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Un chef peut-il en permanence souffler le chaud puis le froid ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Un chef peut-il en permanence souffler le chaud puis le froid ?
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Pour Olivier Plesse, directeur du cabinet Ouest-Ressources Humaines, Lambert (voir ci-dessous) est affectif et réactif : « Il s'inscrit dans le court terme. C'est un homme de l'immédiat et de promptes réactions, qui s'enthousiasme très vite. Cela génère une stimulation ponctuelle, mais il est dommage qu'il ne mémorise que les dernières actions positives ou négatives de ses collaborateurs. »
Sa versatilité déstabilise ses collaborateurs : « Si certains sont assez adultes pour faire la part des choses entre ce qui relève, chez Lambert, de l'énervement passager et ce qui est révélateur d'une insatisfaction profonde, d'autres, plus sensibles aux ambiances, vont être atteints plus profondément. »
Avec ses jugements primitifs et primaires, Lambert perd en crédibilité : « L'écho de ses messages va aller en se dégradant. Et ses collaborateurs vont chercher ailleurs la sérénité qu'ils ne trouvent pas chez Lambert en quittant, s'ils le peuvent, son service. »
Le supérieur de Lambert a un rôle à jouer : « Dès lors qu'il a conscience des excès affectifs de Lambert, il doit tenter de les tempérer. En montrant, par exemple, à Lambert que, à l'occasion d'une réunion, il a déstabilisé Untel ou Untel. En l'amenant à répondre par des faits sur les raisons de son attitude et en l'engageant à travailler davantage en mode projet. »

Conclusion

« Lambert, avec son côté un peu inconséquent, néglige l'importance que ses collaborateurs accordent à ses jugements, reprend Olivier Plesse. Or, professionnellement, on existe aussi dans le regard des autres. Par son comportement, Lambert entrave l'instauration d'un dialogue constructif, sincère et motivant. Il risque aussi de voir de bons collaborateurs partir ou d'avoir du mal à attirer les meilleurs. A lui d'en tirer la leçon. »

Comment ça se passe chez Balaton

"Eh ben dis donc... Il ne t'a pas loupé, ce bon Lambert, pendant la réunion... »
Lorsqu'il lança sa remarque, Jean-Claude Weber, le directeur du marketing, marchait dans le couloir de Balaton avec Arnaud Du Lac, l'un des commerciaux. Ils sortaient d'une réunion au cours de laquelle Sylvain Lambert, le directeur commercial, s'était acharné sur un projet présenté par Du Lac, pourtant l'un de ses principaux collaborateurs.
Voyant que Du Lac ne réagissait pas à sa première remarque, Jean-Claude Weber en rajouta :
« Non, mais c'est vrai... Il pourrait quand même soutenir son équipe... Surtout en présence de Duchêne, le directeur général... Alors que là, il t'a plutôt savonné la planche... »
L'air malheureux, Arnaud Du Lac se contenta de hausser les épaules. Avant d'ajouter :
« Tu m'excuses, mais là, j'ai un rendez-vous avec un gros client... Il faut que j'y aille... »
Un peu désemparé, Weber se dirigea vers la machine à café où Xavier Fournier et Stéphane Bertier, deux autres commerciaux, faisaient une pause. Il leur lança :
« Eh, bien, on ne peut pas dire que Lambert soit très tendre avec vous... »
Les deux autres le regardèrent, l'air étonné :
« Pourquoi tu dis ça ?
- Je viens d'assister à une réunion pendant laquelle Lambert a littéralement massacré Du Lac... A tel point que tous les participants en étaient gênés... »
Xavier Fournier lui répondit :
« Bah, c'est pas bien grave... On a l'habitude... Arnaud avait dû contrarier Lambert juste avant cette réunion... Parce qu'hier soir encore, Lambert m'a expliqué qu'Arnaud était l'un des meilleurs commerciaux avec lequel il avait jamais travaillé... Alors il ne faut pas faire attention...
- Non, mais là, tu ne te rends pas compte... Il avait vraiment l'air mécontent...
- Peut-être... Mais je prends le pari que si tu lui parles de Du Lac demain... Ou même dans l'après-midi, il lui tressera des lauriers... Lambert, c'est comme ça... un jour, tu es le meilleur, le lendemain, tu es le pire des nuls...
- Eh ben, ça doit pas être facile à vivre... »
A ce moment-là, Bertier se mêla de la conversation :
« C'est sûr, pour moi, c'est plus facile... Quoi que je fasse, Lambert me trouve mauvais... »
 

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