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Recrutement dans l’assurance : plus de compétences technologiques

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Recrutement dans l’assurance : plus de compétences technologiques
Pour le moment nous ne constatons pas de big bang, mais plutôt une évolution profonde des métiers
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Les métiers de l’assurance se transforment sous l’impulsion des technologies. Tous les changements ne sont pas encore mesurables.

Le cabinet Deloitte a publié en mars une étude sur les tendances de l’assurance en 2018*. Une des grandes évolutions est l’innovation insufflée par les startups. « Les grandes sociétés se sont beaucoup rapprochées des startups ces dernières années. Elles prennent des parts dans leur capital, s’investissent dans les incubateurs et les accélérateurs, pour accompagner les nouveaux produits et les concepts qui y sont développés. Elles mettent en place des programmes d’ « intrapreneuriat » pour encourager leurs salariés à innover », illustre Julien Maldonato, associé conseil industrie financière chez Deloitte.

A Niort, la ville historique des assurances et des mutuelles, cinq sociétés (MAIF, MACIF, MAAF, IMA et Groupama Centre Atlantique) se sont associées en début d’année pour créer « Niort Tech », présenté comme l’« accélérateur de l’assurtech ». Preuve que les grands assureurs ne veulent pas perdre une miette des transformations qui se jouent en ce moment. En revanche, la fusion n’est pas encore parfaite, selon Julien Maldonato. « Les startups n’arrivent presque jamais à déployer une solution à l’échelle d’une grande compagnie, en raison des règles de sécurité renforcées qui s’y appliquent. Mais cette proximité change leur culture ». En interne, les grands acteurs adoptent un peu plus les codes et les modes de fonctionnement des jeunes pousses.

La réglementation a aussi un impact sur les métiers

Le déploiement technologique à grande échelle dans les compagnies d’assurance pose cependant la question de la disparition de certains métiers. « La technologie va forcément détruire des emplois dans une proportion que l’on ne sait pas chiffrer, mais aussi en créer des nouveaux. Il y aura probablement une proportion plus forte de profils technologiques dans l’assurance car l’industrie financière se prête bien à la dématérialisation et à l’automatisation », souligne Julien Maldonato.

Une vision que ne partage pas entièrement Norbert Girard, secrétaire général de l’observatoire des métiers de l’assurance. « Ce sont des bribes de métiers qui seront touchées, mais ils ne vont pas disparaître pour autant. La multiplication des moyens de communication avec nos clients, qui passent désormais par les chats, les sms, les forums, les emails, est chronophage et requiert plutôt de faire appel à de la main d’œuvre ».

L'intelligence artificielle arrive

Il constate aussi que l’intelligence artificielle ou les assurtech ne sont pas les seules à l’œuvre dans la transformation des métiers de l’assurance. Le quotidien des professionnels est touché beaucoup plus directement par les évolutions réglementaires, comme la Directive européenne sur la distribution d'assurances (DDA), le Règlement général sur la protection des données (RGPD)… « Dans ce contexte, les technologies numériques peuvent être mobilisées pour respecter les contraintes réglementaires qui s’appliquent aux métiers.

Par exemple, des projets d’intelligence artificielle et de blockchain peuvent être utilisés pour sécuriser davantage l’acte de vente ou lutter contre le blanchiment », illustre Norbert Girard. Pour l’instant, les effectifs de la branche (220 000 personnes) sont stables, comme le note l’observatoire dans sa dernière étude prospective de juin 2017. Les professionnels en charge de la relation avec les clients sont en légère augmentation, tandis que les fonctions support ont tendance à décliner, en raison notamment de la sous-traitance. « Pour le moment nous ne constatons pas de big bang, mais plutôt une évolution profonde des métiers, qui passe aussi par de nouvelles compétences transversales, de comportement, d’adaptation et de nouvelles façons de travailler en mode collaboratif », juge Norbert Girard.

* Tendances assurance 2018 : Au-delà de l’insurtech, quel futur pour les assureurs, mars 2018.

 

 

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