emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur

Se faire recruter aujourd’hui avec les réseaux sociaux

 | par 

Se faire recruter aujourd’hui avec les réseaux sociaux
Jean-Ghislain De Sayve, Partner & Board Advisor de Hunteed
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer

 86% des sondés ont élu domicile sur un réseau social comme LinkedIn par exemple, et renseigné leur profil. Du côté des recruteurs, évidemment même tendance. Une majorité de recrutements se réalise via les réseaux et le web. Comment alors recrute t-on aujourd’hui, qu’attendent les recruteurs, on fait le point avec Jean-Ghislain De Sayve, Partner & Board Advisor de Hunteed.

Quelles ont été les grandes étapes de l’évolution des modes de recrutement ?

« Le monde du recrutement a très peu évolué pendant vingt ans et, en revanche, très vite depuis 2005. Si le recrutement reste toujours une rencontre, les moyens qui sont mis à sa disposition ont totalement changé. La proposition de valeur s’est modifiée. Il y a vingt ans, les cabinets de recrutement scrutaient leur base de données pour dénicher les bons profils. Dans les années 80, Michael page avait, par exemple, la plus belle base de données de financiers. Au tournant des années 2000 sont apparus les job boards : ces plateformes sur lesquelles les clients déposaient des annonces et les candidats pouvaient déposer leur CV. L’arrivée notamment de LinkedIn a complètement modifié la valeur ajoutée des cabinets de recrutement qui ne pouvaient plus mettre en avant la spécificité de leur base de données vis-à-vis de leurs clients. Difficile de rivaliser avec LinkedIn, Monster, Indeed, Cadre Emploi, etc. dont tout l’accès est gratuit. Les cabinets de recrutement ont du se réinventer. Désormais ce n’est plus l’information que l’on fait payer mais son exploitation. Ce changement a grandement complexifié leur travail qui consiste désormais à imaginer et utiliser des outils performants pour dénicher les bons CV dans toutes ces CV thèques en ligne ».


Quels impacts ont les nouveaux outils numériques sur l’évaluation des candidats ?


« Les recruteurs utilisent des logiciels qui permettent d’adresser automatiquement des questionnaires aux candidats. Ils se servent aussi d’outils de pré qualification visuels  comme les entretiens vidéo réalisés via Skype. Parfois, les candidats sont même interrogés via des centres d’appel délocalisés. Un grand nombre d’entreprises recourent aussi à la sélection des CV par des solutions logiciels usant d’un ATS. Cet Applicant Tracking System stocke d’abord tous les CV reçus suite à une offre d’emploi. Ces derniers sont ensuite scannés puis scrutés par la machine qui « casse » toute la mise en forme du CV pour n’en extraire que le texte brut. Un moyen efficace et surtout très rapide pour le recruteur de trouver le CV qui va correspondre aux critères qu’il recherche en y entrant des mots clés et des compétences spécifiques ».


Pour le candidat, comment se faire alors repérer ?


« Ces nouveaux modes de recrutement impliquent pour les candidats de passer la barrière informatique, en misant très scrupuleusement sur la mise en forme de leur profil et le choix de mots clés pertinents. Il lui faut bien étudier le vocabulaire lié à la fonction ou au métier qu’il vise et le faire apparaître dans son profil public ».


Les nouveaux outils, fixent-ils de nouveaux codes entre recruteurs et recrutés ?


« Le recruteur a surtout appris à être moins exigeant vis-à-vis du candidat. Il y a vingt ans, il aurait été par exemple inconcevable sur les fonctions d’expertises, de recevoir un candidat sans cravate. Avec l’arrivée des RTT, les questions sur ces jours de récupération offusquaient le recruteur. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Le recruteur doit s’adapter à une nouvelle génération de candidats qui ne voit plus le travail comme un but ultime mais comme un moyen, parfois une commodité ».


En dehors de la spécificité des métiers, y a t-il une augmentation de la demande de certaines compétences ?


« On a de plus en plus de mal à trouver des compétences sur des fonctions d’encadrement et d’expertise. Il y a deux ans on comptait 160 000 cadres qui changeaient de postes, aujourd’hui ce chiffre est passé à 220 000. Il y a une pénurie.  Donc les entreprises s’ouvrent davantage aux capacités d’adaptation des candidats qu’à leur compétence. Les soft skills passent avant les hard skills. Les recruteurs ne regardent plus si la personne a les compétences exactes recherchées, ils évaluent avant tout si le candidat a le potentiel pour les acquérir ».


Y a t-il des modalités de recrutement qui ne changent pas et ne changeront pas ?


« Les nouveaux outils ont nettement allongé le temps du recrutement et ouvrent l’accès a davantage de candidats obligeant à dénicher la perle rare au sein d’une quantité de profils disponibles. En revanche, la rencontre reste une nécessité, même en fin de parcours, au recrutement. C’est toujours une histoire d’Homme et d’échanges ».
 

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

Vous aimerez aussi

Le recrutement en mode gaming : préparez-vous !

Le recrutement en mode gaming : préparez-vous !

Des trophées pour récompenser le parcours d’entrepreneurs handicapés

Des trophées pour récompenser le parcours d’entrepreneurs handicapés

Recrutements hommes-femmes : des écarts toujours aussi importants

Recrutements hommes-femmes : des écarts toujours aussi importants

Recherche d’emploi : elle diffère selon l’âge

Recherche d’emploi : elle diffère selon l’âge

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

6965 offres d’emploi en ligne

Les entreprises qui recrutent

Voir tous les recruteurs

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus
Fermer X