emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa L'echo tourisique Neo restauration Le Moniteur

Trouver la meilleure entreprise pour un emploi de qualité

 | par 

Trouver la meilleure entreprise pour un emploi de qualité
Patrick Dumoulin est directeur général de l’institut Great place to work France.
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer

Crise ou pas crise, il faut s’en convaincre : le candidat choisit son employeur autant que ce dernier le choisit. En salon de recrutement, cela impose de faire un tri pour rencontrer les bonnes entreprises. Celles de votre secteur de prédilection. Celles avec qui vous êtes en phase.

 

Ce doit être votre credo : votre carrière ne doit pas être subi. Vous devez en être l’acteur principal. Car vous allez passer, en emploi, près de 40 heures par semaine. C’est suffisamment long pour bien choisir son employeur et partenaire de travail. En salon, vous allez donc devoir faire des choix parmi les centaines d’entreprises présentes. Le premier conseil est d’en choisir une dizaine tout au plus dans votre secteur de prédilection et quelques unes hors secteur. Ensuite, vous devrez enquêter pour bien vérifier que cet employeur saura développer votre carrière.  Pour faire le bon choix, vous devrez lister ce que vous recherchez dans un emploi. Ce peut être une grande entreprise pour une gestion de carrière planifiée (formation continue importante, évolution balisée) ou une petite et moyenne entreprise avec plus de polyvalence et d’autonomie. Vous pouvez préférer travailler dans une société favorisant le bon équilibre entre vie privée et période professionnelle. Il faudra aller vérifier la politique en matière d’horaire, de télétravail de l’employeur visé.

 

La stratégie de son futur employeur

A contrario, certains employeurs ont une réputation de « presse-citron ». Pour les connaître, consultez régulièrement des magazines et les classements de type Great place to work ou Glassdoor. Ils recensent les employeurs où il fait bon vivre. La bonne méthode est alors de déterminer les critères professionnels que l’employé recherche et les critères personnels qui lui semble indispensables. « Dans la première catégorie, un employeur de qualité permettra à son personnel de développer son employabilité, précise l’outplaceur Eric Beaudouin, directeur général d’Oasys consultants. Il faut se poser quelques questions : quelle image me donnera cet employeur ? Que m’apportera-t-il de plus ? Chaque secteur dispose d’une entreprise de référence qui booste une carrière comme Apple dans l’informatique ou Procter dans le commercial ». Ensuite, il est indispensable d’analyser son développement de carrière. Quel poste sera proposé dans les trois ans ? Si personne n’est capable de répondre à cette question, il faut se méfier. Il faut aussi analyser la stratégie de son futur employeur. Son secteur d’activité est-il porteur ? L’entreprise est-elle économiquement saine ? La transparence est ici essentielle. Si les informations sont rarissimes, si l’entreprise a des choses à cacher, c’est évidemment mauvais signe. Le candidat se renseignera également sur le type d’actionnariat de la société. Une gestion du personnel à l’anglosaxonne ne conduit pas à la même ambiance que celle d’un groupe familial. D’un côté, l’esprit de compétition sera valorisé d’un bout à l’autre de la chaine de décision avec, par exemple, des salaires au mérite. De l’autre, une vision sur le plus long terme mais une carrière qui n’évolue que très lentement. Il n’y a pas de bonne façon de faire. Il y a par contre des gestions du personnel qui conviennent à certains et sont catastrophiques pour d’autres.

 

« Pas de malentendus entre l’employeur et l’employé »

Il peut être aussi intéressant de viser les employeurs et les secteurs payant le mieux. De nombreuses études des cabinets de recrutement, de l’Apec ou du groupe Hay vous indiqueront qui payent le mieux.

Pour disposer de ces informations, le candidat doit aller au-delà du discours commercial publié dans les annonces ou dans les plaquettes de l’entreprise. A coup de « communication » hors de prix, certains employeurs se sont acheté une image de marque employeur parfois très éloignée de leur pratique managériale. Pour les candidats, il est désormais difficile de séparer le bon grain de l’ivraie. « Pour cela, estime Nicolas Leroy, consultant du cabinet de recrutement le plus important de France Michael Page, il faut, tout d’abord, analyser ce qu’attend l’employeur et voir ce que le candidat recherche. Cela évite toute désillusion. Car il ne faut pas qu’il y ait des malentendus entre l’employeur et l’employé. Cela grossit avec le temps ». Pour recueillir des informations sur la politique de promotion interne, de formation continue et de mobilité en vigueur dans une entreprise, la solution peut être aussi de partir à la rencontre des salariés via les réseaux sociaux. Vous pouvez les approcher lors de forums ou de salons professionnels ou en contactant les clubs d’anciens salariés.

 

« Qui dirige l’entreprise et je vous dirais s’il y fait bon travailler »

Il est, enfin, essentiel de connaître ses valeurs et son éthique. Pour cela, les critères personnels sont à analyser. Il s’agit ici de bien définir le style de management qui vous correspond. Et de mesurer si l’entreprise les fait sien. Les réseaux sociaux peuvent permettre d’interroger les employés en place pour connaître le dessous des cartes. « Qui dirige l’entreprise et je vous dirais s’il y fait bon travailler », annonce Patrick Dumoulin, directeur général de l’institut Great place to work France qui classe chaque année le meilleur employeur de France. Pour repérer une entreprise de qualité, je conseille d’analyser les propos du dirigeant et de croiser cela avec les performances sociales de l’entreprise ».

Ces performances sont les rares mesures quantifiables. Par exemple, le turn-over et le taux d’absentéisme doivent se situer sous la barre des 5 % par an. Le pourcentage de la masse salariale consacrée à la formation devra dépasser les 3 %. L’entreprise ne devra pas avoir connu de jour de grève et devra montrer un accroissement de son chiffre d’affaire. Ce sont autant de facteurs propices au développement du salarié et du… chiffre d’affaires.

 

 

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

Vous aimerez aussi

Se faire recruter aujourd’hui avec les réseaux sociaux

Se faire recruter aujourd’hui avec les réseaux sociaux

Des trophées pour récompenser le parcours d’entrepreneurs handicapés

Des trophées pour récompenser le parcours d’entrepreneurs handicapés

Recrutements hommes-femmes : des écarts toujours aussi importants

Recrutements hommes-femmes : des écarts toujours aussi importants

Recherche d’emploi : elle diffère selon l’âge

Recherche d’emploi : elle diffère selon l’âge

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

6061 offres d’emploi en ligne

Les entreprises qui recrutent

Voir tous les recruteurs

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus
Fermer X