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Les salaires dans l'industrie

Salaire dans l'automobile : les métiers qui payent le mieux

 | par Gwenole Guiomard

Salaire dans l'automobile : les métiers qui payent le mieux
Romain Doutre, manager de la division ingénieur pour le recruteur Robert Walters.
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L’industrie automobile est en pleine mutation avec l’arrivée des voitures intelligentes ou l’impérative nécessité d’économiser l’énergie. Pour être le mieux rémunéré possible, il faut être à la fois ingénieux, créatif et expert de la technique.

 

L’automobile doit évoluer ou décliner. Ce diktat est commandé par une triple injonction : la demande des consommateurs pour une voiture connectée, le besoin en économie d’énergie et la nécessité d’une voiture améliorant l’environnement et la sécurité. « Ces tendances créent de la tension en particulier sur les métiers liés à la motorisation (technologies hybrides, lois de commande, mise au point), à l’infotainment (applications mobiles, développement logiciel, interfaces homme-machine…) et au développement de nouveaux produits mécaniques (conception, essais, gestion d’affaires…) », commente Sylvain Colas, responsable recrutement régions Ile-de-France et Nord de la société d’ingénierie Alten.

 

« Un ingénieur percevra environ 65 000 euros brut par an »

Conclusion : pour être le mieux payé possible, « il faudra choisir les métiers de l’expertise, commente Cyril Lecacheur, directeur régional adjoint pour le cabinet de recrutement Hays qui publie chaque année une étude sur les rémunérations en France. Ces fonctions apportent une valeur ajoutée à l’entreprise, poursuit-il. Ils sont alors mieux rétribués que les fonctions généralistes comme celles de chef de projet. Ainsi, un ingénieur en électronique de puissance perçoit de 15 à 20 % de plus qu’un ingénieur mécanique classique. Même chose pour les experts en conception mécanique ou les ingénieurs en électronique embarquée. Concrètement, en électronique de puissance, un ingénieur, avec 10 ans d’expérience, percevra environ 65 000 euros brut par an contre 50 000 à 55 000 euros pour un ingénieur mécanique classique. Conclusion : si un salarié veut être bien rémunéré dans le secteur automobile, il doit mettre en avant son expertise et penser à le faire en se spécialisant dès sa formation initiale ».

 

« Le niveau d’exigence a augmenté »

Ceci précisé, reste que les niveaux de rémunérations du secteur automobile stagnent. Les candidats changeant d’employeur ne connaissent plus de hausse importante de leur salaire. Les rémunérations sont, aujourd’hui, dans la moyenne des salaires de l’industrie. Pour sortir du lot, il faudra aussi de développer les compétences, les soft skills, comme la communication, le travail en équipe. « Le niveau d’exigence a augmenté, commente Romain Doutre, manager de la division ingénieur pour le recruteur Robert Walters. Il y a dix ans, nos clients recherchaient des techniciens de qualité apportant une plus value technologique. Aujourd’hui, ils doivent être en plus apte à s’intégrer dans une équipe. Les employeurs s’attachent aujourd’hui – cela compte pour 50 % de leur choix – à embaucher des personnalités ».

 

Un vécu très diversifié dans l’entreprise

Le secteur automobile recherche alors des Ingénieurs s’étant spécialisés via leur formation, leur stage de fin d’études ou leur parcours professionnel. Et tout particulièrement dans le contrôle moteur, le développement logiciel, la conception électronique, l’automatisme et la mécanique. Un équipementier comme Valeo embauche des spécialistes de l’optique, l’électronique, la mécatronique, l’ingénierie système ou la conception software et hardware.

Le management n’est donc plus la seule voie royale. Les recruteurs interviewés conseillent aujourd’hui de développer sa carrière dans l’expertise mais l’expertise créative et plurielle. Pour être nommé patron et voir le montant de ses rémunérations s’envoler, il est essentiel de disposer d’un vécu très diversifié dans l’entreprise. C’est le grand changement d’aujourd’hui.

 

Une appétence pour vendre et satisfaire le client

Pour les équipementiers de rang 1 et 2, pour les sociétés d’ingéniérie constituant les grands recruteurs du moment, les différences concurrentielles se font via l’innovation. D’où la nécessité de disposer d’ingénieurs ingénieux, de créatifs, de passionnés sachant aussi vendre et être stratège. La bonne carrière sera alors celle qui permet le mélange des compétences techniques de haut niveau, d’un esprit de curiosité et d’une appétence pour vendre et satisfaire le client. La clé de la réussite est la mobilité et la mise en danger. Sortir de sa zone de compétences techniques est alors très valorise et très rémunéré…

 

 

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