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Travailler dans l'aéronautique...avec un handicap

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Travailler dans l'aéronautique...avec un handicap
Il est désormais mécanicien aéronautique spécialisé en hydromécanique.
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A la suite d’un accident du travail, James Vieira a perdu l’usage d’un œil. S’il a continué plusieurs années à occuper le même poste, il a finalement décidé de bénéficier de l’aide de l’association Hanvol pour se reconvertir.

« J’ai occupé un poste dans la métallurgie, explique James. C’est lorsque je travaillais sur la fabrication des portes d’ascenseur, en 1997, que j’ai perdu mon œil à cause d’un foret qui a transpercé mes lunettes de protection. » Pendant deux ans, il bénéficie d’un suivi médical et subi plusieurs opérations médicales. « J’ai continué malgré tout à travailler au sein de la même entreprise, jusqu’en 2010. J’ai été déçu qu’elle ne fasse aucun effort me concernant, à la suite de mon accident. On ne m’a pas proposé de changer de poste pour faire un travail moins risqué et préserver mon second œil. » James saisit l’opportunité d’un plan de départ volontaire de l’entreprise pour se lancer dans une nouvelle aventure : l’ouverture d’un restaurant. « Je suis d’origine portugaise et je voulais proposer ce type de nourriture en France. » Il se lance avec un ami. « Cela n’a pas marché, mais j’ai beaucoup appris, notamment sur la difficulté de gestion d’une entreprise. »

Le choix d’une reconversion

Avant même de déposer le bilan, James réfléchit à sa reconversion. Il intègre une entreprise d’intérim pour obtenir un poste dans une usine de Montereau (Seine-et-Marne) qui fabrique des fibres optiques. « J’ai dû me battre pour obtenir ce poste, indique-t-il. J’ai obtenu un entretien avec le service des ressources humaines, mais ils m’ont laissé sans réponse. Lorsque j’ai insisté, on m’a répondu que j’avais un bon dossier, mais qu’ils avaient peur que je perde mon second œil. J’ai alors insisté, je leur ai énuméré tout ce que je faisais avec un seul œil, pour leur faire comprendre que je voulais travailler avec eux et finalement j’ai obtenu le poste. »

Après six mois, il se réoriente vers une entreprise dans l’aéronautique, après avoir passé son permis Caces pour les chariots élévateurs. Mais il souhaite intégrer l’entreprise et non le sous-traitant. Aussi, décide-t-il de contacter l’association Hanvol, qui participe à la formation des personnes atteintes de handicap aux métiers du secteur de l’aéronautique, dont il a connu l’existence par un ancien collègue. Après s’être assuré de la fiabilité de l’association et de l’accompagnement offert, James postule en février 2015. « Mais j’ai reçu une réponse négative, explique-t-il. Je me suis donc réorienté vers Pôle Emploi qui m’a mis en contact avec Cap Emploi, spécialisé dans l’embauche des personnes en situation de handicap, et partenaire d’Hanvol. La conseillère est alors parvenue à m’obtenir une sélection chez Hanvol. » 

Un accompagnement par Hanvol

Après la sélection de son dossier, James est convoqué à un entretien téléphonique puis à des tests psychotechniques. « Tout s’est bien déroulé et j’ai pu intégrer l’association. » Il a ainsi pu bénéficier d’une remise à niveau de ses bases scolaires. « Le seul problème, c’est qu’ils voulaient absolument m’orienter en logistique, alors que je voulais faire de la mécanique, explique James. Je me suis une fois de plus battu pour y parvenir. » Après la remise à niveau, les candidats revoient leur cv et postulent au sein d’entreprises du secteur. « En parallèle, on passe les tests d’entrée dans les écoles car généralement, à l’issue d’Hanvol, on est recruté en alternance, rapporte James. J’ai visé le CFA bac pro aéronautique option système, et j’ai obtenu une bonne note, ce qui a rassuré les membres d’Hanvol sur mon choix de la mécanique et non de la logistique. »

En août, James reçoit un appel de l’entreprise Safran, à Villaroche - l’entreprise qu’il visait, et se voit proposer un poste en mécanique, en gestion hydraulique du Rafale, proposition qu’il accepte. Il commence le CFA en septembre 2015, en alternance chez Safran. « Pendant ces deux années, il faut être parfait en cours et dans l’entreprise, souligne-t-il. Dans l’entreprise cela s’est très bien passé. Mais après on s’inquiète toujours pour l’obtention d’un poste car si on n’obtient rien, cela donne l’impression de s’être investi pour rien. » Après avoir remis son rapport de stage, le responsable du chef d’équipe lui a proposé un poste en CDI. » Il est désormais mécanicien aéronautique spécialisé en hydromécanique. « Je commence à être l’un des plus anciens à travailler sur le moteur du Rafale. Je forme les autres, je m’épanouis. Le jeu en valait la chandelle. »

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