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Salaire : après un mauvais cru 2010, 2011 devrait être tout aussi mauvais

Salaire : après un mauvais cru 2010, 2011 devrait être tout aussi mauvais
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Les salariés français sont mécontents de leurs rémunérations. Dommage car c’est parti pour durer. En 2011, après deux années noires, les augmentations devraient rester très basses, d’après une étude du cabinet Hewitt.

Les salariés sont fatigués par cette crise. Pendant deux années consécutives, leurs rémunérations n’a que faiblement augmenté, de 2,9 % en moyenne en 2009 et de 2,6 % en 2010, d’après une étude du cabinet Hewitt menée auprès de 153 entreprises. Deux années horribilis, car c’est la première fois, depuis 25 ans, que les augmentations de salaires plongent sous le seuil habituel des 3-3,5 %. Et après un regard un peu plus détaillé sur l’enquête, le constat est encore plus amer. En 2010, les augmentations générales plongent. Elles accusent une hausse de 0,8 %, contre 1,3 % en 2009. Toutes les catégories sont à peu près sous la même enseigne. Les dirigeants en moyennes ont vu leurs salaires majorés de 2,7 % (1,6% pour les augmentations collectives et 2,7 % pour les augmentations ponctuelles par individu). Et pour les ouvriers la hausse, la plus basse, est de 2,5 % (1,5 % et 2,1 %).

Alors évidemment, cela marque la fiche de paie mais surtout donne un coup au moral. Seulement 21 % des employés interrogés sont satisfaits de leurs rémunérations. Et 91 % des salariés déclarent ne pas vraiment comprendre la politique de rémunérations de leur entreprise. Incompréhension et mécontentement, ces deux facteurs jouent sur la motivation. Toujours d’après Hewitt, une entreprise sur deux a observé en 2010, une baisse du taux d’engagement* de ses employés. Et pour la première fois, sur les 6 leviers de mesure de l’engagement, le levier « rémunération » arrive pour 38 % des entreprises dans les 3 premiers. Avant, une faible rémunération pouvait jouer dans le désengagement d’un salarié vis-à-vis de son salarié. En 2010, c’est la rémunération qui fait l’engagement.

De quoi 2011 sera-t-il donc fait ? Les prévisions ne sont guère meilleures qu’en 2010 : 2, 7 % d’augmentation prévus. Le malaise risque de s’installer, car depuis quelques mois des signes de reprise, baisse du chômage entre autres, font régulièrement l’actualité. « Ce sont des chiffres collectifs, les entreprises, dans la réalité, ne ressentent pas forcément la sortie de crise. Certaines ont perdu 20 % de leurs clients et ne voient toujours pas le bout du tunnel, explique Pierre Le Guhénec, responsable de la rémunération globale et des sujets de stratégie et relations sociales au sein du cabinet Hewitt France. Ou soit, il y a une explication plus politiquement incorrect : les entreprises prennent l’habitude des petites augmentations. »   Pour faire avaler la pilule en 2011, les entreprises ont tout intérêt à jouer la transparence, notamment sur les salaires des dirigeants, pour éviter toute mauvaise interprétation, faire de la pédagogie auprès de tous les salariés, et surtout créer un vrai dialogue social avec les partenaires sociaux. Autrement, pas sûr que les employés se donnent corps et âme pour leur boîte.  

Lucile Chevalier

*Le taux d’engagement se mesure sur la motivation et la performance des employés.

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