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Savoir bâtir sa seconde partie de carrière

 | par Gwenole Guiomard

Savoir bâtir sa seconde partie de carrière
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Pour ne pas subir sa seconde partie de carrière, il est essentiel de bien la préparer. Bilan de compétence, formation et mobilité doivent faire partie du triptyque du salarié qui ne connaitra pas le chômage à 55 ans.

 

Sera-t-il encore possible très longtemps que les cinquantenaires terminent leur carrière, soit au chômage, soit financé par l’assurance-maladie ? Tout pense à croire que les + de cinquante vont devoir rester en poste plus longtemps. Aujourd’hui, seul 39 % des 55-64 ans sont en emploi. Cela fait de la France la lanterne rouge en Europe dans le domaine de l’emploi des seniors, selon les dernières statistiques d’Eurostat. Mais cette situation est intenable. Et déjà, le pourcentage de plus de 55 ans en poste augmente. Conclusion : les salariés vont être contraint de s’adapter pour réussir au mieux cette 2 e partie de carrière.

 

Réaliser un bilan de compétences

Pour les spécialistes, cette période doit se préparer au plus tôt. « Dès le début de carrière, précise Henri Nury, syndicaliste et représentant de la CFTC auprès de la Copire (Commission paritaire interprofessionnelle régionale de l'emploi). Les difficultés peuvent débuter à 55 ans. Mais il n’y a pas de date anniversaire. Tout commence lorsque, du fait de l’évolution technique, le salarié perd son employabilité. Il faut donc y penser le plus tôt possible ».

« Pour développer sa seconde partie de carrière, il faut tout d’abord développer sa mobilité, précise Natacha Pijoan, maitre de conférence à l’Université de Rennes 1 et auteure d’une thèse sur l’emploi des séniors. Les personnes non-mobiles s’usent psychologiquement. On s’aperçoit que l’ancienneté sur un poste freine l’employabilité d’un salarié ». Changer régulièrement de postes voire d’employeurs permet aussi de se tenir au courant de toutes les modifications et développement de son métier, de sa fonction et de sa branche d’activité.

Ce travail tout au long de sa vie professionnelle exige de se former le plus possible. Les salariés pourront se former, utiliser le plan de formation de leur société, le DIF (droit individuel à la formation), la période de professionnalisation et/ou le CIF (congé individuel de formation). Ils pourront aussi décrocher une VAE (Validation des acquis de l’expérience) pour acquérir un diplôme et valoriser leurs compétences acquises. Pour choisir au mieux son cursus, le salarié peut être épaulé par de nombreux organismes. Ainsi, il ne faut pas hésiter à réaliser - tous les 10 ans semble la bonne périodicité - un bilan de compétences. Ce dernier est finançable via le congé individuel de formation et le Fongecif de sa région. Il peut se prendre en ou hors de son temps de travail sans que son employeur le sache ou non. Il est aussi indispensable d’utiliser toutes les mesures mises en place par les entreprises pour faciliter le bon déroulement da la 2 e partie de carrière.

 

Des accords séniors

Ainsi, les employeurs doivent aujourd’hui mettre en place un entretien de 2 e partie de carrière. C’est un droit pour chaque salarié ayant atteint l’âge de 45 ans. Cette discussion doit se renouveler ensuite tous les 5 ans. Beaucoup d’entreprises veulent aujourd’hui en réaliser. L’Université de Rennes 1 a ainsi réalisé une étude montant que 65 % des 120 entreprises interrogées   souhaitent instaurer ce type d’entretien. Bien qu’encore assez rare, il faut sauter sur l’occasion si l’employeur pratique cette démarche. « Le salarié doit arriver à cet entretien de 2e partie de carrière avec une réflexion sur ce qu’il veut faire, explique Valérie Blanchard, coordinatrice régional de la formation professionnelle au Medef Languedoc-Rousillon. Il peut aussi y avoir des accords dans les entreprises de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences ou des accords séniors. Pour les connaître, il faudra se rapprocher du Comité d’entreprise, des délégués du personnel ou de sa DRH pour connaître ces mesures spécifiques ».

Le salarié pourra aussi, dans certaines régions comme le Languedoc-Rousillon, suivre un point carrière pour faire le point sur ses acquis et ses possibilités de développement de carrière dans et hors de son entreprise.

Enfin, pour se faire aider, le salarié de plus de quarante ans pourra s’appuyer sur les CIBC, les fongecif, le Carif (Centres d'animation, de ressources et d'information sur la formation) pour de l’information sur la formation ou l’Oref (Observatoires régionaux emploi formation) ( www.inter cariforef.org) pour des études et des informations sur les métiers et les secteurs, les professions. Les conseils régionaux peuvent aussi appuyer cette démarche tout comme Pôle emploi et l’Apec.

 

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