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Pourquoi devenir franchisé dans la distribution alimentaire

 | par Lucile Chevalier

Pourquoi devenir franchisé dans la distribution alimentaire
Chantal Zimmer, Fédération française de la franchise.
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Avec 150 réseaux et 11 362 franchisés en 2013, l’alimentaire est le secteur poids lourd de la franchise. Notoriété de la marque, formation et appui logistique sont autant d’arguments qui attirent chaque année de nouveaux arrivants.

En 2010, Nicolas Legaillard avait 33 ans. « Pas de diplôme, juste le bac, se présente-t-il. J’avais exercé quelque chose comme une quinzaine de métiers. » L’alimentaire, en revanche, ne faisait pas partie de ses expériences professionnelles. Aujourd’hui, franchisé chez Franprix, il en est devenu un spécialiste. « Épicier, comptable, réassortisseur, manager : je suis tout cela à la fois. Sans la formule franchise, j’aurais peut-être mis 10 à 15 ans pour maîtriser tous ces aspects », s’enthousiasme-t-il en décrivant un des traits les plus attractifs de la franchise. Chaque année, 25 000 personnes sautent le pas. Le secteur de l’alimentaire est un poids lourd. Il compte, à lui seul, 150 réseaux et 11 362 franchisés.

 

« Chaque adhérent est accompagné »

Le secteur résiste bien aux crises. La formule rassure. « La franchise est la réitération d’un modèle ayant déjà fait ses preuves, explique Chantal Zimmer, présidente de la FFF (Fédération française de la franchise). Sa réussite est d’avoir su professionnaliser et rationaliser un métier traditionnel, celui d’épicier. D’en avoir retirer méthodes et outils rendant ainsi accessible ce métier à des non-initiés en leur donnant les clés pour réussir. »

Chez Franprix, réseau rejoint il y a 4 ans par Nicolas Legaillard, « chaque adhérent est accompagné pour trouver son local, suit une formation initiale allant de 2 semaines à un mois [NDLR : chez Intermarché cela peut aller jusqu’à 4 mois] et continue à être formé par la suite. Il est aussi conseillé par un superviseur sur tous les aspects liés au magasin », déroule Hervé Koranian, directeur adjoint de l’expansion de l’enseigne. Côté outils : il bénéficie de la notoriété de la marque, de ses centrales d’achat donnant accès à un panel de produits à bas prix et de sa logistique pour économiser sur les stocks.

 

Certains contrats se révèlent très contraignants

Ces avantages induisent des contreparties et la marge de manœuvre est réduite. Il est interdit de modifier l’identité visuelle de la marque. Il est hors de question de vendre une bouteille de soda 2 euros quand le prix conseillé est de 1 euro. Il y a, en outre, obligation de s’approvisionner dans l’enseigne. Certains contrats liant le franchisé au franchiseur se révèlent même très contraignants. Et si l’expérience dans la distribution ou l’alimentaire ne constitue pas un critère discriminant pour rejoindre un réseau, l’apport personnel allant de 70 000 à 300 000 euros selon la taille du magasin et le groupe, en est un. « Dans la distribution, la concurrence est rude. Les groupes s’arrachent emplacements et franchisés. Certains comme Carrefour proposent alors à leurs directeurs de magasin le dispositif location-gérant. Contre une mise de départ de 7 500 euros, ce dernier gère, le temps d’accumuler suffisamment de trésorerie et de devenir pleinement franchisé, un fonds de commerce demeurant la propriété de l’enseigne », tempère Rodolphe Hatchadourian, rédacteur à l’Observatoire de la franchise.

 

Les écueils à éviter

Le diable se niche dans les détails. Serge Meresse, associé fondateur du cabinet TBM avocats, spécialisé dans la défense des droits des franchisés explique en quoi la nature du groupe, la clause de non-concurrence ou la prise de participation du franchiseur sont autant d’éléments à bien étudier avant de se lancer dans une franchise.

« Avant de se lancer, le futur franchisé doit regarder un certain nombre d’éléments de près pour éviter par la suite les mauvaises surprises. Il doit notamment se pencher sur la nature du groupe. Est-il intégré comme Carrefour, Attac ou Casino ou est-ce une coopérative (Intermarché, Super U) ? Dans une coopérative, les adhérents sont tenus de consacrer une partie de leur temps aux activités du groupe. Prendre ses week-ends par exemple, pour travailler comme président d’une base régionale, responsable du service achats, contrôleur d’audit qualité. Une activité qui n’est pas rémunérée. Chez Intermarché, les adhérents y consacrent un tiers de leur temps. Ensuite, certains franchiseurs prennent part au capital de l’entreprise du franchisé. Ils disposent ainsi d’une minorité de blocage qui peut s’avérer une véritable épine dans le pied du franchisé, notamment lorsque celui-ci décide de quitter le réseau. Les clauses de non-concurrence rendent également difficile la sortie d’un franchiseur. Elles interdisent, par exemple, à l’ex-franchisé d’exercer la même activité, ou de passer à la concurrence. »

 

 

 

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