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Rebondir après une rupture conventionnelle

 | par Marjorie Corcier

Rebondir après une rupture conventionnelle
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Initiée en 2008, la rupture conventionnelle s’est imposée comme une alternative à la démission et au licenciement. 

En juillet 2020, 40 900 demandes de ruptures conventionnelles ont été validées en France. C’est 9,8% de plus qu’en juillet 2019, selon la Direction de l’animation, de la recherche et des études statistiques (Dares). Un « effet post-Covid » n’est peut-être pas étranger à cette tendance.

 

Envie de changement, de donner un nouvel élan à sa carrière ? La rupture conventionnelle peut apparaître comme une belle opportunité que l’on soit employé ou cadre, quadra ou même jeune salarié à peine trentenaire. Attention toutefois, à bien préparer ce changement de cap !

 

La rupture conventionnelle, c’est quoi ?

 

Le salarié et l’employeur sont d’accord pour mettre fin à l’amiable et sans motif au CDI du salarié. Cette rupture du contrat de travail donne lieu à une convention qui doit être validée par la Direccte. L’employé va pouvoir percevoir une indemnité spécifique égale au minimum à un quart de salaire brut par année d’ancienneté les 10 premières années et un tiers du salaire brut au-delà. Il pourra ensuite être indemnisé par Pôle emploi.

 

Des quadras mais pas seulement

 

Sandrine Kirklar, directrice générale du groupe ADH, cabinet de conseil en ressources humaines, croise régulièrement des salariés en amont ou en aval de leur rupture conventionnelle. « Les profils sont assez divers et la crise de la quarantaine n’est pas un mythe. On trouve des parents libérés de la charge d’enfants en bas âge qui ont des attentes différentes au travail. Il y a aussi des salariés qui ont à peine 30 ans et qui sont déçus de ce que l’entreprise leur propose. Ils estiment avoir fait fausse route et changent d’orientation », observe la professionnelle, saluant dans tous les cas « un choix courageux ».

 

A qui la faute ? A l’entreprise pas toujours prompte à se réinventer ? Au salarié qui pourrait se voir taxé d’infidélité ? Pour Sandrine Kirklar, la question n’est pas de trouver un coupable. « Parfois le mariage ne fait pas l’affaire », résume-t-elle simplement. 

 

« Ces phases de transition prennent du temps »

 

Dès lors, pas question toutefois de claquer la porte et de miser sur le temps enfin retrouvé pour rebondir en quelques semaines. « Ces phases de transition prennent du temps. Il faut déjà bien se connaître car au fond, c’est une démarche personnelle. Il y a trois règles à garder en tête : être lucide, être réaliste et être rigoureux, conseille Sandrine Kirklar. Il faut bien évaluer la route qu’on a à faire et vérifier qu’on ait suffisamment d’eau dans la gourde pour tenir ».

 

L’idée, c’est de partir avec un projet pour lequel on échafaude un plan d’action. « Cela demande de l’énergie, une adhésion et du soutien du reste de la famille aussi », précise la directrice générale d’ADH. Se pose aussi la question importante de l’argent. « Décider de se mettre à son compte par exemple implique souvent d’être prêt à travailler pour rien au début.  Une cadre sup de l’agroalimentaire que j’ai accompagnée et qui avait créé son entreprise est ainsi restée deux ans sans salaire. C’est dur financièrement mais aussi pour l’amour propre », confie-t-elle.

 

Se faire accompagner

 

Ses conseils ? Agir avec méthode, ne pas hésiter à solliciter un comité d’écoute constitué de proches, avoir l’humilité de se faire former grâce au CPF (compte personnel de formation), toquer aux portes des structures d’accompagnements (Chambres de commerces et d’industries, chambres de métiers) en cas de reprise ou de création d’entreprise et aussi prévoir un plan B « pour ne pas se mettre en danger économiquement ». « Et surtout, ce n’est pas parce que le tableau contient de petites zones d’ombres, qu’il ne faut pas y aller ! », encourage Sandrine Kirklar.

 

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