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Trois préjugés sur les ingénieurs battus en brèche

Trois préjugés sur les ingénieurs battus en brèche
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L’Observatoire des ingénieurs a présenté, mercredi dernier, son bilan annuel sur la situation des ingénieurs. L’occasion de remettre en cause un certain nombre de préjugés.

 

Les ingénieurs ne connaissent pas la crise. Normal, il y aurait une grande pénurie d’ingénieurs en France. Surtout qu’ils partent tous travailler dans la finance. Tout cela est faux. L’Observatoire de la profession bat en brèche un certain nombre de préjugés.

 

Préjugé n° 1 : les ingénieurs nullement touchés par la crise

« Les indicateurs ne s’effondrent pas, mais s’assombrissent » a nuancé mercredi Gérard Duwat, président de l’Observatoire des ingénieurs, lors de la présentation de l’enquête annuelle sur la profession. Certes, il n’y a pas de quoi trop se plaindre dans le contexte actuel. Fin 2012, le taux de chômage des ingénieurs se limitait à 4 %, et même à 2,8 % si on exclut les jeunes diplômés en recherche d’emploi. Néanmoins, il faut noter que ce taux a légèrement augmenté par rapport à 2011. Il atteignait alors les 3,5 %. Fin 2012, plus d’un jeune diplômé sur 5 (21 %) déclaraient être en recherche d’emploi. En 2011, 18 % des jeunes diplômés connaissaient cette situation.

Ainsi, même si la crise ne les violente pas, elle a néanmoins un impact. D’ailleurs, les ingénieurs en 2012 étaient légèrement plus inquiets pour leurs emplois : 8 % contre 6 % en 2011. La crainte fluctue selon le secteur d’activité. Ainsi, les ingénieurs travaillant dans les télécoms étaient fin 2012, plutôt très préoccupés. 20 % d’entre eux craignaient pour leur emploi. A l’inverse, seulement 4,5 % des ingénieurs du secteur de l’énergie se font de la bile.

 

Préjugé n° 2 : il existe une pénurie d’ingénieurs en France

         Autre préjugé, démonté par l’Observatoire des ingénieurs : la France souffrirait d’une pénurie d’ingénieurs. C’est largement faux. Plus de la moitié des ingénieurs en charge des recrutements interrogés par l’Observatoire déclarent ne pas avoir rencontrés de difficultés pour pourvoir un poste ou soit les a surmontées en modifiant quelques caractéristique du poste. Les difficultés sont présentes mais sur quelques profils particuliers seulement : comme les ingénieurs en sciences et technologies de l’information et de la communication ou les ingénieurs en mécanique. Seulement 10 % des recruteurs sondés déclarent avoir rencontrer des difficultés sur tous les profils.

 

Préjugé n° 3 : beaucoup d’ingénieurs s’orientent vers la finance

         Enfin, reste le dernier mythe, celui de la fuite des ingénieurs vers le secteur de la finance. Tout d’abord, il faut noter que l’attractivité de ce secteur baisse. Seulement 1,8 % des jeunes diplômés partent vers la finance. Ensuite, « comme nous l’avions déjà souligné l’an dernier, ce phénomène ne concerne qu’une dizaine d’écoles, les établissements de catégorie A », ajoute Gérard Duwat, avant de conclure : « Ils s’orientent d’ailleurs beaucoup plus vers des activités de Conseil. 7,5 % des jeunes ingénieurs au global y travaillent. Ils sont 12 % des diplômés des grandes écoles ». En ajoutant les sociétés de conseil en ingénierie, comme Altran, Altem, 54,8 % des ingénieurs travaillent dans le secteur industriel.

 

Lucile Chevalier

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