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Transition écologique : quel impact sur les métiers?

 | par Laure Martin

Transition écologique : quel impact sur les métiers?
Peu de métiers nouveaux vont être créés, mais de nombreux métiers vont être amenés à évoluer
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France Stratégie, en partenariat avec le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq), et avec l’appui de l’Observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte (Onemev), ont construit un cycle de webconférences sur la transition écologique et les conséquences sur l’emploi. La première portait sur la rencontre entre la transformation des métiers et les compétences associées à cette transition écologique. Le point. 

Intégrer les préoccupations écologiques dans l'activité économique implique de transformer les emplois, les compétences et les formations. Et anticiper ces transformations est un enjeu crucial. « Les angles d’approche sur la transition écologique sont nombreux avec la création de certains emplois et la disparition d’autres », a rappelé Gilles de Margerie, commissaire général de France Stratégie. Dans tous les cas, il paraît fondamental d’innover dans les métiers et de penser collectivement les transitions car « la transition écologique irrigue toutes les organisations », a soutenu Thomas Lesueur, commissaire général au développement durable. Il ne faut donc pas envisager le secteur écologique comme un secteur qui fonctionne en vase clos. 
 

L’évolution des métiers

 
« Avec la transition écologique, peu de métiers nouveaux vont être créés, mais de nombreux métiers vont être amenés à évoluer », confirme Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables. Ainsi, la majorité des métiers vont être ″verdis″, avec des briques de compétences qui vont être ajoutées.
Néanmoins, difficiles pour une entreprise de se projeter car « tant qu’elle ne dispose pas de commandes et qu’elle n’en sait pas plus sur son marché, elle ne peut pas se projeter à l’échelle des emplois afin de savoir comment ces derniers vont évoluer et ni traduire la transition écologique au sein des gestes professionnels des salariés, indique Régine Chevalier, chargée de mission Anticipation et développement de l'emploi et des compétences à la délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle (DGEFP).
De fait, lorsque nous montons un Engagement développement et compétences (EDEC), le cahier des charges prévoient que les entreprises doivent s’être interrogées en amont sur la question de la transition écologique, avec les branches professionnelles. » D’ailleurs, pour permettre la mise en place de mesures concrètes au sein des entreprises, il serait nécessaire de donner plus de poids au directeur en charge du développement durable, afin qu’il dispose d’une vraie force de décision au sein de l’entreprise et qu’il puisse motiver les salariés.
 

Une démarche holistique

 
A l’échelle macroéconomique, « tout est question de moyens, soutient Thomas Gaudin, économiste à l’Agence de la transition écologique (ADEME). Car nous disposons d’une action internationale pour promouvoir les dialogues emploi-environnement, élaborée au moment de la Cop 21. De même qu’il faut instaurer un dialogue entre les acteurs de l’emploi et de la lutte contre le changement climatique. » 
Dans la transition écologique, la démarche doit être holistique, et être prise en compte en amont et en aval. « Si un acteur économique, par exemple un agriculteur, est seul à agir, donc si par exemple il fait de l’agriculture biologique mais que ses fournisseurs et ses acheteurs ne se sentent pas concernés par la démarche, alors, elle ne risque pas de fonctionner », soutient Régine Chevalier. Les entreprises ont aujourd’hui encore quelques difficultés à adopter cette approche holistique. Des nouveaux métiers comme des chargés d’affaire, au point sur la réglementation écologique, peuvent les aider dans cette démarche.  
 

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