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Trumpf soigne ses jeunes recrues

 | par Maxime Amiot

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Cette entreprise du Bade-Wurtemberg propose une formation poussée à ses jeunes ingénieurs et des évolutions variées aux plus confirmés. Au siège, pas moins de six cadres sur dix changent de poste chaque année.

Un parcours balisé dans ses moindres détails ! Chez Trumpf, tout jeune ingénieur suit un itinéraire soigneusement défini. Une politique particulièrement présente au siège historique de ce fabricant de machines-outils, à Ditzingen (Bade-Wurtenberg). Première étape : une formation intensive au métier. « Les universités allemandes fournissent un enseignement très théorique, et nombre de diplômés sont déphasés en arrivant ici. C'est à nous de les mettre au niveau technique », explique Silke Buchholz, le responsable ressources humaines du site. Chaque recrue a droit à deux jours de découverte, durant lesquels le groupe lui est présenté. Puis il est formé à la tenue de son poste, durant un à trois mois, en fonction de son niveau. « Le chef d'équipe effectue une sorte de bilan de compétences pour mesurer la formation nécessaire. Puis, il l'encadre, par le biais de son équipe ou d'un parrain chargé de le suivre au quotidien », poursuit Silke Buchholz. Peter Epperlein, diplômé en mécanique de l'université de Karlsruhe, a été recruté en 2006 pour un emploi d'ingénieur développement, spécialisé dans le design industriel des machines. « J'ai été formé durant deux mois avant de prendre totalement la responsabilité de mon poste. Tous les membres du service m'ont aidé à tour de rôle, selon les questions », raconte-t-il.
La démarche ne s'arrête pas là : le groupe a pris l'engagement de dispenser 25 heures de formation minimum par an et par salarié. A Ditzingen, la moyenne est de 40 heures. Au programme, des contenus techniques, mais aussi comportementaux, comme la relation face à un client ou la gestion d'équipe. Car, s'ils sont prioritairement affectés à des postes d'étude ou de production, les jeunes ingénieurs peuvent également être dirigés vers des fonctions marketing/commercial. « Nous n'avons pas l'équivalent des écoles de management françaises. Ici, les vendeurs et les cadres marketing sont des ingénieurs. Ce qui est tant mieux, car devant un client, la maîtrise de la technique est indispensable », relève Silke Buchholz.

Trumpf

Société créée en 1923
Activité Production et commercialisation de machines-outils dédiées au travail de la tôle. Développement de technologies de laser industriel.
Chiffre d'affaires 2006 1,94 milliard d'euros
Effectif groupe 7 300 collaborateurs
Site de Ditzingen 2 000 salariés, 200 ingénieurs recrutés en 2007
 

Dans tous les cas, les carrières ne sont pas figées : chaque année, à Ditzingen, 60 % des cadres changent de poste ! Les ingénieurs peuvent dévelop- per une expertise ou aller sur des postes d'encadrement, voire tenter leur chance à l'international : avec 3 200 salariés hors d'Allemagne en France et aux Etats-Unis principalement , les possibilités sont nombreuses. Une mobilité qui touche avant tout les ingénieurs confirmés : les jeunes embauchés doivent attendre cinq ans en moyenne avant de connaître leur première évolution significative. « Il est très important d'être bien armé sur la technique pour la suite de la carrière », résume Silke Buchholz.

Des critères clairs de rémunération
Cette rigueur toute allemande n'empêche par les jeunes d'être « chal-lengés », notamment par le biais de leur rémunération. Dès la première année, ils perçoivent une part variable, représentant de 10 à 20 % de leur salaire total. Le groupe ne pratique aucune augmentation générale : les évolutions sont exclusivement individuelles, même pour les débutants. Une politique peu commune en Allemagne. Qu'importe, le système semble convenir aux intéressés : « Les critères sont très clairs, indexés sur mes performances individuelles et mon implication, en accord avec mon manager. C'est juste et très motivant », assure Peter Epperlein, qui touche 20 % de sa rémunération en variable, dès sa première année d'embauche. Un ratio qui ferait frémir plus d'un ingénieur français... .




 

 

 

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