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Pourquoi faut-il savoir écouter un salarié taciturne ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Pourquoi faut-il savoir écouter un salarié taciturne ?
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Pour Christiane Kammerer, consultante associée du cabinet Proreseau, la peur est à l'origine des bouderies : " Si l'histoire personnelle de l'individu est composée de situations où il n'a pas eu le droit d'exprimer son désaccord, il se referme. Mais, alors, le langage non verbal (regard, attitude...) intervient et il est parfois beaucoup plus éloquent que les mots. " Ce qui a des effets néfastes dans ses relations professionnelles : " Le catalogage se fait lentement, au fil des années. Mais, comme les gens ne comprennent pas le message exprimé, ils rejettent le boudeur en se disant qu'il ne sert à rien de le consulter, puisqu'il répond toujours à reculons. " L'entreprise ou le manager direct doivent tenter d'adapter le contexte pour l'aider : " Plutôt que de le convier à des réunions auxquelles participent des gens extravertis, qui dégainent facilement le sarcasme, on peut le faire participer à des rencontres plus techniques. Et en plus petit comité, car il se sent moins mis sur la sellette. " Mais il ne faut surtout pas juger son comportement : " Le manager doit absolument prendre le temps de l'écouter. Et apprendre à le connaître sans le remettre en cause ni avoir un jugement de valeur sur son attitude. Lui dire "Tu n'es jamais d'accord" serait une erreur. Ce n'est qu'à partir de là que l'on pourra identifier ses domaines d'expertise et l'aider à s'ouvrir. "

Conclusion

" Le boudeur est quelqu'un qui n'a pas confiance et manifeste sa peur par son attitude, reprend Christiane Kammerer. Or, les entreprises ne sont pas très attentives à ce problème. L'aide qu'elles apportent à leur collaborateur varie en fonction de l'importance stratégique de la personne et de l'humanisme du dirigeant. "


Comment ça se passe chez Balaton

Ah, Bertier, vous tombez bien ! J'allais justement passer vous voir ! "

Perdu dans ses pensées, Stéphane Bertier, le responsable du service après-vente, traversait l'un des ateliers de production de Balaton. Il venait du service logistique, où il avait eu un problème urgent à régler. Une commande livrée en retard, comme d'habitude. Il lança un regard peu amène au responsable de la production, qui l'avait interpellé, et lui répondit d'un ton rogue : " Quoi encore ? "

Le responsable de la production ne se démonta pas. Récemment embauché chez Balaton, il connaissait pourtant la réputation de Bertier : un mauvais coucheur qui avait le sentiment que personne ne l'écoutait jamais. Mais qui ne répondait que rarement lorsqu'on le sollicitait. Cette fois, il avait pourtant besoin de lui. Et, après tout, peut-être n'était-il pas aussi terrible que ses collègues voulaient bien le dire.

 " J'ai besoin de vos lumières... On m'a dit qu'il fallait changer des spécifications sur un produit de la nouvelle gamme... A la demande des clients, paraît-il... Mais j'avoue que j'ai du mal à évaluer les conséquences industrielles de la chose... Vous n'auriez pas un petit moment pour qu'on en parle ? "

Bertier n'en revenait pas. Il y avait eu au moins six réunions sur le sujet. Avec plein de monde : le marketing, les achats, la prod..., son chef, Sylvain Lambert, et lui... Mais personne n'avait daigné lui demander son avis - lui pourtant le premier concerné, puisqu'il avait recueilli les réclamations des clients... Sauf Bourdin, le directeur des achats, qui, à un moment, s'était tourné vers lui et lui avait demandé : " Bertier, qu'est-ce que vous en pensez ? "...

Mais aussitôt, Weber, le responsable marketing, l'avait coupé : " Arrête, tu sais bien que Bertier, par principe, il n'est jamais d'accord avec rien. " Du coup, Bertier avait juste lancé : " Non, non, c'est parfait "... Et, aux réunions suivantes, il s'était tenu les bras croisés, n'écoutant que d'une oreille distraite. Et maintenant ce petit jeune qui se moquait de lui ! Il lui lança : " Je n'ai pas le temps maintenant. Envoyez-moi un mail. "
 

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