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Stagnation des hausses salariales et augmentation du mécontentement

Stagnation des hausses salariales et augmentation du mécontentement
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Depuis 2009 et le début de la crise, la modération salariale prime. Pour 2012 les entreprises prévoient un budget d’augmentation globale de 2,8 %, annonce le cabinet Aon Hewitt dans sa dernière étude. A noter le taux d’inflation anticipée à 2 %. Pas de quoi motiver des salariés démoralisés.

Depuis 2009, les augmentations générales n’ont pas dépassé les 3 %. Ces 3 % étaient pourtant jusque-là le seuil minimal. La crise avait fait avaler la pilule et les salariés accepté de se serrer la ceinture. Le hic est que la modération salariale dure et la patience touche à ses limites. Il y a un peu plus de deux semaines, 600 salariés de Renault ont manifesté devant le Technocentre de Guyancourt pour réclamer de meilleures hausses de salaires. Les 3 % qu’offrent la direction pour les ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise, c’est trop peu, dénoncent les syndicats. Après la disette salariale, ils attendent un geste plus généreux de part de la direction. En février dernier, c’étaient les salariés des usines girondines de Dassault qui criaient leur ras-le-bol. Derrière un cercueil noir, entre 200 et 250 salariés grimés d’un masque blanc exigeaient des augmentations de salaires. Alcatel, Crédit mutuel, bref, en 2012, de nombreux salariés déçus ont ainsi manifesté. Marre, ils en ont marre.

 

71 % des Français insatisfaits des perspectives d’évolution salariale

Une enquête menée début février par Ipsos et Logica pour Endered auprès de 5 500 salariés français parle même d’une « tendance à la démotivation, liée au manque de perspectives d’évolution et à une forte insatisfaction en matière de salaire ». Les salariés « ont le sentiment, poursuit l’étude, que la situation économique s’améliore mais que les augmentations salariales restent bloqués. » 71 % des sondés se déclarent ainsi insatisfaits des perspectives d’évolution salariale et 65 % pestent contre la politique salariale.

Et ce n’est certainement pas, la dernière étude du cabinet Aon Hewitt * sur les perspectives pour 2012 sur les augmentations de salaires qui vont leur donner du baume au cœur. « La principale tendance issue de cette enquête révèle que les prévisions d’augmentations globales de salaire fixe (individuelle et collective) restent alignées sur celle pratiquées en 2011, demeurant ainsi en dessous des 3 % généralement observés avant que les effets de la crise ne soient constatés en 2009 », note l’enquête.

 

Des augmentations globales de 2,8 %

En 2012, donc, comme en 2011, les entreprises tablent sur des augmentations globales de 2,8 %. L’inflation, quant à elle, devrait atteindre pour l’année en cours, et selon les sondés, 2 %.

Concernant les augmentations individuelles, c’est la même chose. L’on fait comme hier. L’enveloppe destinée à ces hausses est maintenue à 2,3 %, comme en 2011. Pour les augmentations générales, les entreprises comptent s’aligner sur l’inflation, elles tablent ainsi sur une hausse de 2 %.

Dernière chose : moins de 5 % des entreprises envisagent un gel total des salaires pour 2012.

Lucile Chevalier

 

* Etude menée en février dernier auprès de 440 entreprises installées dans 39 pays   en Europe et au Moyen-Orient, toutes tailles et tous secteurs confondus. En France 146 entreprises ont répondu à l’enquête.

 

 

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