emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur
Une marque du réseau Emploipro.fr

Travailler dans l'industrie

Quels métiers seront remplacés par des robots demain ?

 | par Coralie Donas

Quels métiers seront remplacés par des robots demain ?
Avec l’IA, il n’y a plus besoin de programmer les tâches en avance puisqu’elle s’appuie sur l’apprentissage automatique.
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer

L’intelligence artificielle bouscule l’automatisation de l’emploi entamée il y a plusieurs décennies, tandis que la pandémie aurait tendance à accélérer le phénomène. Interview de Gregory Verdugo, professeur d’économie à l’université Paris Saclay Evry, et chercheur associé à l’observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). 

Quels sont les métiers qui vont faire place à l’automatisation ?
L’automatisation a tendance à se renforcer dans l’industrie et les services. Un certain nombre d’études ont été réalisées sur le sujet mais il est toujours compliqué d’évaluer précisément le phénomène. Par exemple, il n’y a toujours pas de livraison, ou de taxi automatique. Les technologies existent, mais ne sont pas complètement mûres. Les caisses automatiques se sont développées dans les magasins mais il y a encore énormément de travail humain. Le travail a été déplacé de la caissière au client, en échange d’un gain de temps. Avec la pandémie actuelle, il y a un facteur qui se rajoute : le risque dans les emplois de contact. Cela incite encore plus à développer des technologies qui permettent d’éviter de multiplier les contacts humains.
 
Quelles sont les technologies actuellement impliquées dans l’automatisation ?
Depuis quelques années, l’intelligence artificielle, l’IA, change la donne en matière d’automatisation des emplois. Elle avait commencé dès les années 1970 avec les premiers ordinateurs qui étaient très doués pour remplacer les tâches routinières, c’est-à-dire celles qui peuvent être faites par un programme informatique. C’est ainsi que les bases de données ont remplacé les gens qui classaient des fiches dans les ministères, ou que les caisses automatiques sont apparues sur les autoroutes. Avec l’IA, il n’y a plus besoin de programmer les tâches en avance puisqu’elle s’appuie sur l’apprentissage automatique. Combiné avec le big data, de grosses capacités de stockage et de traitement, cela permet de repousser plus loin les capacités de la machine. Et là aussi, les prédictions ne sont pas faciles. Au début des années 2010, des chercheurs de Harvard indiquaient qu’il était impossible d’écrire un programme pour qu’une automobile puisse conduire seule. Trois ans après, arrivaient les voitures autonomes. 
 
Comment s’opèrent les choix entre automatisation et travail humain ?
Les modèles économiques montrent que plus le coût du travail humain augmente, plus cela incite les entreprises à les remplacer par des machines. Cela est d’autant plus facilité par la révolution technologique : le prix des machines baisse et leur efficacité augmente. La bonne nouvelle c’est que cela crée de plus en plus d’emplois qualifiés, de métiers dans lesquels il y a des perspectives d’embauches. La mauvaise est que cela s’accompagne souvent d’inégalités de salaire et de la fin d’un emploi qui pouvait être protégé et relativement bien payé, dans de grandes entreprises manufacturières.
 
Est-ce que le travail qualifié n’est pas lui-même remis en cause par l’IA ?
Des questions se posent en effet sur l’IA, ou plus précisément, l’apprentissage automatique : est-ce qu’il est possible qu’il remplace, un jour, le travail qualifié ? On pensait pendant longtemps que cela n’était pas envisageable, mais dans les faits, par exemple dans le domaine de l’imagerie médicale, se trouvent déjà des programmes entraînés pour lire les images et y détecter des maladies. Donc la quantité de travail diminue, mais le point de vue communément partagé est que cela permet aux médecins de se concentrer sur du travail à valeur ajoutée, l’analyse. Ce que l’on observe pour l’instant est que ceux qui ont tendance à bien s’en sortir sont les individus les mieux formés. Les gens sont incités à se former pour atteindre un niveau d’éducation qui leur permette de faire face à des conditions de production qui changent. Nous évoluons en effet dans des économies qui sont confrontées à des innovations ou à des chocs, comme la pandémie actuelle ou, il y a dix ans, la récession. 
 

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

Vous aimerez aussi

Automobile : des formations adaptées aux véhicules de demain

Automobile : des formations adaptées aux véhicules de demain

« Avec la franchise, je me suis révélée »

« Avec la franchise, je me suis révélée »

L’ingénieur en réalité virtuelle et/ou réalité augmentée : c’est quoi ce métier ?

L’ingénieur en réalité virtuelle et/ou réalité augmentée : c’est quoi ce métier ?

Ingénieur en cobotique : c’est quoi ce métier ?

Ingénieur en cobotique : c’est quoi ce métier ?

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

460 offres d’emploi en ligne

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus
Fermer X