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Quelles sont les limites de l'actionnariat salarié ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Quelles sont les limites de l'actionnariat salarié ?
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Pour André Perret, directeur associé du cabinet ER Ressources Humaines, il y a eu un discours de dupes : " La préoccupation principale des gens qui prenaient des actions de leur société était de se constituer un complément d'épargne ou de faire un placement. Beaucoup plus que de soutenir leur entreprise. Certains voulaient, peut-être, aussi être reconnus comme de "bons petits salariés". "Or, les chefs d'entreprise ont un peu mené leurs salariés en bateau : " Ils ont un peu trop essayé de présenter ces prises de participation comme des compléments de revenu. Et n'ont pas toujours mis tous les éléments sur la table, en particulier le risque de pertes éventuelles. "

Et ils doivent aujourd'hui gérer un sentiment de frustration et de démobilisation : " Les salariés qui ont le sentiment d'avoir été piégés financièrement cherchent des responsables. Or, la bourse étant un peu immatérielle, ils les trouvent parmi ceux qui ont défini la stratégie de l'entreprise, donc les cadres dirigeants. " Et, pour cela, tenir un discours de vérité : " Ils ne doivent pas culpabiliser les gens en disant : "Vous avez joué, vous avez perdu". Ou rejeter la responsabilité sur la conjoncture économique. Les directions doivent faire un effort de transparence en direction des salariés actionnaires, voire les associer davantage aux décisions stratégiques. "

Conclusion
 

" En prenant des actions de son entreprise, le salarié se retrouve dans une situation paradoxale où plus il y a de restructurations, voire de licenciements, plus ses chances de réaliser des profits financiers augmentent, reprend André Perret. L'entreprise, elle, a été un temps gagnante en terme de capitalisation, mais aujourd'hui, elle se retrouve perdante car on ne peut pas avoir des gens solidaires s'ils ne découvrent qu'après-coup les petites lignes du contrat. "

 

Comment ça se passe chez Balaton

Ouahou ! Dites donc, ça a l'air classe, les immeubles qu'ils sont en train de construire sur les quais là-bas ! "

A l'exclamation que poussa Xavier Fournier, ses deux collègues, Stéphane Bertier et Arnaud Du Lac, se tournèrent vers le chantier qu'il leur indiquait. Arnaud Du Lac fut le premier à réagir :

" Tu as raison ! Stéphane, ce n'est pas toi qui cherches un appart depuis des mois ? Voilà un bon investissement!"

Stéphane Bertier lui répondit avec impatience :

" Bon, je croyais qu'on allait au restaurant... Pour la promenade digestive, on verra plus tard... "

Mais Du Lac insista :

" Attends ! Tu ne pourras pas trouver mieux : neuf, bien situé, à proximité des transports en commun... "

Cette fois, Bertier arborait un pauvre sourire :

" Arrête ! tu es en train de me couper l'appétit !

- Ah, bon ? Mais pourquoi ? Je te trouve un super plan et voilà comment tu réagis... T'es vraiment un rabat-joie...

- Mais, non ! C'est juste que je n'ai pas exactement les mêmes moyens qu'il y a quelques mois... Aujourd'hui, je pourrais à peine me payer un studio... Et encore, un tout petit...

- Mais qu'est-ce que tu as fait ?

- Ben, comme vous ! J'ai cédé aux promesses de richesse que nous a faites notre direction... J'ai pris un paquet d'actions de Balaton SA et, maintenant que la bourse s'est cassé la figure, je me retrouve sans un sou de côté !

- Tu n'es quand même pas en train de nous dire que tu as placé toutes tes économies dans le plan d'actionnariat salarié ? "

Alors que Du Lac et Fournier le regardaient, bouches bées, Bertier hocha la tête :

" Pas le plan... les plans... trois ans de suite... A l'époque, ça me paraissait le meilleur placement, avec l'abondement de la boîte... Donc, j'ai tout mis là-dessus...

- Et tu n'as pas pensé que tu pouvais perdre de l'argent ?

- Les gains, si... Mais pas le capital ! J'étais persuadé qu'il était garanti... Mais j'ai dû mal lire le contrat ! "

Xavier Fournier tenta de dérider Bertier :

" Ben, au moins, maintenant, tu sais pourquoi tu bosses comme un âne... Pour reconstituer ton capital...

- Ah, ça, on ne m'aura plus ! "

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