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Que dire lors d'une réunion informelle avec son chef ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Que dire lors d'une réunion informelle avec son chef ?
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Pour Jacques Lorenzi, le P-DG du cabinet Jacques Lorenzi Conseil, ce type de réunion peut être utile : «Un patron peut avoir besoin d’un moment d’échange informel avec des collaborateurs, soit parce qu’il lance un projet, soit parce qu’il rencontre des problèmes. Et dans ce cadre, il va fixer un horaire pour la réunion.»

Mais cela peut déboucher sur des incohérences :
«Si le patron convoque les gens sans préciser l’ordre du jour, ses collaborateurs vont trouver cela surprenant et agréable la première fois. Mais, dès la seconde réunion, la méfiance et le scepticisme vont l’emporter et l’échange n’aura pas lieu.»

Il doit préciser très rapidement l’ordre du jour : «S’il a une relation de confiance avec ses collaborateurs, ces derniers vont très vite lui poser la question : “Quel est le problème?”. S’ils ne le font pas, c’est à lui d’expliquer qu’il a un problème, qu’il ne sent pas les choses et qu’il a besoin d’échanger avec eux.»

Sinon, il risque une perte de crédibilité : «Les salariés vont penser qu’il tente de changer son style de management de manière un peu perverse. Et cela se passera d’autant plus mal qu’il descendra vers la base de l’entreprise car la méfiance sera encore plus forte.»

Conclusion
 

«Tous les patrons rêvent d’avoir des échanges informels avec leurs collaborateurs, reprend Jacques Lorenzi. C’est important car, dans une entreprise, la motivation du personnel fait 50 % de la performance. Un manager confronté à un problème peut donc se tourner vers ses collaborateurs. S’il le fait de manière élégante et adroite, cette démarche sera utile ou, si elle ne sert pas, au moins, il n’aura rien perdu. En revanche, s’il est maladroit, ses collaborateurs penseront que c’est de la démagogie. Il doit donc voir si ces derniers captent le message qu’il tente de leur faire passer.»
 

Comment ça se passe chez Balaton 

“Toi aussi, tu as encore reçu un mail de Duchêne ?»
Dans un coin du plateau des commerciaux, Arnaud Du Lac était penché sur le bureau de Xavier Fournier. Il chuchotait pour que les autres n’entendent pas. Xavier Fournier lui répondit sur le même ton de mystère :
«Je ne crois pas... Attends, je me connecte... Ah, si !»
Xavier Fournier prit le temps de lire le message du directeur général. Il était assez bref : «Le dernier échange informel avec vous m’ayant apporté beaucoup, je vous propose que nous nous retrouvions à nouveau mardi prochain en fin de journée. Merci de m’informer si vous ne pouvez pas être disponible.»
Xavier Fournier leva les yeux vers Arnaud Du Lac :
«Il remet ça ! Qu’est-ce que tu crois qu’il veut, cette fois?
– Je n’en sais pas plus que toi... Mais, après l’expérience de la dernière fois, je ne suis pas sûr qu’il soit indispensable de réitérer l’exercice...»
Environ un mois plus tôt, Paul Duchêne leur avait proposé, à eux deux et à cinq autres salariés de Balaton, de participer à une réunion «décontractée», sans leur en dire plus. Lorsqu’ils étaient arrivés dans le bureau directorial, Duchêne les avait invités à s’asseoir sur les canapés et les fauteuils – et non à la grande table de réunion comme d’habitude – et leur avait lancé :
«Voilà, je voudrais avoir votre avis sur la manière dont fonctionne l’entreprise, comment vous vous sentez dans votre poste...»
Ils s’étaient regardés, un peu interloqués. Qu’attendait Duchêne ? Qu’ils fassent les petits rapporteurs ? C’était plus que surprenant ! Ils s’en étaient tirés avec quelques banalités, espérant bien ne plus se retrouver dans une situation aussi inconfortable ! Et voilà qu’il remettait ça !
«Attends, mardi ? Je vais y échapper : je suis en rendez-vous à l’extérieur toute la journée...»
Xavier Fournier ne cachait pas son soulagement. Arnaud Du Lac faisait grise mine, puis :
«C’est parfait... Je vais dire que tu n’es pas là... Et qu’après, on est en vacances... Et qu’il faut remettre ça à la rentrée... »


 


 

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