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Un CDI sur 6 non confirmé à l’issue de la période d’essai

Un CDI sur 6 non confirmé à l’issue de la période d’essai
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16 % des CDI signés ne vont pas au-delà de la période d’essai. Dans la moitié des cas, la rupture est de l’initiative du salarié lui-même. Plutôt inquiétant et coûteux. Le taux d’échec du processus d’embauche coûte entre 50 000 et 100 000 euros par échec.

 

En 2011, selon l’étude menée par le cabinet Mozart Consulting, un CDI sur six signés n’a pas vécu au-delà de la période d’essai. Dans la moitié des cas, c’est le salarié lui-même qui a décidé d’y mettre un terme. Ce taux révèle l’échec de la procédure de recrutement. Mais surtout, et c’est encore plus embêtant il a un coût. « Le taux d’échec du processus d’embauche (TEPE) représente, sur la base du salaire médian, 50 à 100 000 euros par échec, suivant le profil du candidat, sans compter la démobilisation tacite du reste des salariés en poste et l’impact sur le retard des projets engagés », alerte Victor Wackine, Président-Fondateur de Mozart Consulting.

« Le secteur des Services est le moins efficace », pointe l’étude. Plus d’une fois sur six (dans 17,6 % des cas plus précisément), en 2011, le CDI n’a pas été confirmé à l’issue de la période d’essai. Le taux des sorties en période d’essai y ont été deux fois supérieur aux autres secteurs. Le taux d’embauche quant à lui a été identique. La raison de ce mauvais score, est à chercher du côté du « faible niveau d’expertise demandé dans la plupart des recrutements » estime le cabinet Mozart Consulting.

 

Le BTP : bon élève

Le secteur du BTP, à l’inverse est bon élève. Avec un taux d’échec de 9,9 %, il figure même à la tête du classement du secteur où les procédures d’embauches ont été les plus réussies en 2011. La Construction est épargné, « compte tenu de la rareté des métiers du BTP sur le marché du travail » analyse l’étude.  

L’industrie, enfin, affiche un taux d’échec intermédiaire (11,3 %). Ce secteur s’est surtout illustré avec un taux d’embauche en CDI de 20 % supérieur à 2010. Après les saignées de 2009 et 2010, le marché de l’emploi a redémarré dans l’industrie.

 

Le TEPE de l’Hôtellerie et la Restauration atteint les 24 %

En zoomant sur les sous-secteurs, on constate que la meilleure progression est chez les Télécoms. Son taux de sortie en période d’essai a chuté de 36 % entre 2010 et 2011. Et son taux d’échec en période d’essai a reculé de 16 %, passant de 15,2 % à 12,7 %, lui faisant gagner une place dans le classement. « La concurrence exacerbée entre les 4 opérateurs a généré une forte réaction dans l’accompagnement des collaborateurs dès le recrutement » explique le cabinet Mozart Consulting.

A l’inverse, le sous-secteur de l’Informatique a vu son TEPE augmenter de 17 %. La faute au « défaut de congruence entre emploi proposé et travail recherché », particulièrement prégnant dans les SSII.

Enfin, les entreprises de l’Hôtellerie et de la Restauration sont toujours aussi mauvaises élèves. Près d’un quart des CDI signés ne vivent pas jusqu’à la fin de la période d’essai.

 

Lucile Chevalier

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