve démuni lorsque la tension monte : " C'est une fragilité extraordinaire car il ne sait pas faire. Et il a peur de se montrer faible, d'exprimer ses émotions. Or, son rôle, c'est 50 % de technique et 50 % d'humain. " Lambert doit acquérir un vrai savoir-faire : " Il doit accepter la divergence, reconnaître les autres interprétations. C'est souvent douloureux et difficile, mais c'est la seule manière de faire avancer les choses et de ne pas sombrer dans le consensus mou. " Sinon, il prend des risques : " En niant l'émotion, il risque de confondre situation conflictuelle qu'il peut gérer et conflit social. Il doit donc se faire un référentiel de situations. Sinon, il se fera piéger sur des broutilles. "

Conclusion

" Il y a des gens qui n'aiment pas le conflit parce qu'il est utilisé dans leur entreprise comme outil de management, avec des risques de déviation, reprend Françoise Diveu. Mais, dans le cas présent, Lambert est dans une logique de rationalisation qui occulte une partie des relations au travail. Il risque d'accroître les conflits en étant incapable d'absorber la perception de l'autre. A l'inverse, les gens qui acceptent différentes interprétations seront peut-être tendus au moment de la discussion, mais éviteront, au final, le conflit. Le consensus mou est aussi un étouffoir à la créativité, car l'innovation passe par la rupture, donc des tensions et du conflit. "

Comment ça se passe chez Balaton

" Dites-moi, Sylvain, on peut se voir deux minutes ? - Oui, oui, Bertier, venez... " Ils prirent un café au passage, puis s'installèrent dans le bureau de Lambert.

" Bien, alors ?

- Euh, je voulais vous voir parce qu'il y a des bruits qui courent... J'ai entendu parler d'un éclatement du service commercial... "

Lambert le coupa sèchement : " Je ne sais pas qui a pu vous raconter ça... "

Bien que visiblement embêté par la réaction de Lambert, Bertier poursuivit : " Peu importe... Je voudrais juste savoir où je me positionnerai dans ce schéma... "

Une nouvelle fois, Lambert l'interrompit :

" Il n'y a rien de changé pour vous. Ecoutez, j'ai une réunion avec Duchêne... Donc, si vous n'avez pas d'autres sujets à aborder... "

Bertier comprit le message et sortit du bureau, tout pâle. Lambert, de son côté, soulagé d'avoir évité une confrontation avec Bertier, souriait dans le vide. Henri Dupont, le directeur de la logistique, le tira de sa rêverie : " Salut, Henri... ça va ?

- Ouais... Dis-moi, j'ai un peu réfléchi... Tu sais, pour nos livraisons urgentes de pièces détachées, j'ai trouvé un autre prestataire... Il me propose un service tout aussi performant que celui qu'on avait retenu et il pourrait aussi prendre en charge le centre d'appels du SAV...

- Ecoute, on a déjà pris la décision... Et puis, le SAV, je veux le garder en interne... C'est un problème de qualité de service vis-à-vis des clients... Ils veulent parler à des gens de Balaton, qui connaissent les produits... "

Dupont tenta encore sa chance : " Ça vaut quand même le coup d'y réfléchir... d'étudier leur proposition...

- Non, c'est tout vu !

- Bien ", lâcha Dupont en s'éloignant.

Déjà, Bertier était de retour : " Bon, Sylvain, cette fois, dites-moi la vérité... J'ai eu confirmation de la réorganisation...

- Quoi ? Mais je vous avais répondu...

-...Que vous n'aviez rien à me dire... Donc, je suis allé voir Brisson, le DRH... "

Lambert était maintenant rouge de colère : " Mais vous cherchez à mettre la maison à feu et à sang ou quoi ?

- Non, juste quelques réponses à des questions toutes simples... "

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