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Spécial Mondial de l'automobile

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Pendant la crise, l'automobile continue de recruter, mais les postes proposés changent.

 

 

 

Créée en 1925, l’Estaca (école supérieure des techniques aéronautiques et de construction automobile) forme chaque plus de 200 ingénieurs pour le monde des transports, notamment l’automobile. Patricia Vaux, responsable du service carrières emploi fait le point sur les débouchés des étudiants actuels et sur l’avenir de diplômés des prochaines années.

 

A la sortie de leur cursus, quelles fonctions occupent principalement les étudiants qui sont passés sur les bancs de l'Estaca ?

Plus de 60% d’entre-eux occupent un poste lié à la recherche appliquée. Depuis plus de 10 ans, cette tendance se vérifie année après année : le débouché de la majorité de nos élèves c’est la recherche, le bureau d’études.

 

Où travaillent-ils ? Chez les industriels ou les équipementiers ?

Ils travaillent pour eux, mais pas dans leurs locaux, au contraire. Les constructeurs et les équipementiers automobiles font appel à des prestataires extérieurs. C’est un moyen de ne pas alourdir leur masse salariale. Vous lirez partout que les grands constructeurs ne recrutent pas, n’en déduisez pas qu’il n’y a plus d’emploi dans l’automobile, au contraire. 2007 et 2008 ont été des années très porteuses. 83% de nos étudiants, toutes filières confondues, ont été recrutés en moins d’un mois.

 

Vous parlez de ce qui change. Justement, l’industrie automobile reste-t-elle un monde d’hommes ?

Malheureusement oui. Nous avons beau multiplié les actions de promotion, notamment avec l’association « Elles bougent » en direction des élèves de première ou de terminale, les lycéennes restent sourdes à nos appels. C’est d’autant plus dommage que celles qui choisissent l’automobile ne le regrettent pas : elles font de très belles carrières. Dans les équipes projets, c’est appréciable d’avoir un regard féminin. Les industriels aimeraient avoir davantage de filles, ils militent tous pour la mixité.

 

 L’automobile a été le lieu d’innovations managériales cruciales : le travail à la chaîne a inventé l’ingénieur moderne avec la séparation des tâches de conception et d’exécution. On a connu aussi l’ingénieur tueur de coûts. Aujourd’hui, la mode est-elle toujours au projet ?

Ce n’est pas une mode, c’est un changement profond du travail. Pour un ingénieur,   c’est une obligation. D’ailleurs dans la formation qu’ils reçoivent à l’école il y a la préparation d’un projet. C’est un moyen de les y initier.

 

Exigences écologiques, intégration des technologies de l’information, la voiture de demain sera très différente de celle d’aujourd’hui. Comment préparez vous vos étudiants ?

Nos étudiants choisissent une dominante mais aussi une des 7 filières technologiques : motorisation, fluides et énergies, systèmes embarqués… Pour suivre les évolutions technologiques, nous dialoguons en permanence avec eux pour connaître les évolutions du marché. En outre, 70% de nos enseignants sont des professionnels reconnus qui viennent donner des cours. Notre but est de former des ingénieurs opérationnels, aptes à répondre aux besoins des professionnels. A titre d’exemple, je reçois de nombreuses demandes pour des ingénieurs motoristes. Cela est sûrement lié à la préoccupation écologique.

 

Certains de vos étudiants sont-ils démarchés par des constructeurs allemands ou italiens par exemple, tous les pays étant confrontés à des pénuries de main d’œuvre qualifiée ?

Je reçois des offres venant du Canada, des Etats-Unis, d’Italie ou d’Angleterre. Ce n’est pas quotidien mais cela représente un vrai volume. Il y a 10 ans, c’était exceptionnel. Toutefois, il faut relativiser. Ces offres viennent souvent d’anciens élèves qui ont tenté leur chance à l’étranger, ou de personnes qui ont travaillé avec un de nos élèves.

 

Les carrières d’ingénieurs sont-elles délocalisées aujourd’hui ?

Non, ceux qui vont à l’étranger le font par choix. La R. et D. n’est pas délocalisée.

 

Le marché automobile est confronté actuellement à une crise conjoncturelle (c’est le bas du cycle) et structurelle (les besoins changent), y’a-t-il encore un intérêt pour un jeune ingénieur de choisir l’automobile ? N’est-ce pas un métier du passé ?

Non. Ce que vous appelez crise va être l’occasion d’un profond renouvellement des véhicules. Par exemple, l’environnement sera une préoccupation croissante qui sera prise en charge par les ingénieurs. La demande pour des véhicules propres qui font moins de bruit va croître. Notre filière électro acoustique s’intéresse à cette question. Pour construire les véhicules de demain, les ingénieurs seront plus que jamais nécessaires.

 

 Propos recueillis par Christophe Bys

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