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Savoir tirer parti de ses erreurs et de ses réussites

 | par Gwenole Guiomard

Savoir tirer parti de ses erreurs et de ses réussites
Daniel Dufour.
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On peut tous faire des erreurs. Mais si l’on n’en tire pas parti, ces dernières sont appelées à se répéter. Avec son lot de perte de confiance et de dépréciation. Nos conseils pour se rétablir après un échec.

 

Des erreurs, Gérard Rodach en analyse tous les jours avec ses clients. Consultant, dirigeant de Dalett, un cabinet de conseils en management, il est aussi l’auteur de l’ouvrage « Faire rebondir votre carrière ». « L’erreur est toujours un symbole de crise, précise-t-il. C’est à la fois un problème et une opportunité. La première question que doit se poser quelqu’un pour pouvoir tirer parti de son erreur est de réfléchir à comment s’en servir. Thomas Edison a fait 10 000 tentatives avec 9 999 erreurs. A la fin, il a inventé le téléphone… ». Commettre une erreur n’est donc pas la fin du monde. C’est même un processus naturel vers le succès. Mais pour en tirer parti, il faut tout d’abord re – la – ti – vi - ser et faire la part des choses entre ce qui est de sa faute et ce qui incombe aux autres ou à l’environnement.

 

Une totale remise en cause

Puis, si l’erreur survient, il faut tout d’abord en faire l’analyse en mettant de côté ses émotions. On peut être en colère ou abattu. Mais il faut s’exprimer pour dépasser ses humeurs. Ensuite, il s’agira de mesurer sa part dans la catastrophe et de déterminer les actions pour entamer une correction de ses points faibles. Ce programme peut consister à mettre en place une formation ou un accompagnement. Il peut aussi s’agir de retravailler sur une action moins ambitieuse pour réamorcer la pompe à succès. Si l’erreur est plus importante, si elle nécessite une totale remise en cause, c’est évidemment plus difficile et la réflexion doit être plus profonde. Suis-je vraiment fait pour ce métier ?  Certains experts sont paniqués à l’idée d’intégrer des groupes de projets et de travailler en équipe. Ils commettent erreur sur erreur. Peut être ne sont-ils, tout simplement, pas fait pour ces réflexions collectives ? Il faudra alors trouver une voix correspondant mieux à sa personnalité. Parfois, on ne peut se changer. Le mieux est alors de la savoir, de se connaître et d’agir en conséquence. Un échec est souvent le révélateur d’une inadéquation entre la personne et la façon dont elle exerce son travail. Le tout est de comprendre les mécanismes en œuvre. « Car le premier sentiment éprouvé après un échec est la honte/culpabilité, estime Michele Gaubert, psychothérapeuthe et auteure de « L’embarras du choix ». Il faut combattre ce couple. Sans quoi on peut échouer de façon récurrente pour toujours les mêmes raisons. Cela s’appelle une névrose d’échec. C’est une situation que l’on connait bien. On la préfère à une situation de réussite qui risque de chambouler sa vie. On reste alors à vivoter ». Ensuite, il est essentiel de comprendre pourquoi cela s’est passé. Sans nostalgie, sans complaisance. L’erreur est à comprendre pour ne pas avoir à la refaire.

 

Installer un processus d’amélioration

Un travail auprès de ses proches peut être une première étape. Le cercle familial peut permettre de reconstituer l’estime de soi. Cela peut rassurer mais c’est une démarche dangereuse. Vos proches peuvent aussi vous tirer vers le bas à coup de « Je te l’avais bien dit »… Le mieux, lors de ses instants délicats, est de s’appuyer sur des tiers de confiance ayant les mêmes expériences partagées que soi. Ce sont les plus à même de démêler les choses, de saisir les différentes responsabilités. Ce peut être des pairs, des anciens de son école, des coachs. « Il faut aussi reconnaitre que l’on peut être énervé contre le système et se permettre de pleurer ou d’exprimer sa colère, rappelle le médecin suisse Daniel Dufour, auteur de « Rebondir, une approche créative pour surmonter les obstacles ». Il faut le faire pour soi, seul dans sa voiture, sous son oreiller ou dans la nature. Cela fait du bien. Et cela permet, en s’étant donner le droit d’exprimer sa déception de se re respecter et d’être mieux respecté par les autres ».

Cela permettra aussi de rebondir et de se dire qu’il est désormais important d’installer un processus d’amélioration constante de soi. C’est la meilleure façon de ne pas connaître d’ennui. Il est alors essentiel de comprendre ses erreurs aussi minimes soient elles. Mais aussi et surtout d’analyser ses réussites. Cela permettra de limiter ses échecs et de ne pas s’engager dans une voie sans issue. Si l’on est bon dans un domaine et mauvais dans l’autre, il faut l’avoir analysé. Cela permettra de s’associer avec quelqu’un excellant dans son domaine faible. Cela constitue le meilleur bouclier contre l’échec.

 

« Savoir utiliser la posture optimiste »

Philippe Gabilliet est professeur à  ESCP Europe et auteur de l’ouvrage « Eloge de l’optimisme ». Il est aussi vice-président de la ligue des optimistes de France, section régionale d’Optimiste sans frontière.

« Pour tirer parti de ses erreurs, je préconise la posture optimiste. Elle consiste en trois actions. Il faut tout d’abord analyser ce qui va bien dans une situation donnée. C’est l’histoire du verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Ensuite, il faut parier, face à un tiers, sur une amélioration de la situation. Enfin, il faut professer une confiance inébranlable dans le pouvoir de la volonté. C’est une approche volontariste. Cela signifie aussi, lorsqu’une erreur a été commise, ne pas la rabâcher. C’est une perte de temps. Il faut tout de suite chercher des solutions. Il faut donc analyser ses points forts. Que me reste-t-il comme budgets, comme force de travail ? Quelles sont ensuite mes marges de manœuvre ? Les deux questions précédentes réglées, on tentera de rechercher une solution. Il faut essayer, même si c’est imparfait, même si c’est temporaire. L’idée est de relancer la machine, trouver des micro-solutions pour créer un contexte pour rebondir. Je défends donc l’optimisme comme posture intellectuelle. C’est un véritable outil de résolution des problèmes et de maintien d’une énergie, de l’inspiration et de la confiance ».

 

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