emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur

Tout pour se faire augmenter

 | par Gwenole Guiomard

Tout pour se faire augmenter
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer
Les entreprises du CAC 40 viennent de doubler leur bénéfice en un an. Après trois ans de disette salariale, les négociations peuvent donc débuter. Pour convaincre son dirigeant de se faire augmenter, il faut proposer des arguments fiables : chiffres d’affaires réalisés, travaux effectués, clients développés… Nos conseils pour décrocher une augmentation.

Après trois ans de gel salarial et une légère reprise de l’économie, il est temps de convaincre votre employeur : vous devez être augmenté. Pour cela, il faut tout d’abord mettre sur pied un rendez-vous formel pour évoquer votre demande. Ensuite, vous devrez exposer vos arguments et faire comprendre à votre supérieur que vous êtes indispensable à la bonne marche de son entreprise. Pour ce faire, il vous faudra exposer des chiffres, du concret, du tangible.

C’est un signe qui ne trompe pas. Le cabinet de recrutement Robert Half vient de publier quelques conseils aux employeurs intitulés « pourquoi faut-il augmenter ses salariés ? ». Dans un petit texte, ce spécialiste du conseil en recrutement explique à ses clients qu’ils vont devoir mettre la main à la poche pour garder les meilleurs. Ces derniers « sont ceux qui ont dépassé leurs objectifs mais aussi ceux qui ont contribué à l’amélioration de la qualité, de la satisfaction des clients ou ceux qui développent une intelligence émotionnelle au service de l’entreprise… De nombreux salariés sont donc concernés », précise Olivier Gélis, le directeur général. Si vous vous reconnaissez dans cette description, il est temps de passer à l’attaque selon une stratégie en trois points.

 

Un rendez-vous formel pour mettre en avant vos réussites

La première chose à faire est d’organiser un rendez-vous formel dont le thème, bien compris par les deux parties, sera une analyse de votre salaire et de votre apport à votre société.

Lors de cette rencontre, vous proposerez à votre supérieur un argumentaire mettant en avant vos réussites professionnelles. Le but de la manœuvre est de lui expliquer que vous faites parti des meilleurs éléments. Ceux que l’on doit garder pour prendre le bon train de la reprise économique. Pour cela, indiquez, de façon concrète, vos réussites : un client ramené, un contrat signé, des objectifs dépassés, une idée développer, un produit amélioré, un service rendu… La liste est longue. Le tout est de convaincre : votre employeur perdra plus en vous voyant quitter son entreprise qu’en vous augmentant. Vous convaincrez en précisant qu’une augmentation permet de remotiver ceux qui ont été fidèles et performants durant la crise. « C’est le moment de récompenser la loyauté, les efforts et les sacrifices consentis par les meilleurs éléments durant la crise. Et ce d’autant plus si un engagement a été pris durant cette période. Le bon manager, c’est celui qui tient parole », préviennent les spécialistes de Robert Half. Une hausse du salaire permet aussi d’encourager les performances individuelles et collectives et de fidéliser les meilleurs collaborateurs, ceux qui créent la valeur ajoutée de l’entreprise, ceux aussi qui sont les plus convoités par les concurrents. Cela permet enfin de séduire les talents de demain : « une entreprise qui sait récompenser les meilleurs a plus de chance d’attirer les collaborateurs les plus talentueux », estime les consultants de Robert Half.

 

Une idée de votre valeur comme base de discussion

Une fois que cet argumentaire a fait mouche, dans un 2 e temps, vous expliquerez à votre supérieur quels sont les salaires pratiqués dans votre profession. Pour cela, vous aurez, au préalable, analysé le marché pour avoir une idée de votre valeur. Vous vous serez informé des salaires de vos alter ego dans d’autres entreprises similaires à la vôtre. Vous aurez recueilli des informations dans les journaux, auprès de vos camarades de promotion, de l’association des anciens… Si votre salaire est en dessous du marché, c’est un premier argument à faire valoir pour une augmentation.

 

Un montant ou des avantages précis

A la fin de la discussion, il faut porter l’estocade et donner ses prétentions. Bref, il faut demander une augmentation sonnante et trébuchante. Cette dernière peut être un pourcentage de son salaire annuel. Une hausse de 8 à 10 % valorise le salarié. C’est un bon signal. Il faut aussi savoir qu’une hausse inférieure à la barre « psychologique » des 3 % constituera une sorte de camouflet. Ainsi, selon le cabinet Aon Hewitt, le taux d’augmentation de salaire fixe, en 2011, sera de 2,6 % pour une inflation qui devrait être de 1,6 %. Pour ce cabinet, les prévisions d'augmentations globales de salaire fixe (individuelle et collective) resteront en dessous des 3% généralement observés avant que les effets de la crise soient constatés en 2009. Vous ferez alors comprendre à votre interlocuteur que vous souhaitez être augmenter plus que la moyenne…

Pour contourner l’écueil de l’augmentation en salaire, il est aussi possible de demander une prime exceptionnelle indexée sur vos réussites et/ou des avantages en nature : voiture, téléphone, ordinateur portable dernier cri ou un Palm Pilot… Cela permet à un dirigeant de gratifier un collaborateur sans payer de charges patronales. Il est aussi possible de demander des aménagements de son temps de travail voire du télétravail…

 Enfin, si cette négociation échoue, ne désespérez pas. Cela sera pour la prochaine fois. Cela ne doit pas vous empêcher de commencer à chercher de nouvelles opportunités et de nouveaux employeurs.

 

 

 

 

 

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

8723 offres d’emploi en ligne

Fermer X