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Pourquoi la "mise au placard" est-elle toujours une mauvaise solution ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Pourquoi la mise au placard est-elle toujours une mauvaise solution ?
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Pour Gilbert Raynaud, directeur du cabinet Raynaud & Partners, la mise au placard est une très mauvaise solution : " Peu à peu, les gens perdent leurs responsabilités tout en gardant leurs salaires. Pour la personne, c'est une descente aux enfers, une dégradation, y compris pour les plus âgés qui, à quelques mois de la retraite, ne peuvent pas négocier un départ. C'est, en outre, catastrophique psychologiquement pour les équipes autour. Au final, cela coûte très cher à l'entreprise. "

L'entreprise peut trouver d'autres solutions : " Pour les salariés les plus anciens, qui sont proches de la retraite, il est possible de trouver des missions valorisantes, qui utilisent leurs compétences. Pour les plus jeunes, en revanche, il faut donner des chances de rebondir. Et négocier un départ, en leur confiant, par exemple, quelques missions comme consultants extérieurs. " Surtout, le salarié ne doit pas se laisser enfermer : " Certains peuvent être tentés de le faire, car ils se disent qu'ils arriveront à montrer qu'ils sont les meilleurs. Et qu'ils ne peuvent être licenciés. C'est souvent de l'orgueil. Mais ce n'est pas sain, car c'est toujours la personne qui les a remplacés sur le poste qui finit par gagner. "

Conclusion
 

" La mise au placard est une faiblesse de l'entreprise qui ne sait pas, à un moment, utiliser les compétences d'un de ses salariés ou qui ne sait pas prendre de décision ou qui ne veut pas payer un licenciement et espère que la personne donnera sa démission, reprend Gilbert Raynaud. Le processus est toujours le même : la personne conserve son salaire, mais on lui crée un poste bidon. Pour ne pas se laisser "placardiser", les seules solutions sont le départ ou une discussion franche avec son supérieur pour définir d'autres missions. "

Comment ça se passe chez Balaton

" Dis-moi, Arnaud, c'est qui le type là-bas en train de déjeuner avec Isabelle Softelle ? "

Arnaud Du Lac fit semblant de ramasser sa serviette et se retourna fort peu discrètement vers le fond du restaurant. En se redressant, il souffla à Pierre Gautier : " C'est son petit ami, Mickaël Nash...

- C'est bizarre, il me semble l'avoir déjà vu chez Balaton... "

Du Lac se mit à rire : " Evidemment ! Il travaille là ! Tu n'es vraiment pas très doué pour les potins : tu es là depuis six mois et tu n'es pas au courant ? "

Pierre Gautier haussa les épaules : " Bof, ça ne m'intéresse pas trop... Mais qu'est-ce qu'il fait lui au juste ? Je ne l'ai jamais vu dans les réunions... "

Du Lac prit un air gêné : " Oh, tu sais, il est un peu désoeuvré ces derniers temps...

- Ah bon, mais pourquoi ?

- En fait, il était responsable de la logistique, puis il est parti aux Etats-Unis pour une mission soi-disant cruciale pour Balaton... Résultat : quand il est revenu, il y avait Dupont à sa place... qui avait été coopté par un ami de Georges Balaton, notre cher P-DG...

- Et alors ?

- Alors, au bout de quelques semaines d'inactivité, il a demandé à voir Duchêne, qui lui a promis que la situation allait s'éclaircir et qui lui a donné un titre de supply chain manager... Et ça n'a jamais été réglé... Nash a bien tenté de reconquérir sa place à plusieurs reprises, mais sans grand succès... Résultat, il est au placard... Doré, certes, mais au placard quand même.

- C'est la bonne planque, ça... Moi aussi, je vais demander à être payé à rien faire...

- C'est pas drôle, tu sais, il est à moitié déprimé...

- Pourquoi il ne va pas voir ailleurs dans ce cas ? Après tout, il n'a pas démérité ici...

- Je le soupçonne d'être un peu orgueilleux et de penser qu'avec la réorganisation qui va certainement avoir lieu bientôt il pourra retrouver son poste et montrer à tout le monde qu'il a été victime d'une injustice... "

Gautier soupira : " Ben, dis donc, c'est gai... Et ça arrive souvent, ce genre de blagues ?

- Non. Enfin, il n'y a pas longtemps, il y a eu Steiner, mais c'était un peu différent, c'était en attendant sa retraite... " 

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