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Sara : ingénieur mécatronique ou l’ingénieur aux trois casquettes

 | par Laure Martin

Sara : ingénieur mécatronique ou l’ingénieur aux trois casquettes
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Sara vient juste d’être diplômée. Ingénieure en mécatronique de 23 ans, en recherche d’emploi, elle est, depuis ses études, habituée à être la seule femme. Ce qu’elle déplore…
 
« Je suis Marocaine, j’ai donc fait mon lycée à Rabat, raconte Sara. C’est à cette période que j’ai débuté mon orientation professionnelle en choisissant la filière scientifique au lycée. » Mais en deuxième année de lycée, un choix s’impose : les sciences mathématiques ou les sciences expérimentales. « Mes professeurs m’ont encouragée à suivre la filière mathématiques, mais en réalité, je n’étais à l’aise avec aucun des deux filières », reconnaît Sara.
 
Elle découvre alors une troisième voie : sciences techniques, électricité et mécanique. « Cela m’a tout de suite tentée car j’ai toujours été attirée par l’électrique, cela me fascine depuis longtemps. » Et de poursuivre : « Mon père m’a encouragée mais l’enseignement n’était que dispensé dans le secteur public, moins bien réputé que le privé. » Après avoir visité le lycée, elle décide malgré tout de choisir cette voie. « Sur trente élèves, nous étions huit filles », se rappelle-t-elle.
 
Après l’obtention de son baccalauréat, elle postule à des classes préparatoires en France et au Maroc, et décide de s’envoler pour au Mans (Pays de la Loire) « pour la qualité de la formation en vue de devenir ingénieure », confie-t-elle. Car depuis le lycée, Sara sait qu’elle sera ingénieure, « c’était évident pour moi ».
 

Le concours d’ingénieur

 
Ses deux années d’école préparatoire s’avèrent difficile. « Cela a été la pire période de ma vie, reconnaît-elle. Tout d’abord parce que le niveau d’études en général en classes préparatoires est très élevé avec un programme bien chargé mais aussi parce que j’étais toute seule, sans ma famille et sans mes amis, se souvient-elle. Mais je m’en suis sortie. » Dans cette classe préparatoire aussi elle se retrouve en minorité, avec une seule autre fille qui l’accompagne sur une classe de seize élèves. « Quasiment tous les enseignants étaient des hommes… », remarque-t-elle.
 
Sara passe deux concours d’ingénieurs : le concours Centrale-Supélec et le Concours commun polytechniques. « J’ai été admise à l'École supérieure d'ingénieurs de l'université de Caen Basse-Normandie (ESIX Normandie), rapporte Sara. J’ai alors choisi la filière mécatronique et système embarquée, enseignée sur le campus de Caen. » 
 

Une discipline polyvalente 

 
La mécatronique regroupe la mécanique, l’électronique et la programmation. « C’est un secteur  polyvalent, indique-t-elle. Par exemple, un robot est un système mécatronique et embarqué, de même que les drones ou les voitures. » Tous les secteurs sont concernés par la mécatronique : l’automobile, le ferroviaire, l’énergie, le médical, l’aéronautique, la défense.
 
Pour apprendre le métier, Sara a multiplié les stages, le dernier en date ayant eu lieu dans le domaine médical. « L’entreprise développe ses propres machines de production pour fabriquer des produits pour prendre en charge les AVC », explique Sara. Et de poursuivre : « L’univers était très masculin. Je travaillais à l’atelier mécanique et usinage et j’étais la seule femme de l’atelier. J’ai l’habitude, c’est le cas depuis le début de mes études mais il est vrai que j’aimerais bien que cela change. Parfois, on a juste envie de parler à quelqu’un qui pourrait mieux nous comprendre. »
 
Pour ces deux précédents stages aussi, Sara était en minorité. « Bien entendu je défends le fait que le métier d’ingénieur puisse être exercé par les femmes. Finalement, ce ne sont pas des conditions de sexe qui importe mais de compétences et de capacité. Il faut pousser les femmes à s’orienter dans cette voie et cela débute dès l’éducation, dès le plus jeune âge. J’ai un petit message à faire passer aux jeunes filles : osez ! N’ayez pas peur et osez ! »»      
 
 

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