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Remous lors de la rentrée scolaire

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840 000 enseignants font, aujourd’hui, leur retour à l’école. Réforme de la formation enseignants et suppression de postes oblige, la rentrée est placée sous le signe de sévères passe d’armes entre syndicats, gouvernement et opposition.

Les vacances sont finies. Ce matin, ce sont quelque 840 000 enseignants des classes primaires, des collèges et des lycées, qui sont retournés sur les bancs de l’école pour préparer l’accueil lundi des élèves. Parmi eux, quelques milliers de professeurs débutants s’apprêtent à se lancer à plein temps devant une classe, et certains sans avoir eu au préalable aucune expérience en la matière. Premier sujet de discorde.

 

La formation des enseignants provoque quelques remous

Lisa Roussier fait partie de ceux-là. Lors des journées d’accueil dans l’académie de Créteil, elle a confié à l’AFP qu’elle ne s’était « jamais retrouvée dans une classe, juste en cours particuliers. »  La réforme de la formation des enseignants, outre de hausser l’accès au concours au niveau master, a aussi quelque peu alléger l’aspect pratique de la pédagogie (voir l'article les enseignants aiment leur métier, pas leur formation). Finis, donc, les stages rémunérés, d’un an en 2e année d’IUFM. En lieu et place, on trouve une préparation progressive au métier avant le concours, faite de stages d’observation et de pratique accompagnée de tuteurs. Cette réforme est loin de faire l’unanimité. Et le ministère de l’Education nationale s’est même retrouvé bien embêté, lundi dernier, lors de la publication des résultats d’une enquête menée auprès de la première cohorte d’étudiants ayant suivi cette nouvelle formation. Le ton se résume à ces deux constats : « J’aime le métier que je vais exercer, mais la formation m’apparaît insuffisante, ne me prépare pas assez. » 

 

Suppression de postes

Une critique que relaie le principal syndicat des écoles, le SNUipp-FSU. Il y a bien sûr l’accueil de pré-rentrée de ces enseignants stagiaires qui théoriquement passe de 3 à 5 jours. Mais les stages en master sont, d’une part, facultatifs et d’après les calculs du syndicat au moins 39 départements n’offriront pas ces 5 jours d’accueil obligatoire en primaire. La colère gronde, et elle ne s’arrête pas là. Un autre sujet, plus constant celui-là, suscite l’énervement. La suppression de postes est régulièrement l’objet de passe d’armes entre le gouvernement et l’opposition. Pas de trêve pour la rentrée, au contraire. Hier, Luc Chatel, lors de la traditionnelle conférence de la rentrée, et Martine Aubry, de son côté, en visite dans une école élémentaire à Amiens, ont profité de l’occasion pour s’envoyer des critiques. Le premier a répété son argument fétiche. Malgré les 16 000 suppressions de postes en 2011, il y a, pour cette rentrée, « 35 000 enseignants de plus et 500 000 élèves de moins » qu’au début des années 1990. Conclusion : le « taux d’encadrement est meilleur aujourd’hui ». « Je pense que c’est responsable d’assumer cette politique, ceux qui disent qu’ils vont recréer des postes en 2012, ils vous mentent ! » a –t-il poursuivi. A l’attaquée de répondre, « les moyens ne sont pas élastiques », « il faudra remettre des enseignants là où on en a le plus besoin, c’est absolument évident », a déclaré Martine Aubry. Une rentrée sportive.

Lucile Chevalier

 


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